C’est dans un cadre assez particulier que Jef Aerosol a recréé son monde d’artiste … en effet, une église n’est pas nécessairement le lieu attendu pour une expo streetart … et pourtant …
C’est donc dans l’église Notre-Dame de Lourdes à Marquette-lez-Lille que se tient encore pour quelques jours l’exposition Sueños …
L’intérieur n’est pas le lieu priviligié pour les polas friands de photons. L’usage du flash a tendance à brûler le sujet proche et plonger l’arrière-plan dans le noir absolu.
C’est donc avec trois appareils que j’ai pris quelques risques : un polaroid 250 avec des films Fuji FP-100C (expirés hélas) sans flash, un SX70 modifié 600 avec le FlashBar de Mint et un Spectra Image Elite (flash on), et pas de trépied.
J’avoue qu’une fois de plus le Spectra est assez bluffant (une des raisons pour lesquelles je l’utilise essentiellement pour des photos de famille).
… au travers du pochoir …
Le pola 250 a fait de son mieux mais, sans flash, la tâche était proche de l’impossible
et finalement le SX70 (modifié 600) … la FlashBar a tendance à brûler le devant de la scène (mon SLR680 était indisponible. Dommage).
… table de travail façon Jef Aerosol … bonnes influences 😉
Bon … mai … en mai on fait ce qu’il nous plaît. Cool.
Et là, je m’interroge. Faire ce qu’il me plaît, cela exige deux choses … la première, savoir ce qu’il me plaît et la seconde, puis-je vraiment faire ce qu’il me plaît ? Prise de tête, assurée. En mai, j’ai donc fait … et ça m’a globalement plu …
Le 2 … petit détour par Verviers et … comment dire … après 50 ans … c’est là que j’ai vécu ma jeunesse insouciante et une adolescence pas toujours folichonne ? Et apparemment « de Charybde en Scylla » y trouve une illustration parfaite … Mais pas que. En 2018, quelques fresques illustraient le « Dire nous » d’Edwy Plenel …
« Lu tère est m’patrey et l’umanite est m’famile » … comme on pourrait dire là-bas …
Le 9 … un de mes « saints de glace » se retrouve coup de cœur du jour CCDJ sur Polaroid Passion … un saint qui change des seins 🙂 plus généralement appréciés
Le 11 … Saint-Gilles et Expolaroid à la Maison Pelgrims … déçu … un peu cheap, un peu (trop) abstrait à mon goût plus orienté photo docu. A deux pas de là un collage commenté 😉 …
Le 14 … la tournée des fresques du BIAM (biennale internationale d’art mural) qui commence bien et se termine en pure cata (tout est relatif …) quand l’ingénieux dispositif « d’empilement » de photos dans un pack100 Fuji, périmé évidemment, se rebiffe et fait preuve d’une fantaisie elle aussi toute relative …
et à Wazemmes avec le SX70 …
Le 15 … ils sont enfin arrivés ! Quoi ? Mais les films Spectra. Évidemment. En octobre 2018, PO avait « abandonné » la production de ce film suite à de nombreux problèmes rencontrés avec certains appareils Spectra qui ne parvenaient pas à éjecter le pola … problème d’épaisseur du pola, de rouleaux ou de batterie pas assez puissante. Mon premier Spectra était atteint de ce mal rédhibitoire. Et puis j’avais acquis un autre Spectra Image Elite garanti fonctionnel (merci Polamad) et effectivement mon dernier pack s’en sortit haut la main et puis … out of stock. PO promettait … « pour bientôt » … un bientôt qui avait tendance à bondir de plus en plus loin dans un futur aléatoire. Et puis … le Spectra est de retour … L’angoisse de la première photo … Va-t-elle daigner sortir ? avec le kit close-up…
Le 16 … Lille3000, Eldorado, BIAM 2019 un parfum d’Amérique latine souffle sur Lille avec les Tlacolulokos mais aussi, rue Faidherbe, les alebrijes mexicains …
Le 21 … j’emmène mon Spectra Image à Lille … ça va donner quoi ce nouveau film ?
Le 23 … quelques pas dans Bruxelles … parcours Bruegel par FarmProd (en cours) et bientôt le tour de France …
Après l’hiver, il est temps de revivre en couleurs et si ces couleurs ont la vitalité du soleil sud-américain, pourquoi pas ?
À Lille, pour la 4ème mouture de la BIAM (Biennale Internationale d’Art Mural), le Collectif Renard a invité les mexicains du collectif Tlacolulokos …
Descendants des indiens Zapothèques, Dario Canul et Cosijosea Cernas, fondateurs du collectif Tlacolulokos, proposent une immersion dans la culture de rue très présente à Oaxaca. Cette ville-état du Mexique, théâtre d’un soulèvement populaire important en 2006, porte en elle les stigmates de cette révolution de laquelle sont nées plus de 300 assemblées sociales, urbaines et rurales, en faveur des organisations indigènes. Les émeutes sont aujourd’hui oubliées mais les murs de Oaxaca parlent encore. (OpenAgenda)
Ils ont réalisés 3 grandes fresques murales (Maison Folies Moulins, le mur du Flow et à la sortie du métro Grand Palais) où se retrouvent leur vécu … solidarité, révolte, traditions, oppression, violence, mysticisme … (on peut aussi les retrouver en exposition à l’Hospice Comtesse jusqu’en août 2019)
« La terre appartient à celui qui la travaille … » clament-ils …
Graffiti d’aujourd’hui et vestiges de hier ou d’avant-hier, Athènes regorge de ressources … témoins d’une crise pas encore digérée et d’un passé prestigieux et vice-versa 😉
Au détour des petites rues, des façades lépreuses ou pas, dans l’ombre ou baigné de soleil, un doux sourire, un regard malicieux avait à plusieurs reprises attiré mon attention. Une signature … Ecloz … et une surprise, l’artiste était français et c’était en 2017 …