#miscellanees# … janvier 2014

4 février 2014   0 commentaire   permalink

2013 se termine … 2014 prend le relais et entre les deux, un réveillon. Champagne, cotillons, caviar, gâteaux, … (selon l'imagerie communément admise. Mais ne nous voilons pas la face, pour certains c'était la rue, la soupe populaire, …).

Les marrons étant de saison pourquoi pas un mont-blanc pour débuter l'année …

La météo semble se faire vieille à en oublier les saisons. Mais où est cet hiver programmé ? N'aimant pas le froid, le ski et toutes ces choses inférieures à 0°C (à la limite un sorbet coco) je ne vais pas m'en plaindre. D'autant plus que le polaroid et ses films Impossible frileux restent opérationnels …

… que ce soit lors d'une petite sortie en vélo le long de l'Escaut (ici, l'église Saint Eleuthère à Esquelmes, une des plus vieilles églises d'Europe, parait-il …)

… que ce soit à Paris où j'aime mettre et remettre mes pieds dans les traces laissées lors de mes précédents passages dans mes endroits de prédilection (Montmartre, Butte aux Cailles, Ménilmontant, …) …

… que ce soient quelques expos (Warhol à Mons, Poliakoff et Zeng Fan Zhi à Paris). Ici la terrasse du MAM (Musée d'Art Moderne de Paris), face à la Tour Eiffel, et des pigeons qui s'invitent sans vergogne à vos agapes …

Et si le temps ne le permet pas, un peu de « bricolage créatif » avec les transferts d'émulsion. J'avoue j'en suis plus au niveau bricolage que création. Le tour de main, la technique s'affine …

 

 

Zeng Fan Zhi … au MAM (Paris)

31 janvier 2014   0 commentaire   permalink

Pour faire connaissance avec un artiste rien de tel qu'une expo … Et comme il est rare que les expos viennent à nous il faut aller à elles.

Au MAM (musée d'art moderne de Paris) il y avait Zeng Fan Zhi (attention, jusqu'au 16/02/2014), artiste chinois contemporain de renom (si on en croit les prix atteints par ses œuvres), ce qui, pour un béotien comme moi, est assez secondaire.

C'est vrai que ces visages parfois masqués, parfois déformés par des grimaces, et ces mains disproportionnées (l'artiste pense que les mains incapables de dissimulation, contrairement au visage porteur d'un masque, dévoilent la personnalité), sorte de leitmotiv chez le peintre, avaient attirés mon attention curieuse et intéressée.

Donc une expo … courons-y.

N'attendez pas que je dissèque les œuvres présentes, que je vous en dévoile le quoi, le comment et le pourquoi. Non. Mes yeux ont fait leur job, ont nourri mon esprit mais les mots, désolé, je ne les ai pas. Inculture ? Humilité ? (des mots vous en trouverez ici , ou ici)

Étonnamment la présentation des œuvres est faite sur une chronologie inversée … d'abord les récentes (forêts inextricables, entrelacements de branches … pour dissimuler quoi ?), pour finir par les œuvres de jeunesse plus crues (la viande crue sujet de natures mortes qu'il remplacera plus tard, comme sur The Last Supper, par la pastèque plus rafraîchissante) en passant par les œuvres plus connues, masques et grimaces.

Mon polaroid privé de flash (interdit ;-( ), mon reflex privé d'énergie (ah, cette batterie …) restait mon iBidule à l'appareil photo désespérément (volontairement) bloqué sur Hipstamatic, voici donc quelques impressions …

Évidemment la Cène (the Last Supper) … reconstituée (Hipstamatic combo lens Lowy et film Blanko BL4)

Autoportrait (?) …

Andy Warhol …

Un lièvre (allusion à Albrecht Dürer ?) tapi dans l'enchevêtrement d'une forêt mystérieuse.

 

 

Exposition Zeng Fanzhi – Musée d'Art Moderne de… par paris_musees

 

 

Emulsion lift avec Fuji FP 100C …

29 janvier 2014   1 commentaire   permalink

Comme pour les clichés couleurs Impossible Project PX70, PX680, Color600 ou SX70 (voir un précédent billet), le transfert d'émulsion est apparemment possible avec les films Fuji FP100-C.

Le transfert d'émulsion est assez sympa car outre le fait que les longues après-midi de week-end gris et froid passent plus rapidement, outre le fait que c'est une activité dont le caractère zen est indéniable (dérouler, étendre cette F**#}%+ émulsion visqueuse et récalcitrante … ), le résultat est intéressant (et il semblerait que l'emulsion transférée soit stable alors qu'un polaroid Impossible Project n'aime pas trop la pleine lumière).

Je disais donc que ce qui est possible pour les films Impossible (et non le contraire 😉 ), le serait aussi pour les films Fuji FP 100C … Ne reculant devant aucun sacrifice, je me suis livré à cet exercice …

Évidemment, se lancer à l'aveugle, est la meilleure façon de se planter … donc petit détour sur le net … des articles, des vidéos, … Et oui, le processus ne semble guère éloigné de celui utilisé pour les films IP. Sauf que certains utilisent une sorte de colle pour faire adhérer l'émulsion sur son nouveau support (IP vs Fuji). Les émulsions IP adhérant seules et sans problème, pourquoi pas les Fuji. J'ai donc essayé sans colle en suivant cette video (à partir de la 8e minute). L'utisation de la feuille de Plexiglas pour déposer l'émulsion sur le support apporterait-elle un petit plus (en évitant de tremper le papier dans l'eau, on pourrait envisager le transfert sur des papiers plus fragiles) ? …

Après deux premiers essais martyrs (ma provision de photos sans grand intérêt me permet de multiplier les essais 😉 ) , je vous livre quelques considérations « sur le vif » …

  • J'ai utilisé de l'eau bouillante (au sortir de la bouilloire électrique) et j'ai laissé tremper (en le déplaçant de temps en temps) le cliché Fuji pendant plusieurs minutes. Puis à l'aide d'un pinceau fin j'ai commencé à séparer l'émulsion du support. C'est relativement aisé.
  • l'émulsion Fuji est un peu plus épaisse que l'émulsion Impossible et est donc plus aisément manipulable sans qu'elle se recroqueville trop.
  • comme sur la video, j'ai glissé l'émulsion sur un support plastique (feuille A4 pour transparent).
  • j'ai humidifié le support final (papier aquarelle) avec un pinceau et j'ai appliqué le transparent avec l'émulsion. Le transfert d'un support à l'autre avec un positionnement correct devrait être aussi plus aisé.
  • hélas après séchage, l'émulsion n'adhère pas suffisamment, en fait pas du tout. Elle se décolle … il va donc falloir utiliser la colle ;-( (Comme ici)

Poursuivons l'expérimentation en « collant » l'émulsion. Je vais suivre la technique explicitée ci-dessous (pas de support Plexiglas et séchage partiel avant transfert). Comme gel, j'utilise ici du Gel Mat de Pébéo.



Et ça donne quoi ? Le cliché est un cliché martyr, juste pour l'essai et donc sans prétentions artistiques. Quelques considérations …

  • est-ce une impression ou une réalité … l'émulsion transférée semble « rétrécir » par rapport à la photo de départ.
  • j'étale la colle du bout du doigt sur le papier en une fine couche homogène. Elle semble efficace. Attention … les traces de colle (doigts, débordement, …) sur la face extérieure de l'émulsion sont visibles et peu élégantes 🙁
  • il faudra tenter quelques essais supplémentaires pour acquérir le tour de main.

Passons donc au résultat. Comme annoncé, il s'agit juste d'un premier essai maladroit sur un cliché banal …

En conclusion, je ne suis pas totalement satisfait du résultat et même si la manipulation de l'émulsion Fuji est au début plus aisée que pour les films Impossible, la taille/format et l'adhérence sans colle de l'émulsion Impossible me fait préférer cette dernière.

À suivre …

 

 

Le temps s’est arrêté …

27 janvier 2014   0 commentaire   permalink

La bonne vieille pendule battait l'écoulement du temps de son tic tac bien mécanique. Pas toujours (et même rarement. Oui, elle était un petit peu pressée) de concert avec le clocher voisin elle marquait les heures avec une certaine sérénité, grave et chaleureuse.

Et puis, un tour de clé de trop, un ressort (?) qui lâche et … plus rien. Silence. Le temps s'est arrêté. Juste une illusion …

Vite, un réparateur ! Oui mais voilà … Qui ? Où ? On (l'horloge, évidemment) a beau dater d'une époque pré-obsolescence programmée, on a beau être réparable, mais, sans réparateur (les horlogers, pardon, les vendeurs de montres actuels, changent les piles mais au-delà …), on risque de se retrouver en obsolescence forcée.

À suivre …

Et une occasion de tester le nouveau film noir et blanc (BW 600) d'Impossible Project avec un polaroid SLR680 (flash on) … Le résultat est cette fois satisfaisant (à condition d'éviter un coup de flash direct sur la blancheur du mur de fond), du noir, du blanc, des gris … oui (presque) tout y est.

D'abord sans chichi …

 

… et puis après une manipulation photoshopesque sur une citation de Haruki Murakami

“Unfortunately, the clock is ticking, the hours are going by. The past increases, the future recedes. Possibilities decreasing, regrets mounting.” Haruki Murakami, Dance Dance Dance

 

Textures ligneuses …

23 janvier 2014   0 commentaire   permalink

Alors qu'aux US, un froid de banquise déboule sur le pays (un lecteur perspicace constatera peut-être le décalage de plusieurs jours peut exister entre le moment où le billet est écrit et celui où il est publié), ici, la météo a d'autres caprices … douceur, pluies et éclaircies alternées et hauteur de vagues record sur les côtes (conjonction météorologique exceptionnelle ou un petit aperçu de ce que nous réserve une fonte des glaces et la montée des eaux concomitante ?).

Un rayon de soleil et l'occasion de jouer avec les polas … Les troncs des arbres, moussus ou pas, couverts de champignons (du moins je le suppose) ou pas.

Les nouveaux films couleur Impossible Project ont, comme je l'ai déjà dit, fait des progrès sensibles (couleur et piqué) même si il reste ce foutu temps de développement de 30-40 minutes assez rhédibitoire qui interdit de refaire une photo ratée avec de nouveaux réglages.

Quelques textures ligneuses (prunus, bouleau, pauwlonia, …) …

{Polaroid SX70 Sonar / Film TIP Color 600 Color Frame / Filtre ND}

Les mêmes avec le polaroid The Reporter et films Fuji FP-100C … (Dommage que l'appareil ne permette pas le close-up. Distance minimale +/-1m)

{Polaroid The Reporter / Film Fuji FP-100C}