9 août 2013 permalink
Certains ont peut-être connu cette époque où les émissions d'Antenne2 (actuellement France2) se terminaient en fin de soirée avec une petite animation de Jean-Michel Folon … des petits bonshommes avec chapeau et pardessus, battant des bras et s'envolant vers … qui sait ?
A moins de 30 minutes de Bruxelles, au cœur du parc Solvay de plus de 200 hectares, un chateau, des étangs accueillants (surtout pour les canards 😉 ), et une ferme abritant la très discrète Fondation Folon.
Quant à la ferme, édifiée en 1833 par le comte de Béthune sous la direction de l’architecte J.P. Cluysenaar (à qui l’on doit les fameuses galeries royales St-Hubert à Bruxelles), elle a retrouvé son aspect d’origine. Elle est constituée de bâtiments chaulés disposés autour d’une cour pavée. L’espace consacré aux terrains de tennis a été rendu à la nature. Les promeneurs continuent de traverser librement la cour de la Ferme, sans toujours soupçonner que celle-ci a été transformée en musée ! (Site de la Fondation Folon)
Outre plusieurs centaines d'œuvres de Folon, quelques scénographies intéressantes (l'atelier, la plage, le ciel, …), la Fondation abrite des expositions temporaires … actuellement, si on aime Pierre Alechinsky, on ne peut que s'y précipiter pour y admirer des lithographies réalisées par Peter Bramsen (jusqu'au 15/09/2013)
Quelques polaroids (Polaroid 240 et films Fuji FP-100C) …
Le chateau de la Hulpe dans le parc Solvay … un ciel un peu magrittien
Et la ferme abritant la Fondation Folon …
7 août 2013 permalink
Comme dit dans un billet précédent le paquet venant d'Irlande contenait un Polaroid Automatic 240 en bel état (vu son âge) mais capricieux. Hélas, monsieur (madame ?) ne semble guère apprécier les films Fuji, exerce une pression un peu trop élevée sur la cartouche plastique, empêche l'extraction du film (déchirement des languettes et … grrrrrrrr).
Heureusement le problème est bien identifié, normal à la limite 😉 , des solutions existent et … reste à trouver la meilleure et l'appliquer avec … mes deux mains gauches.
Voici les solutions proposées …
- Enlever les deux tiges métalliques qui appuient sur la cassette comme montré ici … radical et invalidité définitive pour l'appareil
- ou simplement tenter de les plier vers le bas pour diminuer la pression
- ou encore les immobiliser en position basse comme montré ici ou ici
- ou remplacer le couvercle plastique de la cartouche Fuji neuve par un couvercle métallique venant d'une vieille cartouche polaroid. Le métal offrant une meilleure résistance à la pression des lamelles, l'extraction du darkslide et des photos n'en serait que plus aisée. (Maj 21/08/2013 Cette solution est réellement efficace, je l’ai testée/éprouvée avec les films Fuji FP-3000B plus sensibles et le remplacement de couvercles se passe sans encombre même sans prendre de grandes précautions)
Hésitant entre les solutions 3 et 4 et, béni des dieux (on peut rêver), ayant trouvé une très très bonne âme capable de me céder un couvercle métallique, je me suis précipité sur la solution 4, la moins « intrusive » pour le pola.
Et effectivement elle est efficace. Je reconnais que j'ai déchiré l'extrémité du darkslide et pour l'extraire plus aisément il suffit de ne pas refermer complètement le « capot » du compartiment film, d'entraîner sur quelques centimètres le darkslide, de refermer et de l'extraire délicatement mais fermement … oui, ça marche. Et les photos, dès la première, sortent presque facilement. [1. Le remplacement du couvercle ne demande pas de grandes précautions. Le faire si possible dans l'obscurité au risque d'avoir des taches d'exposition sur la première photo. Ce risque sera plus grand pour le film Fuji FP-3000C plus sensible.]
Une vision iphonéographique (choc ou rencontre de deux univers) de mon polaroid 240 (Hipstamatic) …
4 août 2013 permalink
Bernardin de Saint-Pierre aurait dit (ah qu'il est doux d'exposer sa culture, d'autant plus si elle est botanico-littéraire 😉 … avec un petit coup de pouce de ce bon Google) dans le deuxième tome de ses Études de la Nature
… campanule que Tournefort regarde comme la plus belle qu'il ait jamais vue, et qu'il sema au jardin des plantes, où elle a réussi, est de forme pentagonale. Chacun de ses plans est formé de deux portions de cercle, dont les foyers se réunissent sans doute sur la même anthère ; et le limbe de cette campanule est découpé en cinq parties, dont chacune est taillée en arcade gothique comme chaque pan de la fleur.
Effectivement …
J'avouerai que de cette petite fleur assez sauvage, vigoureuse quand elle trouve sa place, je retiendrai l'origine de son nom … campana, petite cloche en latin.
26 juillet 2013 permalink
Je n'ai pas vraiment envie de parler chimie … et pourtant quoi de plus chimique que le développement d'un instantané polaroid. Il suffit de jeter un coup d'œil sur cette page web pour comprendre (ou plutôt appréhender) la complexité de cette petite plaque cartonnée … pas vraiment mille-feuilles mais une succession de couches photosensibles et de colorants spécifiques ainsi que trois pods de réactifs, le tout finissant écrasé, étendu entre les rouleaux pour révéler une belle photo colorée.
The instant picture pod for the SX-70, the classic white-border Polaroid photo, was less than 2 millimeters thick but required 17 layers that reacted together to develop the photo. When ejected from the camera, the photo pod passed through rollers that spread a viscous reagent, called “goo” by company workers, between the layers. The alkali in the goo dissolved the dye developers, which produced the color. Exposed silver halide captured these developers: magenta, cyan, and yellow. The colors were set against a background of white pigment. Opaque indicator dyes were included in the goo as part of the opacifier—a sort of chemical darkroom. These dyes protected the still fragile image and slowly lost their own color as the image developed and became fixed. (Site web)
Pas simple. Apparemment les colorants spécifiques ne développent pas leur couleur immédiatement … quelques dizaines de secondes au bon vieux temps des polaroids et un peu moins d'une heure (et sensiblement moins bientôt, disent-ils) avec les films Impossible Project.
Ce processus complexe de développement de la couleur par le colorant est donc plus ou moins lent et aussi sensible à la température, tant au niveau durée que couleur obtenue. Impossible Project préconise des températures comprises entre 13°C et 28°C pour éviter de trop forte perturbation dans le rendu coloré.
J'ai tenté un petit test. Un SX70 avec un film Impossible Project PX680 Color Protection et deux photos prises successivement et glissées dans deux enveloppes auxquelles je vais faire subir une sortie hivernale pour la première et une balade estivale à la plage pour la seconde.
La première, rangée dans un frigo. Après une heure à 6-7°C le pola était encore tout bleu laissant à peine entrevoir les détails. Logique, le froid ralentit la réaction. J'ai donc sorti le pola et je l'ai placé une heure supplémentaire dans un sac isothermique avec un bloc de congélateur (soit une température proche de 13°C).
L'autre enveloppe laissée à l'air libre (au chaud, canicule oblige, la température avoisinait les 30°C). Le pola est développé après une quarantaine de minutes …
Le résultat est assez édifiant. A vous de juger …
23 juillet 2013 permalink
Impossible Project l'annonce clairement : le films couleurs PX70 et PX680 Color Protection apprécient les températures comprises entre 13°C et 28°C mais en deça ou au-delà … point moins de salut.
Suite à quelques conseils, je suis retourné (temporairement) au PX70 pour le SX70 (le PX680 avec filtre me paraissait plus convaincant comme le montre le billet précédent même si la température n’atteignait pas les 28°C) et après quelques déboires coûteux et inexpliqués (les 4 premières photos refusant de sortir … caprices, toujours et encore) j'ai pu prendre quelques clichés à Lille.
Comme précisé dans le titre, soleil et chaleur (température proche des fatidiques et impitoyables 28°C) étaient de la partie … tout comme la dérive de couleur typique des hautes températures (dominante jaune-orange-brun). Ajoutons à cela une bande verticale plus claire (les rouleaux étaient pourtant propres) sur des photos non sélectionnées pour ce billet … hasard, malchance mais oui, je retourne illico presto au PX680.
Dans la cour de l'Hospice Comtesse …
Un stencil de Mimi le Clown