Un pola Impossible Project développé en moins de 10 minutes ?

10 mai 2014   0 commentaire   permalink

À Impossible Project rien n'est impossible … 😉

C'est sur le forum Polaroid-Passion qu'un sympathique membre (merci à lui) a posté tout dernièrement cette information, video Vimeo à l'appui. Oui, un pola Impossible Project peut être développé en moins de 10 minutes en le plongeant quelques minutes dans l'eau chaude.

Le principe de la manip est ultra simple … Vous prenez votre pola et attendez 5 minutes (pour préserver les propriétés de la couche opacifiante qui protège de la lumière le pola éjecté) et ensuite vous immergez totalement le pola dans de l'eau à 70-80°C. En 3-4 minutes la photo est développée. Vous pouvez alors la sortir de l'eau et l'éponger/sécher délicatement.

J'avoue, j'avais des doutes … Impossible Project annonce que ses films doivent être utilisés dans une plage de température entre 13° et 28°C … et là, 70°C ???? Les températures conseillées correspondent donc à la phase de photosensibilisation et non à la phase de développement où, comme bon nombre de processus chimique, une élévation de température agit favorablement sur la cinétique.

Un second point qui me turlupinait (oui,oui …) c'était l'immersion. Comment allait résister le pola plongé dans l'eau chaude ?

Sceptique malgré tout (aventureux aussi), je décidais de rééditer cette expérience avec video. C'est à une petite appli time-lapse (iMotion HD) qui traînait sur mon iBidule que je confiais cette tâche. C'était d'ailleurs la première fois que je l'utilisais … ai-je choisi les bons paramètres ? Aurais-je du procéder autrement ? Que de questions … mais le résultat est là.

Ma video (la video Vimeo que j'ai honteusement plagiée est reprise en fin de ce billet) …


Et en conclusion ? Ça marche … parfaitement. Le pola supporte ce bain chaud forcé sans gondoler, sans décollage, sans infiltration … Le rendu des couleurs n'est pas dégradé même si il y a une légère différence avec le pola développé normalement. Évidemment, les films Color Generation 2.0 (la photo apparaît partiellement en moins de 10 minutes) attendus pour bientôt rendront les choses plus pratiques mais en attendant et à condition d'avoir une source d'eau chaude à proximité, oui, il est possible de développer ses polas en moins de 10 minutes.

La video plagiée 😉

Developing Impossible Project film in under 10 minutes from LandCameras.com on Vimeo.

 

SX70 et close-up #121 …

20 avril 2014   1 commentaire   permalink

Difficile de cacher le plaisir que j’ai de photographier les fleurs (c’est beaucoup plus présentable que les bonbons …). Évidemment de près, c’est encore mieux et le kit close-up pour le polaroid 240 me satisfait pleinement.

Pour le SX70, il existe une lentille, répertoriée (liste des accessoires) sous le n° #121 (elle s’insère dans le porte accessoire #113 qui se clipse sur le connecteur flashbar au dessus de l’objectif, la lentille additionnelle venant alors se positionner devant l’objectif). En permettant de se rapprocher (la distance minimale sans kit est de 25,4cm), on « agrandit » le sujet. (Bon à savoir … la lentille est généralement/normalement accompagnée d’un diffuseur de lumière, sorte de barre transparente dépolie qui se fixe sur la Flashbar)

Hélas, son utilisation est moins aisée que pour le Polaroid 240,

  • à mon avis, la profondeur de mise au point est très réduite un léger décalage et c’est le flou assuré (côté pile … un bien beau bokeh assuré). Le stigmomètre peut se révéler ici assez « traître » car si vous mettez au point sur une zone bien précise du sujet (elle doit alors se trouver au centre de l’objectif) et que par la suite vous recadrez en déplaçant, même légèrement, l’appareil … la mise au point « ciblée » est perdue.
  • la combinaison avec la relativement faible sensibilité des films (100 ISO) est impitoyable pour le bougé … un petit coup de vent, un doux zéphyr ou un tremblotement dans le maintien de l’appareil (vive le trépied … si votre SX70 dispose du pas de vis de fixation ou si vous avez le kit #111 pour trépied) … flou assuré une fois de plus.
  • les caprices (disons, le manque de prévisibilité) des films Impossible Project (la génération 2.0 devrait faire un petit pas dans le bon sens … ) … difficile de faire un essai et d’attendre 45 minutes pour voir si un petit coup de darken en plus ou en moins s’avère nécessaire pour un deuxième (et coûteux) essai.

Donc, la « macro » sur SX70 est assez périlleuse et on se prend à rêver d’un kit macro pour SLR680 avec son auto-focus assez bluffant … malheureusement, à ma connaissace, inexistant chez Polaroid.

Il existe un Lens Kit chez Mint qui comprend une lentille close-up (distance minimale 12cm). Le système de fixation est différent et est compatible avec les SX70 Sonar et SLR680 (mais qu’en est-il alors de l’autofocus ?).

Petite comparaison … rhododendron avec SX70 …

… et avec Polaroid 240 …

… close-up du kit #121 sur SX70 par le Polaroid 240 et son kit close-up #583 …

#florilege# Variantes « polaroides » pour Hyacinthus …

15 avril 2014   0 commentaire   permalink

Il est curieux (juste curieux pour ne pas dire anecdotique) de connaître l'origine des noms de fleurs. Cela ne fait pas avancer le schmilblick comme dirait l'autre mais cela peut être amusant entre un débat télévisé sur la mondialisation et un article sur la place de la laïcité au prégardiennat (encore que, si vous lisez cet article sur la tulipomanie , vous vous rendrez compte que crise économique, chute de la bourse, … peuvent rimer avec fleur).

Donc, la jacinthe ou hyacinthus, qui fleurit à cette époque prendrait son nom dans la mythologie

L'origine du mot est à la fois claire et obscure : elle se trouve dans le nom du Lacédémonien Huakinthos qui était aimé d'Apollon. Comme le dieu l'avait tué lors d'une partie de disque, son sang donna naissance à une fleur. Cependant, le nom d'Huakinthos n'est pas indoeuropéen et l'on suppose qu'il s'agissait d'une divinité antérieure (site web).

Par une belle journée de printemps, Apollon et Hyacinthos s’entraînent au lancer du disque à la campagne et cela rend Zéphyr fou de rage car il les entend rire et plaisanter et il se rend bien compte que Hyacinthos lui préfère le bel Apollon.

Il décide de se venger et souffle alors sur le disque que vient de lancer Apollon pour le faire dévier. Le disque heurte un rocher et revient frapper Hyacinthos à la tête. Le jeune homme meurt sur le coup.

Apollon est inconsolable et pour que son ami ne disparaisse pas tout à fait, il transforme le sang qui a coulé de sa blessure en une fleur dont chaque pétale porte l’initiale du prénom du défunt : U (?) (site web)

Bien belle conclusion pour un si triste chagrin 😉

Et pour cette jacinthe appelée parfois muguet bleu, un triptyque polaroid avec par ordre d'apparition (appareil/film) SX70/IP BW pour SX70, SLR680/Polaroid 779 (expiré en 2008) et SX70/SX70 …

 

et avec le Polaroid Land 240 équipé de la lentille close-up …

 

 

 

 

Escaut, péniche et rouleaux encrassés …

13 mars 2014   0 commentaire   permalink

… ou comment gâcher un film très simplement.

Vous partez pour une petite balade photo. Le temps est printanier … bourgeons, chants d'oiseaux au rendez-vous. Un film tout frais, tout neuf dans le pola.

Et puis, l'horreur … une première photo avec de grosses traînées dégoulinantes brunâtres. Événement unique ou révélateur d'un problème plus large ?

Deuxième photo … et la même horreur. La tendance étant d'imputer l'erreur d'abord aux autres, on en vient à se dire que le pack est défectueux et qu'Impossible Projet est responsable.

Troisième photo … oui, encore !

Perdu pour perdu, j'ouvre le pola, retire la cartouche, l'inspecte … rien à signaler, évidemment. Je referme le pola et la quatrième photo est éjectée … surexposée totalement. Normal.

Cinquième photo … toujours ces horribles coulures brunes. Et là, illumination … et si c'était un problème de rouleaux.

Réouverture du pola sans enlever la cartouche (normalement, les photos à venir ne risquent rien), examen et apparemment quelques souillures très, très légères sont présentes sur le rouleau. Un nettoyage s'impose avec les moyens du bord … kleenex et un peu de salive (et oui …).

Sixième photo … disparues les dégoulinades chimiques mais une surexposition sur une large périphérie. Bizarre. Peut-être que lors de l'ouverture et du nettoyage, un peu de lumière s'est infiltrée … non voulu mais effet sympa …

Septième et huitième photos … rien à dire. Elles sont ok.

Moralité … vérifiez vos rouleaux plutôt deux fois qu'une !

C'était mon conseil du jour … merci qui ?

 

 

 

 

 

Strawberry Fields … des fraises et un trépied

5 mars 2014   2 commentaires   permalink

Avec un pied c'est le pied et avec trois, bonjour le close-up et plus encore …

Quand on est bloqué à l'intérieur et qu'un accès de photomanie vous prend, que faire ? Les polaroid SX70 ne brillent pas par leur grande sensibilité. Il faut compenser …
Le manque de lumière naturelle peut évidemment être compensé par un film sensible, par un flash et/ou par un temps de pose allongé mais le trépied s'avère alors être un auxiliaire indispensable.

Le polaroids SX70 se nourrissent essentiellement de films peu sensibles (125 ISO/ASA). En flash, sans chercher trop loin il y a la FlashBar de Mint Asia (la version 1 assez lente au chargement, pas très économe en énergie a été remplacée par une version 2 sensée corriger les défauts de sa prédécesseur) ou les FlashBars (2 rangées de 5 bulbes magnésium très puissants) jetables que l'on peut encore retrouver ici ou là dans les brocantes, sur la baie, …

Et puis il y a le trépied qui, lorsque le temps de pose s'allonge, évite le flou de bougé …

Les trépieds pros sont assez chers et je cherchais un trépied « amateur » … dilettante je suis, dilettante je reste (et aussi un peu radin). Amateur, oui … mais performant. Quadrature du cercle ? Les pros citent souvent comme gage de sérieux la marque Manfrotto et c'est justement un Manfrotto MKC3-H01 que j'ai découvert à la FNAC pour 69€ (je vois les pros sourire …). Il est léger (même si la légèreté n'est assurément pas un gage de stabilité), pratique, apparemment solide (suffisamment pour un usage en intérieur et peu intensif ou même un peu plus), …

J'ajoute que la tête avec vis correspond parfaitement aux reflex actuels et surtout à mes polaroid SX70 et SLR680, condition sine qua non.

Le pied en video …

 

Vite acheté, vite essayé … Quelques fraises (grosses et belles, culture hydroponique sans doute … quant au goût …) très photogéniques …

{Polaroid SX70 Sonar AF / Film Impossible Project SX70}

Inévitablement, je n'ai pu m'empêcher de penser à cette chanson des Beatles et à m'interroger sur ces mystérieux « champs de fraises », en fait, le nom d'un orphelinat de Liverpool pas loin de là où vivait John Lennon enfant …

 

 

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