Le temps s’est arrêté …

27 janvier 2014   0 commentaire   permalink

La bonne vieille pendule battait l'écoulement du temps de son tic tac bien mécanique. Pas toujours (et même rarement. Oui, elle était un petit peu pressée) de concert avec le clocher voisin elle marquait les heures avec une certaine sérénité, grave et chaleureuse.

Et puis, un tour de clé de trop, un ressort (?) qui lâche et … plus rien. Silence. Le temps s'est arrêté. Juste une illusion …

Vite, un réparateur ! Oui mais voilà … Qui ? Où ? On (l'horloge, évidemment) a beau dater d'une époque pré-obsolescence programmée, on a beau être réparable, mais, sans réparateur (les horlogers, pardon, les vendeurs de montres actuels, changent les piles mais au-delà …), on risque de se retrouver en obsolescence forcée.

À suivre …

Et une occasion de tester le nouveau film noir et blanc (BW 600) d'Impossible Project avec un polaroid SLR680 (flash on) … Le résultat est cette fois satisfaisant (à condition d'éviter un coup de flash direct sur la blancheur du mur de fond), du noir, du blanc, des gris … oui (presque) tout y est.

D'abord sans chichi …

 

… et puis après une manipulation photoshopesque sur une citation de Haruki Murakami

“Unfortunately, the clock is ticking, the hours are going by. The past increases, the future recedes. Possibilities decreasing, regrets mounting.” Haruki Murakami, Dance Dance Dance

 

Films Impossible Project B&W 600, première photo et …

10 décembre 2013   0 commentaire   permalink

premières impressions.

Ça y est Impossible Project à renoué avec le Noir et Blanc. J'avoue avoir très peu utilisé les versions précédentes suite à quelques cuisants échecs et amères déceptions … en cause, des films ultra « sensibles » (un regard de travers et c'était la surexposition), un photographe (moi, en l'occurrence) assez dilettante, et les moultes aléas qui rendent la chimie des films Impossible aussi attirante 😉

Le package est sympa mais avouons-le … on s'en tape un peu (grossier ? Moi ? … ). Une notice classique : outre les conditions de conservation (à plat, au frigo …), les températures optimales d'utilisation (13°C-28°C) il est dit que la protection dans les 2 (?) premières secondes est capitale (après aussi, mais moins) et que le film se développe en 10 minutes (waouawww … qui a dit instantané ?). Il est également rappelé que les clichés B&W sont sensibles à l'humidité pendant un certain (?) temps et qu'il est préférable de les conserver dans un endroit sec jusqu'à séchage complet de la chimie au risque de détérioration/décoloration des nuances.

Le film est évidemment tout nouveau, d'une fraîcheur exceptionnelle … production 11/2013. Et je vais utiliser mon SLR680 plutôt qu'un SX70 et un filtre (les nouveaux films B&W ont une sensibilité de 600 ISO) en intérieur et en extérieur (dehors juste quelques tout petits degrés … pas top).

Et c'est parti (molette darken en position médiane) et une Impossible Project Frog Tongue surmontée d'un darkslide (oui, c'est ceinture et bretelles). Avouons-le, les conditions sont idéales.

Bziiiiiiiiinnnnnnnnggggggggg….wouing…klak. Première photo et suspens.

Je déclenche un chrono et un peu moins de 2 minutes après le déclenchement, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil sur le cliché. Déjà, la photo apparaît distinctement (pour qui ne connaît que les films couleur, c'est surprenant). Après 8 minutes, le développement est presqu'achevé.

Et, effectivement, après une dizaine de minutes … fini.

Que dire du résultat … je reconnais en être assez content même si le reproche lu et entendu ici et là d'un contraste très (trop ?) marqué laissant peu de place aux nuances de gris est réel ) moins marqué en extérieur avec flash débranché). On aime … ou pas. Et puis, plus rédhibitoire amha, un pourtour assez large de la photo est flouté, un peu cramé … dommage.

Maj (14/12/2013) : après quelques essais supplémentaires en extérieur avec une température de 2-3°C, il faut reconnaître que les polas sont encore très sensibles à la lumière et qu’ils n’apprécient guère ni le froid (pola blanchâtre comme surexposé) ni être « bousculés » pendant la phase de développement (apparition de stries, zébrures ?)

À vous de juger …

Le pola après 2 minutes (Hipstamatic avec mon iBidule) …

 

Le cliché final, intérieur avec flash …

 

… et extérieur sans flash …

{Polaroid SLR680 et film Impossible Project B&W 600}

 

Vous avez dit … jour parfait ?

29 octobre 2013   0 commentaire   permalink

C'était hier. Une nouvelle parmi d'autres … la mort de Lou Reed.

Selon la formule consacrée on pourrait dire qu'il a plu au seigneur de rappeler à lui son fidèle serviteur. Enfin quand je dis fidèle et serviteur c'est pour coller à la formule … Par contre, c'est vrai que l'éternité c'est assez long et qu'il doit fameusement s'ennuyer là-haut, le seigneur. De là, à nous priver de Lou pour se concocter un petit bœuf perso et bien fun … je m'insurge !

Lou avait su exceptionnellement résister au temps qui amollit les passions, affadit les envies, désature les couleurs … Un vrai rocker, sûrement !

 

 

Il est parti. Définitivement. Oh, what à perfect day ;-( . Il ne reste plus qu'à aller boire une sangria dans le parc le plus proche …

 

 

 

 

Photo instantanée … Polaroid ou Fuji ? Impossible Project ou Fuji ?

12 août 2013   0 commentaire   permalink

Avec la photo numérique vous pouvez shooter jusqu'à plus soif … une photo ratée, on recommence et les photos s'accumulent sur les cartes mémoires, disques durs ou éventuellement sur les réseaux sociaux, Facebook, Flickr, Instagram, … S'accumulent et s'oublient … Combien de photos connaissent le bonheur de se voir couchées sur un beau papier et livrées, de cette façon, aux yeux de tous ?

Alors pourquoi pas la photo instantanée ? Hélas, le numérique a tué Polaroid, a mis à mal Fuji. Et malgré quelques projets en voie de réalisation (l'Instant Lab d'Impossible Project ou le Polaroid Socialmatic, tous les deux annoncés pour les mois à venir), il est difficile de croire en un retour victorieux. Et pourtant quel plaisir de tenir en main, en direct, un vulgaire bout de carton, immortalisation de l'instant présent.

Alors, oui, pourquoi pas la photo instantanée, celle que certains artistes, fêlés, mordus, passionnés, curieux ou juste amateurs continuent à pratiquer. Non pas pour faire vintage (quoique …), non, juste pour retrouver un plaisir disparu, étouffé par la technologie galopante. A la lecture de ce blog vous constaterez que, parti d'un pola 635CL retrouvé dans un tiroir il y a quelques mois, j'ai fait un peu de chemin …

En terme d'appareils, il faudra choisir entre les appareils Fuji ou Polaroid

  • Les Fuji , Instax Mini et Wide, sont encore fabriqués et donc sont parfaitement fonctionnels.
  • Les Polaroid eux resurgissent du passé dans les brocantes, sur eBay ou autres sites marchands à des prix variables, dans un état pas souvent garanti … gare aux surprises (bonnes ou mauvaises). Les modèles sont très variés mais on peut distinguer pour faire très simple les appareils utilisant les films Fuji (ce sont essentiellement les Polaroid Land Camera 100-400) et ceux utilisant les films Impossible Project, repreneur de la technologie Polaroid, de 70 ASA comme les SX70 , pliants ou pas, ou de 600 ASA comme les SLR 680, certaines box, …

En terme de films, il faudra choisir entre les films Fuji ou Impossible Project

  • Les films Fuji sont moins chers et donnent des photos au rendu plus naturel, plus attendu. Le développement est immédiat (1 ou 2 minutes), on peut parler d'instantané. Pour les Instax il est relativement facile d'en trouver en magasin alors que pour les peel-apart (pour Polaroid 100-400), souvent, il faudra passer par des boutiques on-line. Les photos peuvent être (très) petites pour les Instax Mini ou plus larges pour le format Wide.
  • Les films Impossible Project dont la technologie est imparfaite (Polaroid en disparaissant a emmené certains secrets) sont plus chers (plus de 2€ la photo), sont capricieux (difficile de prévoir le rendu de la photo principalement à cause de la forte sensibilité à la température), se développent lentement (il faut compter plus de 45 minutes). Des améliorations sont promises …
Et puis il faut ajouter un facteur subjectif, non négligeable … Les appareils Polaroid sont chargés d'un passé évocateur (on est sur les traces d'Andy Warhol, Patty Smith, …) alors que ce n'est pas vraiment le cas pour les Fuji (et l'appareil Fuji Instax 210 est assez volumineux et, avouons-le, pas très sexy).

A titre d'exemple … la même scène en deux photos. La première avec un Polaroid 240 et film Fuji FP-100C et la deuxième avec un Polaroid SLR680 et film Impossible Project PX680 CP (série spéciale Gold Frame de 12/2012). La température était proche de 26°C … le film Fuji encaisse parfaitement alors que l'Impossible Project prend une teinte marron-chocolat.

Pour en savoir plus, pour poser vos questions à de vrais spécialistes 😉 une seule adresse Polaroid Passion

 

Paris, streetart, Impossible Project store, SLR 680, Seth …

29 juillet 2013   0 commentaire   permalink

… oui, vraiment de tout mais certainement pas de rien et surtout du bon.

Il y a quelques semaines Seth m'était inconnu. Oui, je vous l'ai peut-être déjà dit (et vous l'avez constaté si vous avez visité mon autre blog tout en stencils, pochoirs et graffiti) je ne suis pas un streetart lover compulsif, juste un butineur légèrement acharné, parfois sur le terrain pavé, faisant et refaisant le trottoir (un péripatéticien du street art ?) au grand dam de certaines articulations récalcitrantes et, parfois, dans ma verte campagne, triant, éditant, retouchant ma récolte avec mon fidèle PC.

Donc qui dit butineur, dit butin. Eh, oui, sans butin que serait la vie ?

J'étais il y a quelques jours semaines (je retrouve ce billet, terré dans un recoin de mes dossiers. Oublié, impublié) à Paris … 1h de TGV et quelques jours (je consomme avec modération) rafraîchissants mais chaleureux (été si tu es là, montre-toi ! Merci.) plongé dans LA (j'exagère, je l'avoue) ville.

Au programme … récupérer chez Impossible Project Shop mon Polaroid SLR 680 de retour d'une nouvelle réparation (last but not least … espoir …), Hong Kong d'abord, le pays des tulipes ensuite, un grand voyageur indéniablement.. Va-t-il enfin montrer, démontrer sa supériorité ?

Et au programme aussi, découvrir Seth (grâce à ce site merveilleux qui m'avait dévoilé la carte aux trésors).

Seth dessine des personnages enfantins tout en rondeur, en finesse, en douceur qui s'intègrent dans l'architecture, passent les murailles et jouent avec les murs (intéressé ? Alors c'est ici).

Un petit diptyque (pas encore avec le SLR 680 mais avec un SX70 et films Impossible Project PX680 CP), Seth et Jana & JS …

 

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