Premiers flocons …

6 décembre 2017   0 commentaire   permalink

C'est bien connu, en hiver les polas (Impossible ou Originals) se mettent au vert et en été ils voient la vie en rose … Tout est question de chimie, de température, de lumière … et certainement de pas mal d'autres choses encore. Capturer l'instant, n'est pas chose facile.

Toujours est-il que l'hiver revenu, il ne restait plus qu'à attendre les premiers flocons … un quasi 0°C pour des polas bien verts …

 

 

 

 

 

#SIN-BKK2015# … Polas Impossible ?

24 avril 2015   1 commentaire   permalink

La notice des films Impossible Project le spécifie clairement : utilisation optimale entre 13°C et 28°C, en dehors bonjour les dérives de couleur …

Et me voici en route pour Singapour d’abord et ensuite Bangkok … température en pleine journée proche (supérieure) des 35°C … à l’ombre, evidemment. La clim est reine ici et les coups de froid (metro, centres commerciaux, …) traîtres. D’abord optimiste, téméraire, j’emmenais mes SX70 (le fidèle SX70 Alpha et un SX70 AF Sonar … avec 30kgs de bagage, ça devrait passer) et quelques packs (SX70 Color et BW600 2.0) dans mes promenades quotidiennes.

Première crainte … la « radiographie » des bagages aux contrôles d’aéroport et l’impact des rayons sur les films Impossible. Apparemment, pas ou peu d’effet. A condition que la dérive des couleurs vers le rose de toutes mes photos soit bien due aux températures trop élevées.

Dérive des couleurs ? Un gros plan sur une belle grosse feuille de … (j’ai oublié la marque) … 100% chlorophylle normalement

 

Au sortir de l’hôtel, le SX70 et la pellicule sont encore bien frais et … le rouge et le vert …

 

 

Et un pack « défaillant » … 4 premières photos barrées par une ligne verticale blanche. Les rouleaux ? Propres. Je change de pack et le problème disparaît. Apres contact avec Impossible, le pack m’est intégralement remboursé sans hésitation (bravo Impossible) sous forme d’un bon utilisable (utilisé 😉 ) dans une prochaine commande.

 

Donc, en résumé, ces contrées sont très/trop chaudes pour la chimie d’Impossible (du moins pour les photos en extérieur). Seule parade, utiliser le SX70 en début de sortie, le stocker dans un sac à côté de bouteilles d’eau fraîche … Et après plus d’une heure à 36°C, le Wat Arun (Bangkok) en réfection …

 

Les films noir et blanc semblent plus costauds mais plus difficiles (manque de pratique) à utiliser … mais je n’avais qu’une douzaine de photos disponibles.

Ce close-up de poteries à Singapour (Emerald Hill Road) est, pour moi, plus que satisfaisant …

 

A suivre 😉

 

Photo instantanée … Polaroid ou Fuji ? Impossible Project ou Fuji ?

12 août 2013   0 commentaire   permalink

Avec la photo numérique vous pouvez shooter jusqu'à plus soif … une photo ratée, on recommence et les photos s'accumulent sur les cartes mémoires, disques durs ou éventuellement sur les réseaux sociaux, Facebook, Flickr, Instagram, … S'accumulent et s'oublient … Combien de photos connaissent le bonheur de se voir couchées sur un beau papier et livrées, de cette façon, aux yeux de tous ?

Alors pourquoi pas la photo instantanée ? Hélas, le numérique a tué Polaroid, a mis à mal Fuji. Et malgré quelques projets en voie de réalisation (l'Instant Lab d'Impossible Project ou le Polaroid Socialmatic, tous les deux annoncés pour les mois à venir), il est difficile de croire en un retour victorieux. Et pourtant quel plaisir de tenir en main, en direct, un vulgaire bout de carton, immortalisation de l'instant présent.

Alors, oui, pourquoi pas la photo instantanée, celle que certains artistes, fêlés, mordus, passionnés, curieux ou juste amateurs continuent à pratiquer. Non pas pour faire vintage (quoique …), non, juste pour retrouver un plaisir disparu, étouffé par la technologie galopante. A la lecture de ce blog vous constaterez que, parti d'un pola 635CL retrouvé dans un tiroir il y a quelques mois, j'ai fait un peu de chemin …

En terme d'appareils, il faudra choisir entre les appareils Fuji ou Polaroid

  • Les Fuji , Instax Mini et Wide, sont encore fabriqués et donc sont parfaitement fonctionnels.
  • Les Polaroid eux resurgissent du passé dans les brocantes, sur eBay ou autres sites marchands à des prix variables, dans un état pas souvent garanti … gare aux surprises (bonnes ou mauvaises). Les modèles sont très variés mais on peut distinguer pour faire très simple les appareils utilisant les films Fuji (ce sont essentiellement les Polaroid Land Camera 100-400) et ceux utilisant les films Impossible Project, repreneur de la technologie Polaroid, de 70 ASA comme les SX70 , pliants ou pas, ou de 600 ASA comme les SLR 680, certaines box, …

En terme de films, il faudra choisir entre les films Fuji ou Impossible Project

  • Les films Fuji sont moins chers et donnent des photos au rendu plus naturel, plus attendu. Le développement est immédiat (1 ou 2 minutes), on peut parler d'instantané. Pour les Instax il est relativement facile d'en trouver en magasin alors que pour les peel-apart (pour Polaroid 100-400), souvent, il faudra passer par des boutiques on-line. Les photos peuvent être (très) petites pour les Instax Mini ou plus larges pour le format Wide.
  • Les films Impossible Project dont la technologie est imparfaite (Polaroid en disparaissant a emmené certains secrets) sont plus chers (plus de 2€ la photo), sont capricieux (difficile de prévoir le rendu de la photo principalement à cause de la forte sensibilité à la température), se développent lentement (il faut compter plus de 45 minutes). Des améliorations sont promises …
Et puis il faut ajouter un facteur subjectif, non négligeable … Les appareils Polaroid sont chargés d'un passé évocateur (on est sur les traces d'Andy Warhol, Patty Smith, …) alors que ce n'est pas vraiment le cas pour les Fuji (et l'appareil Fuji Instax 210 est assez volumineux et, avouons-le, pas très sexy).

A titre d'exemple … la même scène en deux photos. La première avec un Polaroid 240 et film Fuji FP-100C et la deuxième avec un Polaroid SLR680 et film Impossible Project PX680 CP (série spéciale Gold Frame de 12/2012). La température était proche de 26°C … le film Fuji encaisse parfaitement alors que l'Impossible Project prend une teinte marron-chocolat.

Pour en savoir plus, pour poser vos questions à de vrais spécialistes 😉 une seule adresse Polaroid Passion

 

Marron … chaud ? Bleu … froid ?

26 juillet 2013   0 commentaire   permalink

Je n'ai pas vraiment envie de parler chimie … et pourtant quoi de plus chimique que le développement d'un instantané polaroid. Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette page web pour comprendre (ou plutôt appréhender) la complexité de cette petite plaque cartonnée … pas vraiment mille-feuilles mais une succession de couches photosensibles et de colorants spécifiques ainsi que trois pods de réactifs, le tout finissant écrasé, étendu entre les rouleaux pour révéler une belle photo colorée.

The instant picture pod for the SX-70, the classic white-border Polaroid photo, was less than 2 millimeters thick but required 17 layers that reacted together to develop the photo. When ejected from the camera, the photo pod passed through rollers that spread a viscous reagent, called “goo” by company workers, between the layers. The alkali in the goo dissolved the dye developers, which produced the color. Exposed silver halide captured these developers: magenta, cyan, and yellow. The colors were set against a background of white pigment. Opaque indicator dyes were included in the goo as part of the opacifier—a sort of chemical darkroom. These dyes protected the still fragile image and slowly lost their own color as the image developed and became fixed. (Site web)

Pas simple. Apparemment les colorants spécifiques ne développent pas leur couleur immédiatement … quelques dizaines de secondes au bon vieux temps des polaroids et un peu moins d'une heure (et sensiblement moins bientôt, disent-ils) avec les films Impossible Project.

Ce processus complexe de développement de la couleur par le colorant est donc plus ou moins lent et aussi sensible à la température, tant au niveau durée que couleur obtenue. Impossible Project préconise des températures comprises entre 13°C et 28°C pour éviter de trop forte perturbation dans le rendu coloré.

J'ai tenté un petit test. Un SX70 avec un film Impossible Project PX680 Color Protection et deux photos prises successivement et glissées dans deux enveloppes auxquelles je vais faire subir une sortie hivernale pour la première et une balade estivale à la plage pour la seconde.

La première, rangée dans un frigo. Après une heure à 6-7°C le pola était encore tout bleu laissant à peine entrevoir les détails. Logique, le froid ralentit la réaction. J'ai donc sorti le pola et je l'ai placé une heure supplémentaire dans un sac isothermique avec un bloc de congélateur (soit une température proche de 13°C).

L'autre enveloppe laissée à l'air libre (au chaud, canicule oblige, la température avoisinait les 30°C). Le pola est développé après une quarantaine de minutes …

Le résultat est assez édifiant. A vous de juger …

 

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