Polaroid Land Camera Automatic 240 … premiers écueils

7 août 2013   1 commentaire   permalink

Comme dit dans un billet précédent le paquet venant d'Irlande contenait un Polaroid Automatic 240 en bel état (vu son âge) mais capricieux. Hélas, monsieur (madame ?) ne semble guère apprécier les films Fuji, exerce une pression un peu trop élevée sur la cartouche plastique, empêche l'extraction du film (déchirement des languettes et … grrrrrrrr).

Heureusement le problème est bien identifié, normal à la limite 😉 , des solutions existent et … reste à trouver la meilleure et l'appliquer avec … mes deux mains gauches.

Voici les solutions proposées …

  1. Enlever les deux tiges métalliques qui appuient sur la cassette comme montré ici … radical et invalidité définitive pour l'appareil
  2. ou simplement tenter de les plier vers le bas pour diminuer la pression
  3. ou encore les immobiliser en position basse comme montré ici ou ici
  4. ou remplacer le couvercle plastique de la cartouche Fuji neuve par un couvercle métallique venant d'une vieille cartouche polaroid. Le métal offrant une meilleure résistance à la pression des lamelles, l'extraction du darkslide et des photos n'en serait que plus aisée. (Maj 21/08/2013 Cette solution est réellement efficace, je l’ai testée/éprouvée avec les films Fuji FP-3000B plus sensibles et le remplacement de couvercles se passe sans encombre même sans prendre de grandes précautions)

Hésitant entre les solutions 3 et 4 et, béni des dieux (on peut rêver), ayant trouvé une très très bonne âme capable de me céder un couvercle métallique, je me suis précipité sur la solution 4, la moins « intrusive » pour le pola.

Et effectivement elle est efficace. Je reconnais que j'ai déchiré l'extrémité du darkslide et pour l'extraire plus aisément il suffit de ne pas refermer complètement le « capot » du compartiment film, d'entraîner sur quelques centimètres le darkslide, de refermer et de l'extraire délicatement mais fermement … oui, ça marche. Et les photos, dès la première, sortent presque facilement. [1. Le remplacement du couvercle ne demande pas de grandes précautions. Le faire si possible dans l'obscurité au risque d'avoir des taches d'exposition sur la première photo. Ce risque sera plus grand pour le film Fuji FP-3000C plus sensible.]

Une vision iphonéographique (choc ou rencontre de deux univers) de mon polaroid 240 (Hipstamatic) …

 

 

 

 

#florilège# Campanule …

4 août 2013   0 commentaire   permalink

Bernardin de Saint-Pierre aurait dit (ah qu'il est doux d'exposer sa culture, d'autant plus si elle est botanico-littéraire 😉 … avec un petit coup de pouce de ce bon Google) dans le deuxième tome de ses Études de la Nature

… campanule que Tournefort regarde comme la plus belle qu'il ait jamais vue, et qu'il sema au jardin des plantes, où elle a réussi, est de forme pentagonale. Chacun de ses plans est formé de deux portions de cercle, dont les foyers se réunissent sans doute sur la même anthère ; et le limbe de cette campanule est découpé en cinq parties, dont chacune est taillée en arcade gothique comme chaque pan de la fleur.

Effectivement …

J'avouerai que de cette petite fleur assez sauvage, vigoureuse quand elle trouve sa place, je retiendrai l'origine de son nom campana, petite cloche en latin.

 

Plus près de toi. Toujours plus près … kit close-up pour polaroid Automatic 240

1 août 2013   1 commentaire   permalink

Le Polaroid Land Camera Automatic 240 (je suppose qu'il en va de même pour les séries 100, 200 et 300) ne permet de mettre au point qu'à partir de 42″ (1,06m) jusque l'infini. Pas question de faire une photo en mode rapproché sans utiliser un dispositif close-up approprié (photos entre 9″ et 15″ soit 23-38cm).

Ce dispositif (Polaroid #583 pour le viseur polaroid ou #583A pour le viseur Zeiss comme sur le Polaroid 250. Voir liste des différents accessoires pour les différents appareils polaroid et infos sur les polaroids série 100-400 ) n'est évidement plus fabriqué depuis pas loin de 50 ans. Donc … point de solution en dehors des puces, de eBay, de sites spécialisés, … Ayant eu à faire avec le site Polamad basé en Irlande et cela de façon pleinement satisfaisante j'ai fait appel à eux une fois de plus. Le prix (50€) du kit close-up est certainement (un peu) plus élevé qu'aux puces, ou, peut-être, que sur eBay (à condition de le trouver) mais l'achat peut se faire en toute confiance ce qui pour moi est primordial. Et, accessoirement, la livraison est rapide (commandé le lundi, reçu le mercredi).

Le kit comprend une lentille à fixer sur l'objectif, un dispositif à fixer sur le viseur (dépendant du type de viseur, Polaroid, kit #583, ou Zeiss, kit #583A) et un « diffuseur » à fixer éventuellement sur le flash d'origine, le tout, dans un petit boîtier.

Premiers essais … fixer la lentille sur l’objectif (une légère pression et c'est bon sauf que si on tourne la bague darken-lighten la lentille a tendance à se déclipser) … ok … puis le dispositif de visée/mise au point … ok.

La mise au point est un peu moins aisée que sans le kit (ici, peut-être, le viseur Zeiss s'avère plus pratique ?) … problème de clarté (j'avoue que mes lunettes ne sont pas un avantage) et la faible distance du sujet (lorsque on a l'oeil dans le viseur on apprécie très mal cette distance qui doit se situer entre 23 et 38cm) oblige inévitablement à recadrer donc risque de perturber la mise au point (la notice rappelle sagement que si on veut recadrer on peut déplacer le pola de haut en bas ou de gauche à droite mais pas modifier la distance … C'est pas du point and shoot. Faut s'y faire.

Un pola (SLR680 et film PX680CP. Sans flash, un premier essai au flash a surexposé les zones claires ) du kit close up …

 

Et finalement on s'y fait … mes premières photos avec du Fuji FP100-C

 

 

 

 

Paris, streetart, Impossible Project store, SLR 680, Seth …

29 juillet 2013   0 commentaire   permalink

… oui, vraiment de tout mais certainement pas de rien et surtout du bon.

Il y a quelques semaines Seth m'était inconnu. Oui, je vous l'ai peut-être déjà dit (et vous l'avez constaté si vous avez visité mon autre blog tout en stencils, pochoirs et graffiti) je ne suis pas un streetart lover compulsif, juste un butineur légèrement acharné, parfois sur le terrain pavé, faisant et refaisant le trottoir (un péripatéticien du street art ?) au grand dam de certaines articulations récalcitrantes et, parfois, dans ma verte campagne, triant, éditant, retouchant ma récolte avec mon fidèle PC.

Donc qui dit butineur, dit butin. Eh, oui, sans butin que serait la vie ?

J'étais il y a quelques jours semaines (je retrouve ce billet, terré dans un recoin de mes dossiers. Oublié, impublié) à Paris … 1h de TGV et quelques jours (je consomme avec modération) rafraîchissants mais chaleureux (été si tu es là, montre-toi ! Merci.) plongé dans LA (j'exagère, je l'avoue) ville.

Au programme … récupérer chez Impossible Project Shop mon Polaroid SLR 680 de retour d'une nouvelle réparation (last but not least … espoir …), Hong Kong d'abord, le pays des tulipes ensuite, un grand voyageur indéniablement.. Va-t-il enfin montrer, démontrer sa supériorité ?

Et au programme aussi, découvrir Seth (grâce à ce site merveilleux qui m'avait dévoilé la carte aux trésors).

Seth dessine des personnages enfantins tout en rondeur, en finesse, en douceur qui s'intègrent dans l'architecture, passent les murailles et jouent avec les murs (intéressé ? Alors c'est ici).

Un petit diptyque (pas encore avec le SLR 680 mais avec un SX70 et films Impossible Project PX680 CP), Seth et Jana & JS …

 

Marron … chaud ? Bleu … froid ?

26 juillet 2013   0 commentaire   permalink

Je n'ai pas vraiment envie de parler chimie … et pourtant quoi de plus chimique que le développement d'un instantané polaroid. Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette page web pour comprendre (ou plutôt appréhender) la complexité de cette petite plaque cartonnée … pas vraiment mille-feuilles mais une succession de couches photosensibles et de colorants spécifiques ainsi que trois pods de réactifs, le tout finissant écrasé, étendu entre les rouleaux pour révéler une belle photo colorée.

The instant picture pod for the SX-70, the classic white-border Polaroid photo, was less than 2 millimeters thick but required 17 layers that reacted together to develop the photo. When ejected from the camera, the photo pod passed through rollers that spread a viscous reagent, called “goo” by company workers, between the layers. The alkali in the goo dissolved the dye developers, which produced the color. Exposed silver halide captured these developers: magenta, cyan, and yellow. The colors were set against a background of white pigment. Opaque indicator dyes were included in the goo as part of the opacifier—a sort of chemical darkroom. These dyes protected the still fragile image and slowly lost their own color as the image developed and became fixed. (Site web)

Pas simple. Apparemment les colorants spécifiques ne développent pas leur couleur immédiatement … quelques dizaines de secondes au bon vieux temps des polaroids et un peu moins d'une heure (et sensiblement moins bientôt, disent-ils) avec les films Impossible Project.

Ce processus complexe de développement de la couleur par le colorant est donc plus ou moins lent et aussi sensible à la température, tant au niveau durée que couleur obtenue. Impossible Project préconise des températures comprises entre 13°C et 28°C pour éviter de trop forte perturbation dans le rendu coloré.

J'ai tenté un petit test. Un SX70 avec un film Impossible Project PX680 Color Protection et deux photos prises successivement et glissées dans deux enveloppes auxquelles je vais faire subir une sortie hivernale pour la première et une balade estivale à la plage pour la seconde.

La première, rangée dans un frigo. Après une heure à 6-7°C le pola était encore tout bleu laissant à peine entrevoir les détails. Logique, le froid ralentit la réaction. J'ai donc sorti le pola et je l'ai placé une heure supplémentaire dans un sac isothermique avec un bloc de congélateur (soit une température proche de 13°C).

L'autre enveloppe laissée à l'air libre (au chaud, canicule oblige, la température avoisinait les 30°C). Le pola est développé après une quarantaine de minutes …

Le résultat est assez édifiant. A vous de juger …