Qu'il est triste de constater, 3/4 d'heure après le méfait, temps d'une réaction chimique à la cinétique lascive, qu'un pola est gâché. Souvent (du moins c'est mon cas), estimant la luminosité insuffisante, je déplace sur mon pola SX70 la molette ad hoc sur médium ou, pis, un chouia sur lighten et c'est la cata. Un temps de pose allongé, bonjour le flou de mouvement, et, plus étonnant, des photos malgré tout surexposées (je devrais peut-être – sûrement – écouter les conseils d'Impossible Project et conserver la molette très légèrement orientée vers darken … la cellule fera le reste et le film l'Impossible 😉 ).
Donc … des photos bonnes à jeter ou …
Avec un stylo feutre photo et un peu d'imagination on peut donner un petit coup de main à cette pauvre émulsion si bizarrement (photo)sensible et redonner vie aux pixels, pardon (on est dans l'argentique !), aux détails non révélés.
Deux petits essais …
… dans la Vieille Bourse (Grand Place) de Lille …
… et une sympathique Bentley dans un garage bruxellois …
Impossible Project vient d'annoncer avoir modifié ses films … ouf.
La modification essentielle concerne les films PX680 renommés pour l'occasion Color 600. Ainsi des couleurs plus vives, un meilleur piqué et un temps de développement plus court (10 minutes de moins …) seraient au programme. De plus, des cadres or, argent ou couleurs sont (ou seront bientôt) également disponibles.
For Polaroid 600-Type Cameras use Impossible Color 600 film. It has a higher level of detail and sharpness than previous films, with improved image quality. (Impossible Project)
Pour les PX70, à part la dénomination SX70 et un nouveau packaging, peu de choses sont clairement annoncées.
Curieux, inventif 😉 … j'ai fait un petit test dans des conditions assez barbares : utiliser un film Color 600 (10/2013) avec filtre ND sur un SX70 Auto-Focus Sonar, le tout en intérieur avec le FlashBar de Mint. Pourquoi faire simple ? Il faut dire que le temps gris, pluvieux ne m'encourageait pas à sortir.
J'ai fait une photo et je l'ai scannée au cours du développement. J'en ai fait un petit film que voici …
Et voici la photo …
En conclusion, il faut avouer qu'en gagnant 10 minutes sur 50 minutes de développement Impossible Project reste encore loin du graal polaroidesque … le développement instantané. Par contre (mais peut-on juger sur une seule photo ? Non, évidemment.), les couleurs et le piqué semblent être effectivement plus présents.
C'était hier. Une nouvelle parmi d'autres … la mort de Lou Reed.
Selon la formule consacrée on pourrait dire qu'il a plu au seigneur de rappeler à lui son fidèle serviteur. Enfin quand je dis fidèle et serviteur c'est pour coller à la formule … Par contre, c'est vrai que l'éternité c'est assez long et qu'il doit fameusement s'ennuyer là-haut, le seigneur. De là, à nous priver de Lou pour se concocter un petit bœuf perso et bien fun … je m'insurge !
Lou avait su exceptionnellement résister au temps qui amollit les passions, affadit les envies, désature les couleurs … Un vrai rocker, sûrement !
Il est parti. Définitivement. Oh, what à perfect day ;-( . Il ne reste plus qu'à aller boire une sangria dans le parc le plus proche …
Étant incapable de choisir UN appareil photo pour mes pérégrinations urbaines, je me retrouve souvent avec quelques kilos de matos à l'épaule.
Le SX70 est évidemment indispensable quoique pas très tout-terrain. Très capricieux, pour un rien (température, luminosité, …) de trop ou de trop peu, il éjecte un pola imbuvable (et cher) … trop blanc, trop foncé, trop mauve, avec (ou pas) des bandes verticales. Et comme il est aussi un chouia vicieux, ce n'est qu'au bout de 45 minutes qu'on se rencontre de la catastrophe … pas question donc de retenter la photo. Mais quand la photo est réussie …
Le polaroid The Reporter bien que moins performant ( mise au point par estimation de distance, …) qu'un polaroid pack 100 est léger (tout est relatif), pas trop volumineux (tout aussi relatif), se nourrit de films Fuji FP-100C (pour la couleur) ou FP-3000B (pour le noir et blanc), moins chers, moins imprévisibles que les films Impossible Project du SX70. Il a (presque) tout bon … peut-être trop ? Non, car les films peel-apart dégoulinent de produits chimiques caustiques lorsque on sépare le positif du négatif. Ça colle, ça irrite (un peu), ça tache (dans un prochain billet je vous montrerais comment je procède pour diminuer les inconvénients) … Heureusement on peut attendre quelques heures avant d'opérer.
Un numérique … soit un compact Panasonic Lumix LX5, léger, soit un reflex Canon, lourd, que je réserve plutôt aux photos de street art pour mon autre blog @necDOT.
Et, on ne sait jamais, un iPod Touch pour faire de « l'hipstamatic », la seule appli photo qui trouve grâce à mes yeux.
Chaque appareil ayant ses qualités propres, on ne sait jamais à l'avance lequel saura faire face aux événements. Le tout dans un sac fourre-tout … c'est le « bardak » comme on dirait plus à l'est.
À titre d'exemple une confrontation SX70 et polaroid The Reporter …
La fresque « ville en Couleur » de Madamelabelge, près du Wiels à Forest (Bruxelles) …
La fresque « Odilon Verjus » (inspirée de la la BD de Yann et Verron ) rue des Capucins dans les Marolles (Saint-Gilles, Bruxelles) avec en fond l'imposant palais de justice (difficile d'obtenir la bonne exposition ne lésant ni la fresque ni le palais de justice) …
Sur un côté de la place Flagey à Ixelles trône ce bâtiment pas vraiment beau, juste symbolique, vestige d'une époque architecturale révolue, paradoxe du moderne (ou de ce qui l'a été) rattrapé par le temps, l'ancien bâtiment de l'Institut National de Radiodiffusion (ancêtre de la RTB , à l'époque pas encore F).
Une sorte de paquebot échoué au bord des étangs d'Ixelles, une architecture qui n'a certainement pas échappé à François Schuiten, l'auteur des Cites Obscures dont Brüsel, un Bruxelles imaginaire, rêvé …
The Future is Now … 75 ans déjà …
C’est en 1935 que l’INR-NIR décide de faire construire un bâtiment flambant neuf desti- né à accueillir la radio et la télévision publique. S’inspirant de la Deutschlandfunk Berlin et de la BBC, l’architecte Joseph Diongre réalise à Flagey un bâtiment magnifiquement moderne. Le résultat est à la croisée entre Le Corbusier et l’école de Berlage. A son inauguration en 1938, le bâtiment abrite des studios dont l’acoustique extraordinaire, sans doute une des meilleures au monde, rivalise avec le Radio City Hall de New York … (Lire la suite sur le site de Flagey.be)