Polaroid … frileux ?

13 janvier 2013   0 commentaire   permalink

La photographie aime la lumière, c’est bien connu. Les Polaroid, ou plutôt les films Impossible Project, aiment un peu de chaleur (température idéale comprise entre 14° et 28°C. Par trop basse température les photos peuvent paraître surexposées ou bleuâtre, sans contraste ) comme le rappelle Impossible Project dans une newsletter « Hot tips for Cold days » de janvier. (à lire également cet autre article)

Janvier en Belgique n’est donc pas une conjonction saisonnière optimale. Tant pis. Je ne vais pas hiberner dans ma caverne avec mon SLR680 en guise de pot de miel et attendre le retour du beau temps.

Donc, si tôt reçu, si tôt testé. J’enfourche mon vélo et je m’en vais dans la campagne environnante … température autour des 5°C, temps brumeux, couvert, belge.

Pour la première photo [1. film Impossible Project PX680 Color Protection, série spéciale Gold Edition] déjà présentée dans le billet précédent, les couleurs sont encore naturelles. La balade se prolonge et malgré mes précautions l’appareil se refroidit … le film aussi. Mauvais pour la chimie du développement et bien que je range dans une poche intérieure [2. attention à ne pas plier la photo sous peine d’avoir un écoulement de réactifs chimiques] , au presque chaud, les photos éjectées, la couleur dominante se déplace vers le vert glauque. Effet « artistique » imposé par le climat … Le froid peut être aussi responsable d’une photo apparemment surexposée (comme c’est le cas ici) ainsi que d’un mauvais étalement de la « pâte » de réactifs avec comme conséquence cette tache brune au sommet de la photo.

(MAJ 17/01/2014) Tout évolue … et parfois en mieux, ce qui est appréciable. Une année après la publication de ce billet, Impossible nous « offre » une nouvelle chimie pour ses films (dénommés désormais Color600 et SX70) en progrès réel. De plus, pour mes photos en extérieur (hiver doux, T° de l’ordre de 6°C), j’ai équipé mon SX70 d’une lanière (il pend à mon cou sous ma veste … à une température idéale). Aussitôt la photo prise, je peux lâcher l’appareil et transférer immédiatement la photo dans une poche intérieure de ma veste, bien au chaud.

Bien arrivé … mais …

9 janvier 2013   2 commentaires   permalink

(re)çu , (dé)çu …

Je vous disais (ici) avoir commandé sur eBay un Polaroid SLR680 annoncé en parfait état cosmétique et fonctionnel. Pas de retour possible … eBay c’est parfois aussi la loterie : on tente et on perd (ou pas).

Donc il est arrivé. Tout beau, dans sa boîte d’origine … mais voilà, un bref coup d’œil dans le viseur faisait craindre le pire (des taches noires ici, là, et là aussi … beaucoup, trop). Évidemment ces taches n’étaient pas externes : on parle parfois de champignons qui se développent dans l’humidité et le noir, qui s’accumulent sur les parties optiques, la cellule … Je tente un nettoyage externe à l’alcool. On peut rêver. Inutile.

Un premier test avec une « cartouche » de film vide (c’est le film qui contient la batterie). Le flash flashe … un minimum.

Ensuite j’introduis un film … bziouinnnncloktch … Vite une photo pour voir si le mal est réel. Et très vite, je constate que l’autofocus patine. Tant pis, testons en manuel. Et là, ça parait Ok.

En conclusion eBay reste eBay. Faire confiance aux vendeurs … bof, bof. C’est vrai je pourrais écrire au vendeur, lui demander de reprendre la bête et pourtant … l’espoir. L’appareil est beau, prometteur et j’ai un plan B (dont je vous parlerai plus tard … si il s’avère judicieux) qui m’oblige à garder l’appareil. Ai-je tort ou pas ? Qui sait ? Je tente le coup.

Après 2 essais vite faits, bien (?) faits en intérieur, impubliables car sans intérêt, et 2 photos ratées (doigt un peu lourd et déclenchement mi-course dépassé), j’enfourche mon vélo et à deux pas roues de chez moi, une première photo … Attendons la suite …

Suivre un colis à la trace …

5 janvier 2013   2 commentaires   permalink

Il y a quelques jours je vous disais avoir lâchement craqué sur eBay pour un Polaroid SLR 680.

Quand je dis « craqué » c’est que, à la 4eme enchère, je me suis retrouvé tout seul, plus rien, le vide intersidéral et j’ai donc emporté l’enchère. Situation étonnante car quelques jours plus tard, pour des SX70, la lutte (à laquelle je n’ai pas participé … ou si peu 😉 ) a mobilisé plusieurs dizaines d’enchères/enchérisseurs qui ont atteint des petits sommets. Dans les deux cas, les appareils étaient « cosmétiquement » parlant impeccables. Quant au fonctionnement …

Donc, la vente emportée, j’ai payé (et oui). Il me fallait ensuite attendre le bon vouloir des banques acheminant le magot vers le destinataire, le bon vouloir du vendeur occupé certainement par les fêtes et les achats de dernière minute (avec mon magot) et donc pas pressé d’expédier mon achat, puis, enfin, le bon vouloir de la poste française (la belge c’est pour après).

Mon vendeur m’ayant fourni un code pour suivre le colis, pour tromper mon impatience, j’ai donc rendu visite au site Colissimo.

A l’image des chinois qui avaient élevé le supplice à une forme d’art, Colissimo se défend assez bien pour faire languir le destinataire. Le 3 janvier le colis quitte la plateforme ouest pour s’apprêter à quitter le pays et le 4 janvier le colis rejoint la plateforme ouest en passant par la plateforme est. De là à supposer que l’étape suivante est la livraison chez le … vendeur, il n’y a qu’un pas que je refuse de franchir.

Wait and see …

image

En vœux-tu ? En voilà …

31 décembre 2012   0 commentaire   permalink

Ok, le jeu de mot est nul. Tant pis.

D’ici peu nous franchirons la marche qui nous sépare de 2013 et 2012 passera à la trappe; une année usée, terne, submergée par la crise. Je ne la regretterai pas.

Nous serons alors en droit d’espérer du mieux … Pourquoi pas ?

C’est du moins tout ce que je vous souhaite.

Il y a bien longtemps, j’avais lu – était-ce dans le journal de Mickey ? (Oui, j’ai dit … Il y a longtemps) – qu’à chaque extrémité d’un arc en ciel on pouvait trouver un pot rempli de pièces d’or … Alors, à défaut du pot, je vous offre cet arc en ciel capturé (Hipstamatic et Instant) le jour de Noël …

La vieille casserole … (Suite) comprendre la bête

28 décembre 2012   0 commentaire   permalink

J’ai lu ici et là que l’autofocus du SX70 Sonar ne fait pas des merveilles. Alors un autofocus défaillant …

Malgré les petits soucis pour caler la mise au point en mode manuel, je commence à mieux comprendre l’appareil et ses caprices lumineux.

Avec les films PX70 Color Protection de Impossible Project on a intérêt à décaler fortement la molette d’exposition vers darker pour obtenir un résultat convenable. Il semblerait aussi que la température joue un rôle dans la tonalité de la photo développée et là, on est en hiver, le soleil est rare et je n’ai pas envie d’attendre l’été …

Je guette donc un rayon de soleil (en hiver, en Belgique, la tâche n’est pas aisée) et me précipite. L’éjection de la photo est un peu comme un accouchement (pour autant que je puisse en juger 😉 ). Sauf que le bébé est tout bleu pendant de longues minutes, qu’il faut le protéger du froid en attendant qu’agisse la chimie concoctée par Impossible Project.

L’appareil braqué vers le ciel ensoleillé … un contrejour qui aurait, je pense, donné un ciel surexposé sur pas mal d’appareils numériques. Un flash aurait certainement débouché les ombres de l’escalier. La température extérieure est proche du 0°C et dès la sortie de la photo je la range dans une poche intérieure de ma veste. Les films Color Protection ne craignent plus la lumière mais demandent un temps de développement assez long (disons 30 minutes, la durée d’un instant … assez long 😉 ) (galerie Impossible Project) …

Les berges de l’Escaut (galerie Impossible Project). Une photo remarquée sur le blog de Impossible Project … Yessss