Marron … chaud ? Bleu … froid ?

26 juillet 2013   0 commentaire   permalink

Je n'ai pas vraiment envie de parler chimie … et pourtant quoi de plus chimique que le développement d'un instantané polaroid. Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette page web pour comprendre (ou plutôt appréhender) la complexité de cette petite plaque cartonnée … pas vraiment mille-feuilles mais une succession de couches photosensibles et de colorants spécifiques ainsi que trois pods de réactifs, le tout finissant écrasé, étendu entre les rouleaux pour révéler une belle photo colorée.

The instant picture pod for the SX-70, the classic white-border Polaroid photo, was less than 2 millimeters thick but required 17 layers that reacted together to develop the photo. When ejected from the camera, the photo pod passed through rollers that spread a viscous reagent, called “goo” by company workers, between the layers. The alkali in the goo dissolved the dye developers, which produced the color. Exposed silver halide captured these developers: magenta, cyan, and yellow. The colors were set against a background of white pigment. Opaque indicator dyes were included in the goo as part of the opacifier—a sort of chemical darkroom. These dyes protected the still fragile image and slowly lost their own color as the image developed and became fixed. (Site web)

Pas simple. Apparemment les colorants spécifiques ne développent pas leur couleur immédiatement … quelques dizaines de secondes au bon vieux temps des polaroids et un peu moins d'une heure (et sensiblement moins bientôt, disent-ils) avec les films Impossible Project.

Ce processus complexe de développement de la couleur par le colorant est donc plus ou moins lent et aussi sensible à la température, tant au niveau durée que couleur obtenue. Impossible Project préconise des températures comprises entre 13°C et 28°C pour éviter de trop forte perturbation dans le rendu coloré.

J'ai tenté un petit test. Un SX70 avec un film Impossible Project PX680 Color Protection et deux photos prises successivement et glissées dans deux enveloppes auxquelles je vais faire subir une sortie hivernale pour la première et une balade estivale à la plage pour la seconde.

La première, rangée dans un frigo. Après une heure à 6-7°C le pola était encore tout bleu laissant à peine entrevoir les détails. Logique, le froid ralentit la réaction. J'ai donc sorti le pola et je l'ai placé une heure supplémentaire dans un sac isothermique avec un bloc de congélateur (soit une température proche de 13°C).

L'autre enveloppe laissée à l'air libre (au chaud, canicule oblige, la température avoisinait les 30°C). Le pola est développé après une quarantaine de minutes …

Le résultat est assez édifiant. A vous de juger …

 

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Juillet, soleil, chaleur … et SX70

23 juillet 2013   0 commentaire   permalink

Impossible Project l'annonce clairement : le films couleurs PX70 et PX680 Color Protection apprécient les températures comprises entre 13°C et 28°C mais en deça ou au-delà … point moins de salut.

Suite à quelques conseils, je suis retourné (temporairement) au PX70 pour le SX70 (le PX680 avec filtre me paraissait plus convaincant comme le montre le billet précédent même si la température n’atteignait pas les 28°C) et après quelques déboires coûteux et inexpliqués (les 4 premières photos refusant de sortir … caprices, toujours et encore) j'ai pu prendre quelques clichés à Lille.

Comme précisé dans le titre, soleil et chaleur (température proche des fatidiques et impitoyables 28°C) étaient de la partie … tout comme la dérive de couleur typique des hautes températures (dominante jaune-orange-brun). Ajoutons à cela une bande verticale plus claire (les rouleaux étaient pourtant propres) sur des photos non sélectionnées pour ce billet … hasard, malchance mais oui, je retourne illico presto au PX680.

Dans la cour de l'Hospice Comtesse

 

Un stencil de Mimi le Clown

 

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#florilège# … sauge et verveine

25 juin 2013   0 commentaire   permalink

oui, la fleur est de saison et la nature s'exprime intensément. Tant mieux pour nous. Deux diptyques de saison …

… la sauge rouge (salvia splendens) … au nom peu modeste mais, effectivement, la chimie des films Impossible Project y est sensible …

… la verveine (verbena hybrida) … plus discrète du moins sous l'œil du pola. Allez savoir pourquoi, dans des conditions identiques, certaines photos sont plus « gorgeous » (la sauge) que d'autres (la verveine) ? Les films Impossible seraient-ils encore plus capricieux ?

 

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Mon SLR680 …

28 mars 2013   0 commentaire   permalink

Il y a quelques mois, je vous annonçais (ici) avoir trouvé sur eBay un polaroid SLR680 dans sa boîte d’origine … Hélas, les promesses concernant l’état de l’appareil dépassaient de loin, de très loin la réalité : le sonar fou et l’objectif parasité par une colonie de champignons en pleine forme.

Les retours n’étant pas acceptés il me restait d’espérer en une réparation salvatrice. J’avais d’abord compté sur Vintage Instant, réparateur hollandais, qui eut à ce moment la bonne idée de déménager en Australie.

Et puis, deuxième plan B, devant me rendre à Hong Kong, j’ai pris contact avec ::mint:: , l’Impossible Partner Store. Ils étaient prêts a accueillir mon SLR680 et de voir s’il était possible de le remettre sur pied. C’est ce qui fut fait … chèrement, je l’avoue. D’autant plus que j’en ai profité pour apporter aussi un SX70 sonar.

Apparemment le traitement a été efficace. Que mon génie préféré lui porte chance … (Photo réalisée avec le sus-dit appareil et un film Impossible Project PX680 Color Protection)

(Quoi de neuf au 08/2013 ? Après 2 films, l’autofocus lâchait. La réparation était sous garantie mais renvoyer la bête à Hongkong avec les frais de port, les problèmes douaniers éventuels … Non. En juin, je confiais l’appareil à l’Impossible Project Shop de Paris et un mois plus tard il me revenait réparé. Il faut avouer que j’étais allégé d’un peu moins de 100€. Et depuis … il fonctionne gentiment)

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Le pola peut-il voir rouge ?

2 mars 2013   1 commentaire   permalink

Je ne sais pas si la rose rouge a vécu/vivra l’espace d’un matin, si le feu vert peut passer au rouge, si la muleta du matador est bien rouge, si … toujours est-il que je désirais tester la capacité du film PX70 Color Protection à rendre des couleurs autres que le vert-bleu-glauque que j’ai un peu trop tendance à rencontrer dans mes clichés hivernaux.

Et oui, l’équation (froid [1. C’est connu, les films Color Protection préfèrent une température supérieure à 13°C pour révéler tout leur potentiel] + hiver [2. Au froid s’ajoute la grisaille ou l’éblouissement neigeux] + campagne [3. Un décor plein de vert, de brun, de gris … mais où sont les fleurs ?] – flash [2. Même en extérieur, un flash peut déboucher, éclaircir, vivifier … et je n’en ai pas encore] = palette de couleurs) n’admet que peu de solutions et parmi celles-ci le rouge éclatant semble exclu, entraînant, de surcroît, une certaine frustration certaine [5. Répétition inesthétique mais voulue] chez le photographe.

Donc, le test [6. SX70 Alpha + film Impossible Project PX70 Color Protection et réglage darken-lighten en position médiane, pour le petit cliché sous-exposé et 2/3 vers darken. Température ~9°C et soleil] … un pot rouge évidemment , des hostas frémissant au sortir de l’hiver. À vous de juger. Une chose est sûre le réglage de l’exposition par la molette darken-lighten est capital.

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