Pour quelques essais de plus …

3 décembre 2012   0 commentaire   permalink

Il y a quelques dizaines d’années on sortait son Polaroid, on déclenchait et, bziouinnnn (ça c’est le bruit caractéristique de l’éjection du film) une photo sortait de l’appareil. Quelques instants encore et un moment inoubliable était figé sur le papier.

Polaroid n’a pas résisté à l’assaut du numérique et s’est effondré laissant les polaroidophiles profondément dépités. Après l’épuisement des stocks de films originaux, les appareils désœuvrés ont rejoint les fonds de tiroir, les brocantes et puis, pour les plus chanceux d’entre eux, une deuxième vie leur a été offerte.

Une bande de fadas a décidé de ressusciter le concept. Oui mais voilà, apparemment les « secrets », les brevets, les réactifs ont étonnamment disparu et la « technique » Polaroid s’est éteinte (ici). Déterrer les secrets enfouis, n’a pas été facile … des films au développement approximatif, à l’extrême sensibilité à la lumière : pas vraiment de quoi pavoiser mais beaucoup d’espoir pour les amateurs.

Et petit à petit, la technique s’affine et les films commencent à sortir de l’expérimentation … Tout n’est pas parfait. Entre un ancien cliché Polaroid et un actuel Impossible Project il y a encore un pas assez grand.

Vouloir rivaliser avec les engins actuels, bourrés de technologie, serait illusoire alors laissons opérer le charme, la magie, d’une chimie pas toujours maîtrisée. Et, puis quelle délectation de pouvoir imputer à l’appareil les défauts de la photo et, en prime, de sublimer ces défauts en « touche » artistique …

Un essai avec mon SX70 Sonar (film Impossible Project PX70 Color Protection) … mais sans sonar (autofocus pas fiable) et avec focus manuel :

Le sentier des tourbières avec Mr B …

28 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Le Japon a le mont Fuji et la Belgique a le Signal de Botrange … on a les sommets qu’on mérite.

La photo argentique m’ayant lâchement, inopinément, brutalement fait faux bond … je boude (momentanément) tous ces pièges à photons que sont les appareils photo et j’enfourche Mr B pour une petite sortie en forêt …

Le Signal de Botrange se situe sur le plateau des Hautes Fagnes dans l’est de la Belgique a deux pas de la frontière allemande et culmine à 694m. Un sommet, vous disais-je …

C’est un lieu idéal pour les randonnées généralement bien balisées. Dans cette région les forêts sont profondes et le gibier vous attend au détour d’un sentier.

À partir du Centre Nature de Botrange vous pouvez louer des vélos électriques et suivre les itinéraires comme le sentier des tourbières (quelques photos)

Je l’ai fait mais sans électricité, avec juste quelques muscles et Mr B. Normalement, cette randonnée de 26km est décrite comme étant de difficulté moyenne et faisable en 4h (3h m’ont suffi … Yesss ). Pas la peine d’ajouter que si vous pouvez bénéficier de quelques rayons de soleil le paysage est admirable sinon, bonjour la gadoue …

Le parcours n’étant pas vraiment plat 🙂 , j’avoue que j’ai un peu souffert d’autant plus que Mr B est plus urbain que campagnard, il préfère l’asphalte aux gravillons. Le fléchage du parcours est presque parfait … j’ai raté un croisement et j’ai donc du improviser avec quelques kms supplémentaires en prime (n’oubliez pas d’emporter une carte ou, comme moi, le petit folder disponible au centre nature). Heureusement, comme je vous l’ai dit, les randonnées pédestres ou en vélo sont particulièrement bien flèchées et retrouver son chemin est assez aisé à condition de pouvoir décoder chiffres et couleurs. Peut-être aurez-vous la chance de rencontrer du gibier … dans mon cas quelques chevreuils (pas de corne, petite taille ? … non ce n’était pas des rhinocéros ni des mulots).

Amusant d’observer le regard surpris ou incrédule des VTTistes. Le comportement de Mr B fut admirable, a l’image de son maître … Une balade à refaire assurément … l’année prochaine (je n’aime pas la gadoue).

Instagram … need I followers, likers ?

24 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Réseaux sociaux … on aime … ou pas.

Oui, comme beaucoup, j’ai un compte Instagram et j’y publie des photos LoFi, une sorte de journal en images, un regard rapide, subjectif sur le quotidien. Et comme sur tout réseau social, la publication s’accompagne de « likers » ou de « followers » (désolé pour le jargon). Même si les compteurs sont loin d’exploser – là n’est pas mon but – je suis à chaque fois surpris par le profil de beaucoup d’entre eux.

Dans la minute suivant cette photo prise très récemment et publiée avec le mot clé #mozart, les likers se sont manifestés. Curieux, je suis allé voir leurs galeries et … chercher l’erreur : le décalage entre ma photo et leurs affinités, et ce qu’ils montrent d’eux, tout en superficialité, est vertigineux. La recherche du look, le « paraître » sont-ils (in)compatibles avec #mozart ? Ou alors on lance des like dans toutes les directions, quelles qu’elles soient, dans le seul but d’attirer des voyeurs sur son propre moi ? Collectionner les likers et les followers , faire exploser son compteur serait le principal (le seul ?) objectif de ces utilisateurs de réseaux sociaux ?

Poussant plus loin, mon exploration j’ai jeté un coup d’œil sur les photos publiées avec le mot clé #mozart … 6 chatons, un âne, … Vous avez dit Mozart ? Pardon, #mozart.

On vit une époque formidable …

Argentique … Why not ?

20 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Soyons positif … essayons le négatif !

Dans un précédent billet je vous narrais comment le sort s’était acharné sur moi en me « sucrant » mon stage de photographie argentique.

Connaîtrais-je un jour le plaisir de travailler dans le noir pour mettre à jour une photo ? Peut-être pas …

Mais, et il y a un mais, si j’ai redonné un peu de vie à mon vieux Pentax ME ce n’est pas pour le refourguer illico dans un placard. N’écoutant que mon courage je me suis donc précipité chez un photographe et, un peu gêné par l’incongruité de ma question , je lui ai demandé si, par hasard, la photographie argentique avait encore une petite place dans notre monde ? Un peu surpris, il m’annonça qu’il avait des films et qu’il s’occupait également du développement … Je lui achetai donc une bobine de pellicule 400 ASA (étant donné les conditions météo actuelles qui vous ferait douter de l’existence du soleil) en noir et blanc en m’assurant que la date de péremption de la dite pellicule n’était pas dépassée.

Me voilà donc avec un appareil prêt à shooter. On va voir ce que l’on va voir … à la façon ancienne : on shoote, on reshoote, 36 fois, on rebobine la pellicule, on la dépose pour le développement, on repasse quelques temps plus tard et enfin on contemple le résultat. On est loin du tout, tout de suite du numérique.

À suivre donc, shooting en cours …

Et photo prise en numérique … iPod et Camera+ ( camera, édition, cropping, cadre et texte ).

Et pourquoi pas l’argentique ?

16 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Poursuivant ma quête improbable au but indéterminé et, s’agissant de photographie, le moins flou possible, l’occasion – celle qui fait le larron – d’assister à un stage consacré à la photo argentique s’est présentée de façon assez opinée (antonyme de « inopinée »). J’ai sauté dessus – je parle de l’occasion – et me suis inscrit.

Il fallait remplir une condition … avoir un vieux Relex. No problemo. À la fin des années 70 et début 80 j’avais un Asahi Pentax ME. Il me fallait juste le retrouver. Ce qui ne pose pas de problème quand on est ordonné … ce qui n’est pas mon cas, mais j’ai de la chance … parfois.

Il semblait en bon état. Juste un peu raplapla. Il me fallait des piles bouton dont la dénomination a évidemment changé. Heureusement, le web a souvent réponse à nos interrogations les plus intimes et les modèles SR44 (oxyde d’argent) ou LR44 (alcaline de nouvelle génération) devaient répondre à mes attentes (avec préférence pour les SR44 … que je n’ai pas beaucoup cherchées et donc pas trouvées). Achetées (2), placées et … une petite loupiote rouge, signe de vie, se mît à clignoter dans le viseur. Yessss …

Autre point capital, le boîtier est-il encore bien (parfaitement serait préférable) hermétique à la lumière ? En voilà une bonne question … sans réponse à l’heure actuelle.

Et comme qui peut le plus peut … le plus, j’ai également dégoté le flash que j’ai nourri de piles ad hoc et … rien. Comme, dans mes souvenirs il était parfaitement fonctionnel, j’ai (presqu’) immédiatement pensé à un faux contact. Quelques coups de papier émeri sur les contacts qui étaient délicatement oxydés et … Yessss.

Le cartable est prêt et moi aussi. J’ai même réactualisé mes connaissances chimiques sur le processus de développement, réactifs, équations … (On ne se refait pas).

Est-ce un coup de Murphy et de sa loi ? … « Si une chose peut mal tourner, elle va infailliblement mal tourner ». Je viens de recevoir un appel téléphonique : faute de combattants (2) le stage est supprimé. Sigh

À défaut d’analogique savourons le numérique … Une superposition de photos avec Hipstamatic , recadrée, encadrée et filtrée dans Camera+.