Il y a peu je vous disais avoir acquis à HongKong une Flashbar de ::Mint:: (une version 2 serait en préparation … à suivre).
Avec les films 100ASA (PX70) les photos en intérieur deviennent enfin possible. (Mais ce flash permet aussi d'utiliser les films 600ASA sur un SX70 et cela sans filtre ND en sélectionnant sur le flash la position « low ». J'avoue avoir mal lu la notice … et pour mes premiers essais, j'avais laissé le filtre ND avec une sous exposition comme conséquence.)
Deux photos prises en intérieur au même moment …
la première avec un film PX70 CP et un SX70 équipé du flash MintBar. Le résultat est plus que satisfaisant (pour moi) [3. Mint, les concepteurs du flash, m’ont conseillé de mettre au point sur une zone un peu « en arriére ». Le flash débouchera un peu plus les ombres très présentes] …
la seconde avec un film PX600 Silver Shade [4. Je ne suis pas vraiment convaincu par ce film. Trop « shade », alors que j'aime un noir et blanc bien contrasté.] by Nigo (édition spéciale avec cadre vert et logo) avec filtre et un SX 70 Sonar équipé aussi du flash MintBar …
Un polaroid tout neuf (enfin, tout est relatif … il a été fabriqué fin des années 60 … Oui, au XXe siècle), je veux dire fraichement arrivé, et mon « petit » vélo.
Tous les deux relèvent un peu d'une « désobsolescence » , guère en vogue actuellement (quoique …) mais dans l'esprit de mon blog.
Un appareil photo fabriqué à la fin des années 60 (au vingtième siècle … pour ceux qui s'en souviennent), qui fonctionne encore, capable de prendre des photos de qualité et de les imprimer instantanément (pour ceux qui savent attendre une ou deux minutes), à condition qu'on puisse le nourrir de pellicule adhoc [1. Et là, je croise les doigts. Fuji continue à produire ce type de films … « Jusque z'à quand ? » Car la demande est certainement faible et guère en accord avec les principes élémentaires d'une production industriellle rentable.].
Et puis mon vélo, produit actuellement à « l'anglaise » et à « l'ancienne ». Les usines fonctionnent à plein rendement, les carnets de commande sont bien remplis et les délais décevants pour les (futurs) cyclistes pressés.
Des produits faits pour durer … Tant mieux. Quant à nous ?
Une photo test … Mr B par mon pola 240 [2. J'attend la fin du premier film pour tenter la petite modif qui fera en fera un appareil pleinement fonctionnel]
Patti Smith … les vieux s'en souviennent et, peut-être, les jeunes l'ont découverte dans , son dernier album Banga sorti en 2012. Pour être totalement honnête, mes connaissances pattismithiennes se limitent à Horses , album sorti en 1975, et plus spécialement les titres Because the Night et Gloria (voir la vidéo jointe).
Pourquoi ces confidences, direz-vous. Oui, à ce niveau du billet, l'intérêt est un tantinet faiblard. En fait, il y a quelques jours, j'étais à la Fondation Cartier pour l'expo Ron Mueck (courez-y … sculptures d'un hyperréalisme bluffant … il ne leur manque que la vie … et encore, ne sont-elles pas vivantes ?), et je suis tombé à la librairie sur un catalogue d'une expo de 2008, les polaroids de Patti Smith. A l'image d'Andy Warhol ou de John Lennon, Patti Smith a beaucoup joué avec cet appareil miraculeux capable de saisir l'instant et de le restituer … dans l'instant. Le polaroid Automatic 250 fut apparemment son appareil de prédilection.
Et moi dans tout ça ? Je viens de récupérer le petit frère de cet appareil … le polaroid land camera Automatic 240 (produit entre 1967 et 1969 à pas loin de 100.000 exemplaires). Fondamentalement semblable au 250, sauf au niveau du viseur de conception polaroid (double viseur, mise au point et cadrage) alors que le 250 se contente d'un simple viseur Zeiss (mieux ? Ou pas ? Les avis sont partagés entre l'œil qui doit faire le va et vient entre les deux fenêtres du viseur polaroid, plus précis, plus lumineux et le Zeiss tout en un et … Zeiss).
Un peu plus volumineux que le SX70, pliable également, il utilise actuellement des films Fuji (FP100 couleur et 3000 noir et blanc) technologiquement plus « fiables » que les films pack universels d'Impossible Project et avec un développement en quelques minutes. Une autre approche …
Et comme chacun le sait la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille, l'écueil du jour est que je viens de gâcher un premier film … Et oui, un problème courant de ce type de camera est qu'il supporte plus ou moins bien les films Fuji. La cartouche des anciens films polaroid était métallique et celle du Fuji est en plastique. Or une paire de lamelles métalliques appuie sur la cassette et dans le cas du film Fuji la force exercée déforme/écrase très légèrement le boîtier plastique et empêche l'extraction du darkslide d'amorçage et des premières photos. Des solutions semblent exister … remplacer la partie supérieure en plastique de la cassette Fuji par son équivalent Polaroid métallique [2. Solution assez simple si on dispose d'une vieille cassette polaroid … moi pas] ou enlever ou plier (comment ? Recherches en cours) [3. Évidemment cette modif est définitive … je préférais conserver l'authenticité de l'apareil] les lames métalliques. A suivre …
Au déballage lorsque tous les espoirs sont encore permis et les appréhensions déjà présentes …
Paris … de temps en temps, laissons nous attirer par la lumière et, il faut l'avouer, Paris reste encore assez brillant [1. Même si, à l'image des touristes asiatiques, j'ai parfois l'impression de m'immerger dans un monde impitoyable 😉 … mendiants, vol à la tire, engueulades, … chaque chose a sa part d'ombre.]. Quoique … Mais Paris, c'est aussi, encore et toujours, … Paris.
Et ces jours-ci, il y avait l'expo Keith Haring au Musée d'Art Moderne et au 104.
Pour aller au 104, au lieu de descendre à la station de métro la plus proche (métro Riquet), préférez par exemple métro Stalingrad et rejoignez la rue Riquet puis la rue Curial (le 104) apres avoir longé pendant quelques minutes les quais réaménagés. Si le soleil est de la partie (avec des si … donc pas ce printemps 2013), vous arriverez au 104, le cœur léger.
Il semblerait que Keith Haring et ses grandes œuvres n'attirent pas la foule (du moins en semaine) … Et qui s'en plaindrait ? Pas moi. Le 104 est presque tout à vous. Quelques « sculptures » (graffitis 3D ?) et grandes fresques (les « grands formats ») comme les 10 Commandements vous y attendent.
Et puis, il y a la « grande » expo au Musée d'Art Moderne (métro Iéna). Calme, aussi. Et c'est un bonheur de découvrir cet artiste, sa vie, ses révoltes, …
Quelques photos Hipstamatic (d'autres sur Flickr) …
Pas grand chose à dire aujourd'hui … juste quelques clichés parisiens. Pas le Paris « parisien » mais celui que je rencontre dans ma chasse à l'art urbain (vous en saurez/verrez plus ici). Les artistes évitent les grands boulevards, recherchent les vieux murs, lépreux parfois, … par discrétion, par anamour vis à vis de la maréchaussée, par recherche d'authenticité, … et donc, j'aime m'enfoncer dans les petites rues, ruelles, impasses … celles qui, souvent, ont conservé une certaine authenticité en évitant la gentryfication guettante, inévitable.