C’est du bon, y’a du pola et de la BD … Charles Burns, Toxic …

17 novembre 2015   0 commentaire   permalink

Il m'est tombé dans les mains, un peu par hasard … ou pas.

Vous attendez. Face à vous une bibliothèque. Vous la scannez du regard … des BD … oui, ça c'est accessible. Une couverture qui évoque (et même un peu plus) quelque chose. Oui, le gars n'est pas tintin (mais il a certainement le même coiffeur). Sur son lit, un magazine … pas tintin mais nitnit (si, si …). L'œuf n'est pas un champignon. Casterman n'est pas Cornelius et Burns n'est pas Hergé. Mais oui, il y a quelque chose …

Evidemment vous vous plongez dans le livre et les clins d'oeil à l'œuvre d'Hergé surgissent et se multiplient à la fois dans le style mais aussi dans le contenu …

Mais non, définitivement non, ce n'est pas un tintin. Le récit est déjanté. Apparemment l'auteur ne se nourrit pas exclusivement de choux de Bruxelles ou de corn-flakes arrosés de lait d'amande. De calystène, peut-être ? Mais ça prend. Et arrivé au bout du tome 1 (Toxic de Charles Burns chez Cornelius) vous en redemandez (3 tomes au total).

Mais vous dites-vous « et alors ? »

Et bien, j'en parle ici pour une triple bonne raison. D'abord la BD et Charles Burns valent le déplacement, deuxio le personnage principal aime la photo et utilise un bon vieux SX70 et pas qu'une fois. Et tertio, il fait à différentes reprises allusion à un photographe nommé Lucas Samaras … bien réel, bien vivant, un artiste-photographe qui a joué avec les polas, les a triturés au plus profond de leur émulsion …

He has been extraordinarily innovative in media, learning to manipulate Polaroids before the dyes set, or employing materials such as razor blades, chicken wire, beads, and gold. (interview magazine)

 

 

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Le Washington Post le dit …

3 septembre 2013   0 commentaire   permalink

… « utiliser un film en photographie … une nouvelle tendance » (lire article) ! Peut-être …

Au départ, le film était le capteur. La lumière était piégée par les sels d'argent, puis restituée en une image réelle, sur un support comme le papier, grâce au développement.

La tendance actuelle serait d'obtenir ce carton, de le tenir en main, de le montrer, de l'offrir, de l'annoter, … Le numérique a poussé le point and shoot à l'extrême. On déclenche sans compter on accumule des clichés, ou plutôt des mega octets en oubliant l'image et son contexte. Oui, il y a le partage sur les réseaux sociaux mais le cadeau offert à des centaines « d'amis » est-il toujours un cadeau ?

Et que dire de ce plaisir égoïste « à moi » de la photo faisant office de signet dans un bon bouquin … en papier évidemment ?

On désire mélanger ce plaisir de l'instantané et du tactile, du tangible, du réel. Polaroid l'avait rêvé, l'avait réalisé avant de disparaître assassiné par le numérique. Mais voilà, le balancier peut revenir …

Impossible Project y a cru en recréant ce qui avait disparu et en tendant un pont entre les deux mondes avec son Instant Lab permettant de tirer un cliché instantané d'une photo prise sur son smartphone.

Une société reprenant les couleurs de Polaroid sort un appareil numérique, le Socialmatic, avec imprimante et connexion Instagram.

Et Fuji continue à croire aux films instantanés en continuant à produire les films qui alimentent les bons vieux (cinquantenaires …) appareils Polaroid Land Camera Pack 100 et en fabriquant des appareils instantanés, les Instax. Fuji vient même d'annoncer la sortie de l'Instax 90 Neo-Classic, un appareil au look résolument retro-moderne assez prometteur.

Donc, merci à eux d'entretenir nos rêves même si, avouons-le, il faudra délier encore un peu plus les cordons de la bourse pour se procurer les films 🙁

Pour illustrer ce billet … un retour de balade à Bruxelles (photo au SX70 Sonar avec film PX70 CP) avec mon Polaroid Land Camera (les photos prises avec un polaroid 250 et film Fuji FP-3000 C sont dans ce billet) …

 

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Lu quelque part … Le Polaroid, la photo nostalgique qui renaît comme par magie

18 octobre 2012   0 commentaire   permalink

En août sur le site Rue89 un petit topo … le polaroid revient. Pourquoi ? Pour qui ?

J’ajouterai le plaisir de ressortir une vieille bricole, de constater (parfois) qu’elle fonctionne toujours, que même si son look est dépassé ce n’est pas socialement handicapant (tout au plus un peu provocateur de curiosité, surprise, …), qu’on peut s’amuser en l’utilisant (faire oeuvre artistique pour les plus culottés), que ce n’est pas la peine de l’envoyer au recyclage, … oui, vraiment, une obsolescence contrariée.

POLAROID : QUELQUES DATES
1937 : fondation de la société Polaroid par Edwin Land aux Etats-Unis
1948 : commercialisation des premiers appareils à développement instantané
1963 : invention des appareils Polaroid couleur
2008 : faillite du groupe Polaroid et lancement de « The Impossible Project » par un investisseur autrichien, Florian Kaps, et un ancien ingénieur de chez Polaroid, André Bosman
2010 : début de la commercialisation de films adaptés aux appareils Polaroid par « The Impossible Project »

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