Variantes pour un mauvais œil …

24 mai 2014   0 commentaire   permalink

Lors de ma petite expédition parfum « urbex » (plus aux « vrais morceaux » qu'aux « arômes de fantaisie », si,si …) dans les cimenteries Delwart à Saint-Maur (Tournai, Belgique, évidemment), j'ai eu l'occasion de shooter avec différents appareils et films …

Ce mauvais œil m'avait paru particulièrement intéressant (à l'instar de ces yeux peints sur la proue des bateaux de pêche que j'avais rencontré au Vietnam où le rôle protecteur de celui-ci ne fait aucun doute … du moins, je l'espère), d'où ces multiples photos. À comparer … laquelle préférez-vous ?

En pack universel … du vrai vintage avec un film polaroid 779 (expiration 01/2008), chimie un peu asséchée (coulures brunes) et défaillante (couleurs ternes). Il est curieux de constater qu'un scan de pola avec ces vieux films « donne » plus de pixels qu'un scan de photo Impossible Project, ce qui pourrait démontrer la plus grande définition/sensibilité de ces bons vieux films …

{Polaroid SLR 680 / Film Polaroid 779 (exp 2008)}


… de l'Impossible Project (en attendant la Génération 2.0) un peu rose (température avoisinant les 20°C) à mon goût …

{Polaroid SLR 680 / Film Impossible Project Color 600}

 

… et du noir et blanc pour SX70 …

{Polaroid SX70 Sonar AF / Film Impossible Project BW SX70}

 

En pack 100 … le bientôt regretté Fuji FP-3000B …

{Polaroid 240 / Film Fuji FP-3000B}

… et le couleur avec cette tonalité (on aime … ou pas) Fuji bleu-vert …

{Polaroid 240 / Film Fuji FP-100C}

 

#streetaroid# Au Day One Festival à Roeselare …

20 mai 2014   2 commentaires   permalink

De temps en temps, on peut bénéficier du right place in the right time

C'est ce qui m'est arrivé le 16 mai où une meteo sympa, une proximité géographique, un besoin de respirer … m'entraînèrent à Roeselare (oui on peut aussi dire Roulers …) juste à temps pour la semaine de street art Day One Festival (mes photos numériques sont sur @necDOT) … une bonne dizaine d'artistes internationaux en plein travail.

Évidemment, en plus de mon petit Sony numérique, deux polaroid m'accompagnaient … le SX70 avec de l'Impossible Project Color SX70 et un polaroid 240 avec un film Fuji FP-3000B.

Le défaut (en fait très souvent un avantage), le SX70 est incapable de travailler dans la discrétion. Le bbbzzzzziiouinnnnnnnklak du mécanisme d'éjection suscite la surprise, l'étonnement, l'intérêt, la curiosité, une remontée de souvenirs (qui a parlé de madeleine de Proust ?) … que sais-je ?

Ce fut le cas de Jana et JS ainsi que de Oli-B … Tous trois, détournèrent la tête et … « Wowww un pola ! ». J'aime. Bien que n'étant pas particulièrement disert (en foot je suis nul, ce qui limite forcément les rapports sociaux 😉 ), une petite conversation peut s'engager … et s'achever par un échange de polaroid …. du réseau social à l'ancienne où le bout de carton remplace avantageusement la poignée virtuelle de pixels numériques …

 

 

 

 

Un peu d’urbex … en polaroid integral film

15 mai 2014   1 commentaire   permalink

Les cimenteries font partie du décor naturel de Tournai et des communes avoisinantes.

Il y a ces monstres en pleine activité, rongeant, dévorant en profondeur le paysage … explosions, poussières, … Mais aussi les carrières mortes, abandonnées, qui peu à peu se remplissent d'une eau sombre, bonheur des amateurs de plongée.

Souvent, la réhabilitation d'une carrière ou d'une ancienne cimenterie abandonnées ne semble pas au programme. Les bâtiments tombent en ruine, les herbes folles envahissent … et des grillages protègent/interdisent l'accès. Ces lieux deviennent zones de découverte pour les explorateurs urbains (urbex).

Le 19 avril, les étudiants de l'école d'architecture de Tournai organisaient leur Nuit 2014 à l'ancienne cimenterie Delwart à Saint-Maur , un lieu insolite, musique et plus 😉 au programme.

Réussissant, comme fréquemment, à être ailleurs (pas vraiment le right man in the right place at the right time), je n'ai pu accéder aux lieux (grilles ouvertes … je m'y lance discrètement) que quelques jours plus tard avec la grosse artillerie … SLR680, Polaroid 240, et divers films (sans compter un compact numérique pour les photos streetart pour @necDOT)

Quelques polaroid 779, expiration date 2008, (du pur vintage pour de l'urbex, un bon mix) …

{Polaroid SLR680 / Film Polaroid 779 (exp 01/2008)}

… de l'Impossible Project Color 600 (tiens, tiens, les températures remontent et les clichés recommencent à virer au rose) …

{Polaroid SLR680 / Film Impossible Project Color 600}


… et évidemment le Color SX70 (la photo explosive) …

{Polaroid SX70 / Film Impossible Project Color SX70}

 

… du noir et blanc en BW600 …

{Polaroid 240 / Film Fuji-FP-3000B}

Dans l'article prochain, place au polaroid 240 et films Fuji peel-apart (pack 100). Et, en attendant, le trailer Youtube …

 

 

Allez comprendre …

12 mai 2014   0 commentaire   permalink

Ce n'est un secret pour aucun lecteur de mes blogs, mes photos sont « stockées » sur Flickr. Avec tous les teraoctets offerts, pourquoi s'en priver ?

Ouverte 24h/24 😉 , la galerie accueille donc son flux de visiteurs … curieux, fidèles, occasionnels … oui, j'ai mis ces adjectifs au pluriel (au delà de un, on est déjà plusieurs. De là à être beaucoup … ). Une page reprenant les statistiques me permet d'observer ce va et vient. Chaque nouvelle injection de photo(s) provoque un pic de visites mais en rythme de croisière (version écrêtée) j'ai droit à +/-500 vues et quelques « favoris » par jour.

Et puis (8 mai), une photo qui explose tout en multipliant les chiffres par 100 … plus de 20000 visites le deuxième jour (dont 14000 pour cette seule photo) et 150 « favoris » (toujours pour cette photo). Des le 3ème jour la ruée s'essouffle avec 3000 visites. Difficile de dire qu'il s'agit d'un classique emballement viral informatique par robots interposés car les « favoris » et commentaires, plus authentiquement humains, sont eux aussi multipliés.

Donc ma question, sans réponse, qu'est-ce que cette photo a de (beaucoup) plus qu'une autre ? D'autant plus que ce triptyque a été précédé de deux autres plus ou moins équivalents sur le même thème. Je dois même ajouter que dans la galerie du site Polaroid Passion, elle est passée inaperçue …

La photo incriminée (qui réapparaîtra dans un prochain billet avec ses alter-ego) …

 

 

 

Un pola Impossible Project développé en moins de 10 minutes ?

10 mai 2014   0 commentaire   permalink

À Impossible Project rien n'est impossible … 😉

C'est sur le forum Polaroid-Passion qu'un sympathique membre (merci à lui) a posté tout dernièrement cette information, video Vimeo à l'appui. Oui, un pola Impossible Project peut être développé en moins de 10 minutes en le plongeant quelques minutes dans l'eau chaude.

Le principe de la manip est ultra simple … Vous prenez votre pola et attendez 5 minutes (pour préserver les propriétés de la couche opacifiante qui protège de la lumière le pola éjecté) et ensuite vous immergez totalement le pola dans de l'eau à 70-80°C. En 3-4 minutes la photo est développée. Vous pouvez alors la sortir de l'eau et l'éponger/sécher délicatement.

J'avoue, j'avais des doutes … Impossible Project annonce que ses films doivent être utilisés dans une plage de température entre 13° et 28°C … et là, 70°C ???? Les températures conseillées correspondent donc à la phase de photosensibilisation et non à la phase de développement où, comme bon nombre de processus chimique, une élévation de température agit favorablement sur la cinétique.

Un second point qui me turlupinait (oui,oui …) c'était l'immersion. Comment allait résister le pola plongé dans l'eau chaude ?

Sceptique malgré tout (aventureux aussi), je décidais de rééditer cette expérience avec video. C'est à une petite appli time-lapse (iMotion HD) qui traînait sur mon iBidule que je confiais cette tâche. C'était d'ailleurs la première fois que je l'utilisais … ai-je choisi les bons paramètres ? Aurais-je du procéder autrement ? Que de questions … mais le résultat est là.

Ma video (la video Vimeo que j'ai honteusement plagiée est reprise en fin de ce billet) …


Et en conclusion ? Ça marche … parfaitement. Le pola supporte ce bain chaud forcé sans gondoler, sans décollage, sans infiltration … Le rendu des couleurs n'est pas dégradé même si il y a une légère différence avec le pola développé normalement. Évidemment, les films Color Generation 2.0 (la photo apparaît partiellement en moins de 10 minutes) attendus pour bientôt rendront les choses plus pratiques mais en attendant et à condition d'avoir une source d'eau chaude à proximité, oui, il est possible de développer ses polas en moins de 10 minutes.

La video plagiée 😉

Developing Impossible Project film in under 10 minutes from LandCameras.com on Vimeo.