J’ai testé le film SX70 2.0 Beta d’Impossible Project

8 juillet 2015   2 commentaires   permalink

Avec la reprise de quelques machines, une poignée de survivants de Polaroid décidèrent de redonner vie à ces petits bouts de cartons, captures d’instants de vie, ainsi qu’à ces millions d’appareils qui du jour au lendemain se retrouvaient privés de films …

Les machines ne suffisaient pas, il fallait aussi ces réactifs complexes capables de transformer votre pola en une usine chimique miniature … production insuffisante, réglementations environnementales … et les réactifs, eux aussi disparurent.

Les « survivants », un peu fous, se lancèrent malgré tout dans leur Impossible Projet … refaire autrement du Polaroid en repartant de zéro. Et comme l' »impossible » peut rester du domaine du possible à force de volonté, d’ingéniosité, petit à petit, ils donnèrent une nouvelle vie au Polaroid.

Assez loin des « caprices » des premières moutures, Impossible commença à dompter le processus et pu s’adresser au (presque) grand public.

Un grand pas a été franchi pour les films noir et blanc avec la version 2.0 et, maintenant, c’est au tour de la version couleur.

Si, sur papier, pour les ingénieurs d’Impossible, la recette semble au point, mais, sur le terrain, dans les multiples configurations « rencontrables », il n’en est peut-être pas de même et rien de tel que de multiplier les tests … trial and error et, petite touche par petite touche, le succès est/sera au bout du processus.

Avec un peu de chance, je me suis retrouvé avec 3 packs de films SX70 Color 2.0 Beta et … premières impressions (conditions estivales … bonne luminosité et température élevée à très élevée)

  • la protection (shielding) du pola à l’éjection n’est plus nécessaire …
  • le processus de développement est (un peu) plus rapide. L’image commence à se dévoiler après 5-10 minutes et le processus s’achève après une trentaine de minutes … le vrai instantané, celui qu’on partage (presqu’) immédiatement n’est pas encore au rendez-vous contrairement au noir et blanc 2.0 …
  • les couleurs sont brillantes, assez fidèles …
  • les photos sont bien détaillées …
  • que passera-t-il dans les conditions « extrêmes » de température sachant que pour un pola Impossible, les conditions optimales de température se situent entre 13 et 28°C) ?
  • sur ces films beta certains ont constaté la présence de rayures et de lignes peu sympas, moi non … béni des dieux ?

Et c’est ici que certains, tristement, voient disparaître l’imperfection, l’inattendu qui rendait, à nos yeux, les polas si … parfaits.

Mes premiers essais fleuris …

… un gazania …

 

… du pourpre avec une clématite …

 

… de l’orange avec un glissement de couleur inattendu …

 

… et une version (particulièrement réussie 😉 ) SX70 première génération (comme quoi, même les vieilles générations avaient du bon)…

 

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So sexy …

18 février 2014   0 commentaire   permalink

Un récent article de wired.com, qualifiait le SX70 de « the sexiest camera ever made … » .

Conscient de mon addiction, je me suis précipité vers le Larousse.fr pour savoir ce qui se cachait réellement derrière le mot sexy

Qui a un charme attirant et aguichant, qui a du sex-appeal.

Une telle explication ne pouvait totalement me satisfaire car qu'entendait-elle par sex-appeal ?

Charme sensuel qui émane de quelqu'un, d'une femme en particulier, et qui provoque le désir.

J'avoue que quand je vois une photo d'Andy Warhol ou de John Lennon avec un SX70 ou encore de Patty Smith avec un Polaroid 250, une certaine émotion m'envahit … et Andy, John ou Patty n'en sont pas réellement la cause. Je suppose que l’auteur pensait  » … d’une femme en particulier, et d’un objet en général … » mais que, craignant une lapidation méritée, il a censuré sa définition.

Alors, oui, le SX70 est sexy et à défaut de désir, il provoque une émotion certaine. Celle de tenir un bel objet complètement fonctionnel alors qu'il a déjà plusieurs décennies au compteur, celle d'assister en temps réel à un accouchement ( hélas, non remboursé par la sécurité sociale …) photographique, …

Un petit pola. J'aurais pu shooter un SX70 avec un SX70, top narcissisme, mais non … mais ne sont-ils pas sexy eux aussi, le pola The Reporter et Mr B ? Qui a parlé de culte de l'objet ?

{Polaroid SLR680 / Film IP B&W600}

Ce petit film d'époque (1972) produit par Polaroid vaut mieux qu'un long discours …

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Films Impossible Project B&W 600, première photo et …

10 décembre 2013   0 commentaire   permalink

premières impressions.

Ça y est Impossible Project à renoué avec le Noir et Blanc. J'avoue avoir très peu utilisé les versions précédentes suite à quelques cuisants échecs et amères déceptions … en cause, des films ultra « sensibles » (un regard de travers et c'était la surexposition), un photographe (moi, en l'occurrence) assez dilettante, et les moultes aléas qui rendent la chimie des films Impossible aussi attirante 😉

Le package est sympa mais avouons-le … on s'en tape un peu (grossier ? Moi ? … ). Une notice classique : outre les conditions de conservation (à plat, au frigo …), les températures optimales d'utilisation (13°C-28°C) il est dit que la protection dans les 2 (?) premières secondes est capitale (après aussi, mais moins) et que le film se développe en 10 minutes (waouawww … qui a dit instantané ?). Il est également rappelé que les clichés B&W sont sensibles à l'humidité pendant un certain (?) temps et qu'il est préférable de les conserver dans un endroit sec jusqu'à séchage complet de la chimie au risque de détérioration/décoloration des nuances.

Le film est évidemment tout nouveau, d'une fraîcheur exceptionnelle … production 11/2013. Et je vais utiliser mon SLR680 plutôt qu'un SX70 et un filtre (les nouveaux films B&W ont une sensibilité de 600 ISO) en intérieur et en extérieur (dehors juste quelques tout petits degrés … pas top).

Et c'est parti (molette darken en position médiane) et une Impossible Project Frog Tongue surmontée d'un darkslide (oui, c'est ceinture et bretelles). Avouons-le, les conditions sont idéales.

Bziiiiiiiiinnnnnnnnggggggggg….wouing…klak. Première photo et suspens.

Je déclenche un chrono et un peu moins de 2 minutes après le déclenchement, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil sur le cliché. Déjà, la photo apparaît distinctement (pour qui ne connaît que les films couleur, c'est surprenant). Après 8 minutes, le développement est presqu'achevé.

Et, effectivement, après une dizaine de minutes … fini.

Que dire du résultat … je reconnais en être assez content même si le reproche lu et entendu ici et là d'un contraste très (trop ?) marqué laissant peu de place aux nuances de gris est réel ) moins marqué en extérieur avec flash débranché). On aime … ou pas. Et puis, plus rédhibitoire amha, un pourtour assez large de la photo est flouté, un peu cramé … dommage.

Maj (14/12/2013) : après quelques essais supplémentaires en extérieur avec une température de 2-3°C, il faut reconnaître que les polas sont encore très sensibles à la lumière et qu’ils n’apprécient guère ni le froid (pola blanchâtre comme surexposé) ni être « bousculés » pendant la phase de développement (apparition de stries, zébrures ?)

À vous de juger …

Le pola après 2 minutes (Hipstamatic avec mon iBidule) …

 

Le cliché final, intérieur avec flash …

 

… et extérieur sans flash …

{Polaroid SLR680 et film Impossible Project B&W 600}

 

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Un couple … parfait ?

3 juin 2013   0 commentaire   permalink

Un polaroid tout neuf (enfin, tout est relatif … il a été fabriqué fin des années 60 … Oui, au XXe siècle), je veux dire fraichement arrivé, et mon « petit » vélo.

Tous les deux relèvent un peu d'une « désobsolescence » , guère en vogue actuellement (quoique …) mais dans l'esprit de mon blog.

Un appareil photo fabriqué à la fin des années 60 (au vingtième siècle … pour ceux qui s'en souviennent), qui fonctionne encore, capable de prendre des photos de qualité et de les imprimer instantanément (pour ceux qui savent attendre une ou deux minutes), à condition qu'on puisse le nourrir de pellicule adhoc [1. Et là, je croise les doigts. Fuji continue à produire ce type de films … « Jusque z'à quand ? » Car la demande est certainement faible et guère en accord avec les principes élémentaires d'une production industriellle rentable.].

Et puis mon vélo, produit actuellement à « l'anglaise » et à « l'ancienne ». Les usines fonctionnent à plein rendement, les carnets de commande sont bien remplis et les délais décevants pour les (futurs) cyclistes pressés.

Des produits faits pour durer … Tant mieux. Quant à nous ?

Une photo test … Mr B par mon pola 240 [2. J'attend la fin du premier film pour tenter la petite modif qui fera en fera un appareil pleinement fonctionnel]

 

 

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Le sentier des tourbières avec Mr B …

28 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Le Japon a le mont Fuji et la Belgique a le Signal de Botrange … on a les sommets qu’on mérite.

La photo argentique m’ayant lâchement, inopinément, brutalement fait faux bond … je boude (momentanément) tous ces pièges à photons que sont les appareils photo et j’enfourche Mr B pour une petite sortie en forêt …

Le Signal de Botrange se situe sur le plateau des Hautes Fagnes dans l’est de la Belgique a deux pas de la frontière allemande et culmine à 694m. Un sommet, vous disais-je …

C’est un lieu idéal pour les randonnées généralement bien balisées. Dans cette région les forêts sont profondes et le gibier vous attend au détour d’un sentier.

À partir du Centre Nature de Botrange vous pouvez louer des vélos électriques et suivre les itinéraires comme le sentier des tourbières (quelques photos)

Je l’ai fait mais sans électricité, avec juste quelques muscles et Mr B. Normalement, cette randonnée de 26km est décrite comme étant de difficulté moyenne et faisable en 4h (3h m’ont suffi … Yesss ). Pas la peine d’ajouter que si vous pouvez bénéficier de quelques rayons de soleil le paysage est admirable sinon, bonjour la gadoue …

Le parcours n’étant pas vraiment plat 🙂 , j’avoue que j’ai un peu souffert d’autant plus que Mr B est plus urbain que campagnard, il préfère l’asphalte aux gravillons. Le fléchage du parcours est presque parfait … j’ai raté un croisement et j’ai donc du improviser avec quelques kms supplémentaires en prime (n’oubliez pas d’emporter une carte ou, comme moi, le petit folder disponible au centre nature). Heureusement, comme je vous l’ai dit, les randonnées pédestres ou en vélo sont particulièrement bien flèchées et retrouver son chemin est assez aisé à condition de pouvoir décoder chiffres et couleurs. Peut-être aurez-vous la chance de rencontrer du gibier … dans mon cas quelques chevreuils (pas de corne, petite taille ? … non ce n’était pas des rhinocéros ni des mulots).

Amusant d’observer le regard surpris ou incrédule des VTTistes. Le comportement de Mr B fut admirable, a l’image de son maître … Une balade à refaire assurément … l’année prochaine (je n’aime pas la gadoue).

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