27 septembre 2013 permalink
… sont dans un sous-marin …
Une fois de plus je m'égare alors que je viens (oui, le texte a été écrit il y a quelques jours déjà) de sortir de ce long tunnel creusé par les russes dans les années 50 sous la colline de Balaklava pour y abriter une base secrète de sous-marins (jusqu'à 8-9 sous-marins). Des portes grosses comme ça, style » même pas peur de la bombe atomique », une fraîcheur qui tranche clairement avec la chaleur extérieure, des vitrines de kalachnikov en tous genres, des maquettes de bateaux … mais pas de sous-marin. Déception …
Difficile de prendre des photos (comme celles-ci) dans ce tunnel sombre … alors, ici et là, des vitrines, des vannes, des portes, des maquettes …
Base secrète … « не все говори что знаешь, но всегда знаи, что говоришь » ( Ne dites pas tout ce que vous savez, mais sachez toujours quoi dire ! Citation à l'origine incertaine) Pour changer, j'ai utilisé le combo lentille Lucifer VI et film Ina's 1982 avec flash standard …
Le nécessaire du sous-marinier … la photo du fiston qui deviendra amiral comme papa et la bouteille de vodka pour oublier la terre ferme …
« T'as de beaux yeux, tu sais … »
La PlayStation d'avant la PlayStation … pour des jeux tout aussi guerriers …
23 septembre 2013 permalink
Situé à quelques dizaines de kilomètres de Sébastopol, un petit port bien abrité dans une anse de la côte ukrainienne vivait de la pêche (Balaklava tire son nom du turc et signifie le « nid à poissons ») et connut sa part de guerres et conflits dont la célèbre guerre de Crimée pendant laquelle, durant la bataille dite de Balklava, la cavalerie légère anglaise subit une des ses pires défaites.
Les petits poissons attirant les grands, la marine russe trouva le lieu bien adapté à la construction d'une base secrète de sous-marins. Au revoir les pêcheurs, bonjour les militaires …
Et en 1993, ce fut au tour des militaires de quitter la ville, la base devenant un Musée.
Quelques photos, comme toujours non-représentatives 😉 , des impressions fugaces, avec l'hipstapak Buenos-Aires (lentille Diego et film Uchitel 20 ou Blanko C16 pour la première) …
20 septembre 2013 permalink
C'était en fevrier 1945, à Yalta … Staline, Roosevelt et Churchill se partageait le monde.
Fiers de leur puissance, ils imposaient leur vue … et le monde s'en accommodait, du moins apparemment.
Depuis, leur partage s'est révélé caduc. Les oubliés, les nations émergentes, se sont réveillés, ont commencé à s'imposer.
Mais Yalta est toujours Yalta, station balnéaire d'une Ukraine pas vraiment resplendissante.
Pour ces quelques photos Hipstamatic, l’hipstapak Buenos-Aires (lentille Diego et film Uchitel 20) s'est avéré, a mon humble avis, un bon choix. A vous de juger …
17 septembre 2013 permalink
L'Ukraine n'est pas le premier lieu auquel je pensais pour aller passer mes vacances … Et, je l'avoue, même sa situation géographique me posait problème 😉 . Oui, ça devrait être « par là », à deux pas de la Russie, à l'est (je veux dire mon « est » à moi), quoi … une zone indistincte sur la carte.
Et puis, la vie étant ce qu'elle est, assez facétieuse, je me suis retrouvé 8 jours dans ce pays. Le temps gris, froid et nuageux attendu et supposé, fut remplacé par un mix soleil, chaleur, vent plus que sympathique même si, au dire des autochtones, ça aurait du être beaucoup mieux.
Et encore, le gris du paysage fut remplacé par les superbes côtes longeant la Mer Noire, plus turquoise que noire, entre Sébastopol et Yalta, le tout sous un ciel généralement plus bleu que bleu …
Inattendu, je l'avoue.
Et pourtant, d'un autre côté, la face « est », ex-état soviétique, était bien présente. Et l'économie pas particulièrement florissante m'a montré, en dehors des spots touristiques, un pays assez exsangue … friches, ruines, constructions à l'arrêt.
Les gens très chaleureux mais avec une barrière de la langue bien présente quand il s'agissait de créer des contacts … juste ébauchés.
Et les photos ? Du numérique avec mon Canon D600, très bon techniquement donc impitoyable pour le photographe, un polaroid SX70, au comportement facétieux et cher à l'utilisation (à chaque clic il faut passer au tiroir caisse) …
… et mon iPod bloqué volontairement sur l'application Hipstamatic (j'aime ce non droit à l'erreur dans le choix du combo lentille/film), léger mais à la résolution un peu trop limitée … le choix, effectivement. Le nouveau combo Hipstapak Buenos-Aires (lentille Diego et film Uchitel 20) s'est imposé et reflète à mon point de vue cette impression toute subjective de grisaille passéiste (qui a dit « vintage » ?) occultant partiellement la beauté naturelle du pays et de la douceur de son climat. Mais ça c'est à suivre dans les prochains billets …
29 août 2013 permalink
Avouons-le Bruxelles a une « photogénie » qui lui est propre. La ville n'est pas belle comme peut l'être Bruges (pour rester à l'échelle belge) qui, elle, l'est peut-être trop (trop clean, à en perdre son âme ?). Il m'arrive parfois de me demander ce que (re)cherchent (et trouvent) les touristes apparemment nombreux qu'on rencontre en ces mois de vacances … Au delà des spots incontournables ( manneken pis, Grand Place, les musées, la place royale, …), Bruxelles n'a pas vraiment d'unité, n'est pas particulièrement propre et sûre …
Je n'irais pas jusqu'à me plaindre « des rues qui s'effondrent fréquemment » comme le soulignait, sur son blog, Jean Quatremer dans son mémorable billet sur Bruxelles. Jusqu'à présent, je dois le reconnaître, le sol sous mes pieds est resté stable à défaut, pavés obligent, d'être plan. Il est vrai qu'après quelques Gueuze bien bruxelloises le sol peut perdre de sa stabilité rassurante 😉
Et pourtant j'aime arpenter ses rues, explorer ses quartiers et y découvrir une ville réellement pleine de vie.
Et avec un appareil photo c'est encore mieux. Et pourquoi pas mon Polaroid 250 que je commence à mieux connaître … quoique …
Ayant un faible pour le noir et blanc, c'est un film Fuji FP-3000 B que j'ai utilisé ici. Le problème des films peel-apart est qu'après quelques minutes de développement on doit décoller la photo du négatif, l'ensemble étant à ce moment humide de réactifs chimiques assez corrosifs et souillants. Impossible donc de ranger la photo (et le négatif que, personnellement, je ne conserve pas) sans attendre qu'elle sèche. J'avais pensé pouvoir conserver les clichés et opérer la séparation photo-négatif en fin de balade. Mauvaise idée … Des traces de réactifs partiellement séchées restent sur la photo (avec un chiffon légèrement humidifié il est possible de débarrasser la photo d'une partie de ces résidus). Il faudra trouver une solution …
De plus, ce n'est qu'en fin de balade, en « pelant » mes photos que j'ai constaté une surexposition pour toute mes photos (le temps était très ensoleillé, la molette de réglage sur normal et une mesure de l'exposition assez bonne contrairement à mon 240 qui tend à sous-exposer ).
C'est par l'expérience qu'on apprend, dit-on … en effet. Voici donc quelques polas bruxellois en descendant des Marolles vers la place Sainte-Catherine …
La place du Jeu de Balle et son marché …
Bruxelles Chapelle …
et le skate des Ursulines …
en se dirigeant vers le Manneken Pis, le disquaire Arlequin et sa façade Jef Aérosol …
un sanglier de Roa blotti dans une petite rue …
et pour finir, la place Sainte-Catherine, terrasse ombragée ou dégustation de fruits de mer et crustacés …