Impossible Project vient d'annoncer avoir modifié ses films … ouf.
La modification essentielle concerne les films PX680 renommés pour l'occasion Color 600. Ainsi des couleurs plus vives, un meilleur piqué et un temps de développement plus court (10 minutes de moins …) seraient au programme. De plus, des cadres or, argent ou couleurs sont (ou seront bientôt) également disponibles.
For Polaroid 600-Type Cameras use Impossible Color 600 film. It has a higher level of detail and sharpness than previous films, with improved image quality. (Impossible Project)
Pour les PX70, à part la dénomination SX70 et un nouveau packaging, peu de choses sont clairement annoncées.
Curieux, inventif 😉 … j'ai fait un petit test dans des conditions assez barbares : utiliser un film Color 600 (10/2013) avec filtre ND sur un SX70 Auto-Focus Sonar, le tout en intérieur avec le FlashBar de Mint. Pourquoi faire simple ? Il faut dire que le temps gris, pluvieux ne m'encourageait pas à sortir.
J'ai fait une photo et je l'ai scannée au cours du développement. J'en ai fait un petit film que voici …
Et voici la photo …
En conclusion, il faut avouer qu'en gagnant 10 minutes sur 50 minutes de développement Impossible Project reste encore loin du graal polaroidesque … le développement instantané. Par contre (mais peut-on juger sur une seule photo ? Non, évidemment.), les couleurs et le piqué semblent être effectivement plus présents.
C'était hier. Une nouvelle parmi d'autres … la mort de Lou Reed.
Selon la formule consacrée on pourrait dire qu'il a plu au seigneur de rappeler à lui son fidèle serviteur. Enfin quand je dis fidèle et serviteur c'est pour coller à la formule … Par contre, c'est vrai que l'éternité c'est assez long et qu'il doit fameusement s'ennuyer là-haut, le seigneur. De là, à nous priver de Lou pour se concocter un petit bœuf perso et bien fun … je m'insurge !
Lou avait su exceptionnellement résister au temps qui amollit les passions, affadit les envies, désature les couleurs … Un vrai rocker, sûrement !
Il est parti. Définitivement. Oh, what à perfect day ;-( . Il ne reste plus qu'à aller boire une sangria dans le parc le plus proche …
Étant incapable de choisir UN appareil photo pour mes pérégrinations urbaines, je me retrouve souvent avec quelques kilos de matos à l'épaule.
Le SX70 est évidemment indispensable quoique pas très tout-terrain. Très capricieux, pour un rien (température, luminosité, …) de trop ou de trop peu, il éjecte un pola imbuvable (et cher) … trop blanc, trop foncé, trop mauve, avec (ou pas) des bandes verticales. Et comme il est aussi un chouia vicieux, ce n'est qu'au bout de 45 minutes qu'on se rencontre de la catastrophe … pas question donc de retenter la photo. Mais quand la photo est réussie …
Le polaroid The Reporter bien que moins performant ( mise au point par estimation de distance, …) qu'un polaroid pack 100 est léger (tout est relatif), pas trop volumineux (tout aussi relatif), se nourrit de films Fuji FP-100C (pour la couleur) ou FP-3000B (pour le noir et blanc), moins chers, moins imprévisibles que les films Impossible Project du SX70. Il a (presque) tout bon … peut-être trop ? Non, car les films peel-apart dégoulinent de produits chimiques caustiques lorsque on sépare le positif du négatif. Ça colle, ça irrite (un peu), ça tache (dans un prochain billet je vous montrerais comment je procède pour diminuer les inconvénients) … Heureusement on peut attendre quelques heures avant d'opérer.
Un numérique … soit un compact Panasonic Lumix LX5, léger, soit un reflex Canon, lourd, que je réserve plutôt aux photos de street art pour mon autre blog @necDOT.
Et, on ne sait jamais, un iPod Touch pour faire de « l'hipstamatic », la seule appli photo qui trouve grâce à mes yeux.
Chaque appareil ayant ses qualités propres, on ne sait jamais à l'avance lequel saura faire face aux événements. Le tout dans un sac fourre-tout … c'est le « bardak » comme on dirait plus à l'est.
À titre d'exemple une confrontation SX70 et polaroid The Reporter …
La fresque « ville en Couleur » de Madamelabelge, près du Wiels à Forest (Bruxelles) …
La fresque « Odilon Verjus » (inspirée de la la BD de Yann et Verron ) rue des Capucins dans les Marolles (Saint-Gilles, Bruxelles) avec en fond l'imposant palais de justice (difficile d'obtenir la bonne exposition ne lésant ni la fresque ni le palais de justice) …
C'était à Balaklava (voir billet), sur le port … Quelques rares bateaux de pêches amarrés, des yachts (la crise ne touche pas tout le monde apparemment), …
Et Vadim Nikylenko … Son chevalet installé à l'arrière de sa (très) vieille voiture bleue, probablement une lada, l'autoradio diffusant de la musique et lui peignant tranquillement.
J'ai un faible pour les peintres de rue, bons ou mauvais d'ailleurs. Je prends un pola, lui offre … « For you … ». De l'incompréhension, puis un énorme sourire, et timidement quelques mots baragouinés (tant par moi que par lui) … Polaroid, Ukraine, Bruxelles (il comptait y aller bientôt avec son père, peintre lui aussi) … éphémère rencontre.
Un second pola et une signature pour lui donner vie …
PS : Vadim if you read this post … please, send me a mail (or write a comment). I would be so happy.
L'Ukraine n'est pas le premier lieu auquel je pensais pour aller passer mes vacances … Et, je l'avoue, même sa situation géographique me posait problème 😉 . Oui, ça devrait être « par là », à deux pas de la Russie, à l'est (je veux dire mon « est » à moi), quoi … une zone indistincte sur la carte.
Et puis, la vie étant ce qu'elle est, assez facétieuse, je me suis retrouvé 8 jours dans ce pays. Le temps gris, froid et nuageux attendu et supposé, fut remplacé par un mix soleil, chaleur, vent plus que sympathique même si, au dire des autochtones, ça aurait du être beaucoup mieux.
Et encore, le gris du paysage fut remplacé par les superbes côtes longeant la Mer Noire, plus turquoise que noire, entre Sébastopol et Yalta, le tout sous un ciel généralement plus bleu que bleu …
Inattendu, je l'avoue.
Et pourtant, d'un autre côté, la face « est », ex-état soviétique, était bien présente. Et l'économie pas particulièrement florissante m'a montré, en dehors des spots touristiques, un pays assez exsangue … friches, ruines, constructions à l'arrêt.
Les gens très chaleureux mais avec une barrière de la langue bien présente quand il s'agissait de créer des contacts … juste ébauchés.
Et les photos ? Du numérique avec mon Canon D600, très bon techniquement donc impitoyable pour le photographe, un polaroid SX70, au comportement facétieux et cher à l'utilisation (à chaque clic il faut passer au tiroir caisse) …
… et mon iPod bloqué volontairement sur l'application Hipstamatic (j'aime ce non droit à l'erreur dans le choix du combo lentille/film), léger mais à la résolution un peu trop limitée … le choix, effectivement. Le nouveau combo Hipstapak Buenos-Aires (lentille Diego et film Uchitel 20) s'est imposé et reflète à mon point de vue cette impression toute subjective de grisaille passéiste (qui a dit « vintage » ?) occultant partiellement la beauté naturelle du pays et de la douceur de son climat. Mais ça c'est à suivre dans les prochains billets …