Fin juillet, le TGV m’emmenait, pas toujours à grande vitesse, d’ailleurs, vers Bordeaux.
Pour un belge, Bordeaux ça sent le début d’un sud, plus vin que pastis. Et moi ça m’arrange, l’anis n’est pas mon truc. A 4h30 de Lille sur papier, et un peu plus dans la vraie vie, se trouve la gare Saint-Jean.
Et c’était quoi Bordeaux ? Un flot de nouvelles impressions, de nouveaux instants souvent interprétés par la chimie du polaroid (certainement plus fiable – je n’ai pas dit « fidèle » -, plus poétique que ma paresseuse mémoire).
Premières (pas qualitativement, juste dans l’ordre aléatoire de mes quelques prochaines publications) impressions … les rues de la vieille ville lorsque le soleil se couche (car lorsqu’il se lève moi je suis couché 😉 ) et joue avec les ombres …
Notre vie serait-elle réglée sur la présence/absence des chicoufs (voir post précédent) ? Peut-être … ou certainement ! Toujours est-il qu’ils sont de retour pour 3 longues (question de constitution physique … eux et nous … jeunes et vieux) et belles journées avant qu’ils s’envolent vers Sébastopol pour 6 tristes (mais pas que) semaines … Une fois tu les vois, une fois tu les vois plus et c’est toujours long …
Donc, le 6, les chicoufs décollent pour Sébastopol et moi je ressors un pola de 2013 (oui moi aussi j’ai foulé les terres disputées de Crimée) …
Sasha … là aussi ils ont des milkshakes 😉 (peut-être pas à la mangue …) …
… le tour de France démarre à Bruxelles … cherchez le non-événement (pour moi … quoique j’aime beaucoup mon petit vélo pliant) …
… et toujours le même jour … graffiti tournaisien …
Mes accès à mon compte Flickr sont passés en mode tu veux ou tu veux pas … à partir de l’application iOS ça va et sur mon PC ça boucle indéfiniment sur « identifie-toi ». La vie est dure pour un pauvre geek. Avant, « être dans les nuages », c’était voguer dans une ouate psychique apaisante et maintenant que les nuages ont viré cloud, la rêverie s’est durcie façon hard technology … Heureusement, un support efficace (?) et quelques jours de patience … tout semble être rentré dans l’ordre.
Le 10 … Bruxelles …
… là dans le coin à droite … qui c’est ? …
Quand je disais (trop rapidement) qu’avec Flickr ça baignait … voila-t-y pas que Chrome sur mon vieux PC se met lui aussi à boucler et à me refuser l’accès à Flickr. Avec ce slogan « l’herbe est plus verte ailleurs » (sic), il me conseille délicatement de balancer mon vieux PC … qui a parlé d’obsolescence ? Heureusement Firefox est moins regardant et daigne (encore) fonctionner (jusqu’à quand ?).
Le 17 … Bruxelles (oui, encore 😉 ), au programme, Ixelles, la place Flagey et un très beau mur chaussée de Boondael avec un large panel des gars de Propaganza et amis (Nean, Benjamin Duquenne, Iota, Piet Rodriguez, …). Les films Polaroid Originals ont leurs limites (plage de température, luminosité, flammèches, lenteur …) et j’en tiens compte. Leur charme y est d’ailleurs lié … la subjectivité chimique de l’instant. Mais là, ce sont 2 packs Color600 (11/18) avec des pods (les 3 réservoirs de réactifs insérés dans le film) défectueux, laissant de larges bandes verticales plus sombres sur 1/3 du pola … grrrrrr … reste plus qu’à constater les dégâts (toujours avec 15 min de retard), s’asseoir au soleil à une terrasse et laisser la déception s’évanouir … et se promettre de revenir plus que vite (le lendemain, en fait) avec du bon matériel … Donc, la place Flagey façon failaroid (même parfois les ratés ont un je ne sais quoi d’envoûtant) …
Secrète et charmante, la rue de la Cigogne …
… Iota, également façon failaroid …
et, le 18, en mieux …
Le 19, le support de Polaroid Originals propose de me remplacer mes 2 packs … cool et je reçois d’Aki Asahi une nouvelle peau pour mon SX70 modifié 600 par Sébastien aka Babas92. Pris par le jeu j’effeuille un SLR680 qui porte toujours sa tenue « skaï noir» d’origine, balafres, scarifications, outrages du temps. Ça rigole pas … ça colle et se désagrège par petits morceaux … huile de coude et patience requises. Et nouvelle commande chez Aki Asahi (l’envoi – 25$ fdp compris – ne retient pas l’attention des douanes … ouf ).
Le 24, je teste mon nouvel SX70 modifié 600 … et, pourquoi pas, un close-up avec le Spectra … venue d’Ukraine ou de Crimée ou de Russie (allez savoir … où se situe Sébastopol), cette rose survit (doté de deux mains gauches et pas vertes, je suis) dans un coin de mon jardin …
Le 25 … dehors les 40° seront-ils atteints le 25 ? Triste record. Les optimistes prétendent qu’on bénéficierait de l’été le plus frais des 50 prochaines années … Profitons-en.
Le 29 … et pourquoi pas, quelques jours à Bordeaux (en train, comme Greta) … après la canicule, ouf !
Mon addiction au polaroid étant ce qu’elle est, tout comme ma vie d’ailleurs, les instants suivent les instantanés (et réciproquement) … tant qu’un pack vierge reste disponible au fond de ma besace. J’aurais même tendance à shooter avant de réfléchir … À pas loin de 2€ le pola cela frise l’inconscience. N’ayant pas d’autres vices reconnus je m’absous.
Poursuivons donc le picorage parisien de juin 2019 … C’était en bordure du canal Saint-Martin. Une journée à l’issue (tout comme le déroulement, d’ailleurs) incertaine … nuages d’abord et puis percée indécise d’un soleil très timide. Ombres et taches de lumières … un grand écart pour mettre à l’épreuve la cellule (un peu fatiguée) d’un SLR680 et un dernier pack de Polaroid Originals Color600 (l’utilisateur d’APN ne peut comprendre le verdict implacable du compteur d’un SX70 … 8,7,6 … 2 … oui, ça s’arrête a 2. C’est ça le progrès).
Ode à la mobilité, arche triomphante pour une petite reine … ce montage vélocypédique trône aux Monts des Arts à Bruxelles.
C’est aujourd’hui que le Tour de France 2019 prend son envol à Bruxelles … La France aurait-elle une vision floue de ses frontières et la Belgique un désir inassouvi de touristes 😉 Je n’ose imaginer un futur départ de Dubai … quoique … il suffit d’un copieux arrosage et puis …
Reste que un vélo c’est cool, ça ne pollue guère, ça se fout des embouteillages …
Dans le cadre d’Eldorado-Lille3000, à la Vieille Bourse de Lille, Betsabée Romero, tapisse le ciel de soleils-miroirs …
Objet particulièrement étudié à la Renaissance dans la découverte d’autres perspectives, le miroir fait référence ici à l’iconographie solaire. Sa forme et son pouvoir de produire des rayons, des reflets de lumière et le feu font référence aux rituels et cérémonies dans les mythes et civilisations pré-hispaniques. Sa forme convexe permet d’autre part de dépasser le simple reflet de la réalité et d’emprunter au langage mystique et mythologique. Objets magiques, offrandes ou rituels de communication avec les ancêtres dans les cultes amérindiens, le miroir ouvre les portes d’un autre temps, d’un autre espace. (Site Eldorado-Lille3000)
Pour le commun des mortels, la canicule précoce (juin 2019) rime-t-elle vraiment avec réchauffement-dérèglement climatique ? On humidifie les vieux, on hydrate les enfants, on mange moins de viande, on recycle un peu, … gesticulations pathétiques face à l’urgence d’un changement fondamental et redouté de notre mode de vie … Que faire ?
Et moi, je continue à jouer avec mes polaroids … pas vraiment « développement durable » … produits chimiques et batteries (toxiques évidemment). Que faire ? (bis)