27 octobre 2012 permalink
Devant m’absenter, j’ai abandonné films et vieille casserole (nom provisoire donné à mon SX70 Sonar dans l’attente d’une photo « acceptable »). De retour, la deuxième phase d’essais peut reprendre. La mécanique du pola semble fonctionner mais le reste … Je sais que le Sonar (autofocus) est « capricieux ». Et ces nouveaux films PX70 Color Protection de Impossible sont-ils aussi prometteurs (couleurs plus vives, protection contre la lumière lors de l’éjection inutile …) qu’annoncés.
Et effectivement … le sonar (dispositif ingénieux et impressionnant de mise au point automatique) est capricieux : impossible de mettre au point en dessous de 2m de distance.
Heureusement, on peut débrayer l’auto focus et faire la mise au point manuellement. Oui mais, deuxième problème, le bouton-poussoir de débrayage se cale difficilement et revient spontanément en auto-focus, avec (quel est le rapport ?) un blocage du bouton de déclenchement. Il faut alors bloquer/débloquer et miracle aléatoire, ça remarche.
J’ai pris une photo avec MAP par sonar et manuelle (film Impossible Project PX 70 Color Protection et molette d’exposition placée en position médiane. Le sujet, Mr B, est dans le soleil). Les deux MAP sont assez similaires. Par contre le film est à mon avis un peu « verdâtre ». Voici le résultat …

Et c’est l’occasion de vous présenter Mr B, mon vélo pliant Brompton.
(À suivre)
24 octobre 2012 permalink
Ça y est les films sont arrivés. Vais-je pouvoir me lancer dans la grande aventure ou bien quelques surprises et nouveaux vices cachés m’attendent … N’oublions pas que question obsolescence, l’appareil a déjà donné.
Au niveau technique, est-ce le vieillissement ou est-ce propre à la conception de l’appareil mais il fait des bruits de partout … crissements, couinements, grincements dans les articulations. Effrayant quand on vit une époque où la très discrète électronique a remplacé la bruyante mécanique.
Au niveau esthétique, alors que Apple nous concocte un nouvel iPod Touch (ce qui rend définitivement has been la version précédente), sorte d’appareil photo musical, de quelques millimètres d’épaisseur et quelque dizaines de grammes, mon pola est assez loin de ça. Mais il arrive un moment ou certains objets s’extraient du courant mercantile, commercial et acquièrent, par leur âge, leur conception, leur popularité, … le label vintage garantissant une certaine immortalité.
Et puis il y a l’obsolescence indirecte : trouver un pola sur eBay est possible mais sans film il n’est pas grand chose. Soit on trouve des films d’origine en évitant de regarder la date de péremption, soit on se tourne vers l’Impossible Project, des fadas qui redonnent une nouvelle vie au pola (et cela a un certain prix, pour ne pas dire un prix certain).
D’un naturel méfiant et même si mes premiers tests semblent partiellement concluants (une seule photo « réussie » sur 8), il va falloir confirmer …
(À suivre)

En attendant les essais … un simili pola réalisé avec Instant
22 octobre 2012 permalink
Cela vous est peut être arrivé dans votre enfance … un anniversaire ou un Noël, des cadeaux, un déballage fébrile et un super bidule motorisé. Sur la boîte une étiquette discrète, pour ne pas dire invisible, vous annonce « piles non incluses ». Et vous voilà avec ce qui aurait pu être The cadeau et qui n’est qu’un amas de plastique-ferraille immobile, inutile … Sigh, soupirerait Charlie Brown.
Vous comprenez ainsi l’état dans lequel je me trouve avec ma vieille casserole. La commande de film est passée et je viens de recevoir cette version moderne du supplice chinois … le numéro de tracking : compulsivement vous tentez de suivre votre colis et, alors qu’il est toujours annoncé quelque part entre chez vous et ailleurs, dans un sombre entrepôt, le livreur (devrait) sonne(r) à votre porte.
Pour passer le temps utilement (je tais ici consciemment et provisoirement toutes mes autres activités quotidiennes), je furète sur le web à la recherche de l’info ultime (celle que vous ne trouvez jamais à force de dévier du but par des clics qui vous en écartent inéluctablement). Rarement, cependant, la pêche est infructueuse et c’est ainsi que j’ai trouvé une vidéo expliquant comment exploiter au mieux son SX70 avec un film Impossible-Project PX70 Color Shade … Surexposition ! Ah bon. Heureusement les nouveaux films PX70 Color Protection semblent moins sensibles à la lumière dans la phase de développement et il faut veiller à ce que la molette doit être orientée 1/3 vers le sombre (?).
Et puis, rien ne vaut un petit tour à vélo pour apprendre à ne pas ronger son frein …

Photo traitée avec l’application Instant
19 octobre 2012 permalink
D’accord « vieille casserole » est un nom peu digne de ce chef d’œuvre technologique qu’est mon Polaroid SX70 Sonar.
Cependant tant qu’il ne m’aura pas prouvé qu’il est plus que ça, avec une photo digne d’intérêt par exemple, je n’en demande guère plus, il conservera ce sobriquet affectueux.
Ayant gaspillé presqu’un film (8 photos par film) lors des premiers tests, finalement une seule presque vraie photo est sortie. Non, je n’ai pas dit « valable » … juste une « capture » de ce qui se trouvait à portée directe du viseur (mes deux « yokais » tutélaires).
Un scan et la voilà … Je promets que je vous épargnerai dans l’avenir ces horreurs mais, ayant décidé de (presque) tout dire je vous livre ma première photo …
Je dois avouer que, après le scan, la photo s’est retrouvée dans mon Photoshop et que je n’ai pas pu m’empêcher de tenter une récupération de la surexposition …

17 octobre 2012 permalink
Il était donc là … Déballage fiévreux, état général apparemment ok, odeur de cigarette forte mais ça lui passera 😉
J’avais préalablement téléchargé et parcouru le mode d’emploi de l’appareil. J’étais donc prêt.
Étape 1 : comment le déplier ? Tenir ainsi, tirer ici … Sur papier c’est clair mais quand la bête résiste faut-il tirer fort ou … ? Moyennement … Et ça se déplie avec un bon vieux soufflet qui se déploie, des mécanismes divers et variés qui couinent. Angoisse …
Étape 2 : faire le tour de la bête, identifier les boutons et bidules divers. Facile.
Étape 3 : introduire un film. Où ? Ah, oui ici. Le film est introduit. Un bruit … affreux et bizarre. Et alors que l’éjection d’une pellicule de protection était attendue, rien ! Faut s’y faire … va falloir ouvrir le « réceptacle » au risque d’exposer le film martyr. La feuille est là, recroquevillée … Pas normal. Je l’extirpe, referme et redéclenche … bruit, grincements et … rien. Même topo, la photo n’a pas pu être éjectée. D’où mon interrogation … par où devrait sortir cette ù@@&@€&! de photo. Aucun orifice adéquat apparent. Je me dirige sur Youtube pour visionner quelques films montrant le fonctionnement. Le film doit sortir par une fente très discrète quasi invisible sous l’appareil et sur le mien cette fente est recouverte par le cuir protecteur. Je décolle délicatement. Nouvel essai … la photo sort … toute bleue.
Quelques essais plus loin … une photo. Ouf. L’appareil semble donc en état.
Étape 5 : constater qu’on vient d’utiliser un film complet (8 photos) pour apprivoiser l’appareil. Va falloir recommander de la pellicule chez Impossible. J’ai l’impression que le tiroir caisse risque de chauffer si je ne retourne pas vers le digital …

En attendant les films … Instant, une application qui fait du vrai faux polaroid en numérique …