Polaroid … le petit oiseau va sortir

13 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Le petit oiseau va sortir …

Expression bien connue de tout qui prend, a pris, prendra une photo. Juste pour mettre en garde le sujet contre tout mouvement intempestif, toute grimace non désirée susceptible de transformer un beau souvenir en regret éternel de l’instant irrémédiablement perdu.

Dans le cas du polaroid doté d’un film Impossible Project, l’expression prend une autre dimension. En effet, on se demande à chaque fois de quelle nature sera le volatil … un moineau terne, un pic-vert verdâtre ou … un pithécanthrope. Évidemment, s’il daigne sortir.

Il faut reconnaître que l’équipe d’Impossible Project semble parfois bien porter son nom face à une quête bien difficile … retrouver le secret du Polaroid d’antan dont la recette, les réactifs semblent avoir disparus dans le naufrage économique à moins que ce ne soit une sombre histoire de brevets.

L’utilisateur lambda se retrouve alors non pas dans la situation du photographe un peu givré (à l’heure du numérique réutiliser des appareils lourds, techniquement dépassés, avec des pellicules chères, bravant le regard mi-médusé, mi-narquois du passant) mais de l’expérimentateur : le trial and error semble être la règle … avec beaucoup d’error. Au prix de la peloche (plus de 2 euros par photos), ça fait réfléchir.

Mais l’adage dit « Quand on aime on ne compte pas », alors on « try » en espérant que l' »error » ne sera pas au rendez-vous.

Concrètement, j’ai acheté 2 films Color Protection, un, le PX70, pour mon SX70 et l’autre, le PX680, pour le 635CL. Ces nouveaux films présentent l’énorme intérêt de pouvoir affronter la lumière dès l’éjection de l’appareil au prix d’une durée de développement d’une trentaine de minutes (la durée d’un instant-ané ?).

J’ai alors pris une photo avec chaque appareil dans les mêmes conditions … à vous de juger. Déception ? Un peu. Abandon ? Pas du tout.

Et, ayant découvert, qu’un site hollandais propose de remettre à neuf (dans les limites du possible) votre SX70 (pour le mien, comme déjà expliqué, la mise au point auto laisse grandement à désirer), je vais tenter le coup de la réparation (ce réparateur semble être sérieux car je pense que c’est chez eux que le Impossible Project Shop de Paris envoie ses appareils défectueux) . Hélas, ils sont en vacances tout le mois de novembre … Il va falloir patienter.

Hipstamatic, Instagram … pourquoi pas ?

9 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Et si moins pouvait être mieux ? Existe-t-il un domaine où la tendance ne serait pas orientée vers le plus ? On exige de vous le maximum et vous exigez la même chose de votre environnement (humain et matériel). La « zénitude », la yoga-attitude et la lévitation sont sympas mais surtout pour les autres.

En photo numérique il en va de même. La course aux mégapixels, l’offre constamment renouvelée (en mieux, en plus, évidemment) crèe chez le pauvre consommateur que vous (je) êtes (suis) un sentiment de frustration. Difficile à suivre …

Alors, pourquoi ne pas lever le pied et constater que parfois moins c’est pas mal et que si vos photos sont moches ce n’est pas par manque de pixels mais peut-être par la faute du supposé photographe que vous (je) êtes (suis). Une bonne photo nécessite-t-elle le matos dernier cri ?

Il y a peu je voyais des daguerréotypes de Macaire-Warnod montrant le port du Havre. Ils dataient du début du XXe siècle … et, mis à part la monochromie sépia, ils étaient bluffants de précision, de netteté …

Un journaliste photographe américain Ben Lowy s’est distingué cette année par ses reportages revendiqués iPhone/Hipstamatic. Évidemment, des pour et des contre. Des vivas et des levées de bouclier. Plaire à tous c’est difficile.

If, on the other hand, you believe iPhone photography — and the Hipstamatic app, in particular — are the work of the Devil, then you can think of Mr. Lowy as his messenger.

Du daguerréotype à l’iPhone, l’écart est grand. Reste la photo, la capture d’un instant.

Croire qu’Hipstamatic et ses applications consoeurs seraient capables d’apporter en quelques clic le « beau » et l' »esthétique » grâce à quelques filtres (philtres ?) magiques est un leurre. Et pourtant, avec l’aide d’Instagram et son partage à l’échelle mondiale, on peut transcender la réalité, se sentir – un peu – « artiste » au grand dam des « professionnels » de la culture.

Voici un extrait d’un article intéressant

En somme, si Hipstamatic énerve, c’est peut-être parce que cette application, avec son homologue Instagram, ont instauré un règne de partage de l’image à une échelle jamais égalée (d’ailleurs la dernière version d’Instagram propose la géolocalisation des photos prises, induisant des comportements photographiques inédits). Et peut-être aussi parce qu’elles dépossèdent chaque jour un peu plus les institutions culturelles de leur primauté à établir ce qui est beau, artistique ou professionnel de ce qui ne l’est pas.

À lire aussi, un article qui nous parle de cette nouvelle fonction de l’image … l’image communicante.

Les polas c’est sympa mais à part ça ?

5 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Les anciens prônaient l’équilibre entre le mens sana et le corpore sano (mon latin est loin -il date de mon antiquité à moi 🙂 – et je m’étonne que le traducteur me donne corpore sano plutôt que corpus sanus). Sur le plateau « corpus » de la balance, j’ai déposé un vélo … à peu près 13kg. Et quand je dis « j’ai », c’est plutôt une coalition familiale attentive à mon épanouissement global.

Ce vélo, Mr B est un vélo pliant anglais … Un Brompton M6 pour ceux qui connaissent. Passe-partout, presque minuscule lorsqu’il est plié (en un peu plus de 10 secondes pour ceux qui contrairement à moi n’ont pas deux mains gauches et un gros problème de latéralité), assez léger (ou plutôt pas trop lourd), super pour ceux qui s’adonnent au « vélotaf » (moi, je suis plutôt « loisir », privilège de l’âge) … un petit bijou.

Cela remonte à quelques mois. Mes premières sorties se soldèrent par des douleurs aux genoux, au « derrière » (s’agirait-il du coccyx ?), un souffle de vieille locomotive à vapeur, des raideurs musculaires dans les jambes et des tiraillements dans le dos. Bref, tout ce que peut attendre quelqu’un qui n’a jamais prisé le sport quel qu’il soit (Avec par dessus tout une détestation certaine du foot. J’ai parfois l’impression d’être le seul a revendiquer ce droit et parfois, je me demande quelle frustration ancienne et profondément enterrée serait à la base de ce sentiment), et où qu’il soit, en vrai ou à la télévision.

Et puis, ne serait-ce que pour faire honneur à la bête (je parle du vélo) et de son besoin de sortir, de prendre l’air (un vélo est un animal comme un autre), j’ai répété l’effort. Et la pénibilité s’est petit à petit amenuisée, de façon inversement proportionnelle au plaisir (merci les endomorphines).

C’est ainsi que Mr B est devenu un peu plus qu’un tas de ferraille … mon vélo et un instrument de liberté.

(À suivre)

Halte parisienne …

2 novembre 2012   0 commentaire   permalink

Les week-ends sont encore plus beaux quand on peut les caser en début de semaine et si, en plus, on peut les passer à Paris …

Et si – demandons beaucoup pour avoir un minimum acceptable – la météo se fait souriante – je n’ai pas dit idyllique … sachons raison garder – mais un peu mieux que de saison, fraîche mais sèche, agrémentée de quelques rayons de soleil timides mais bienvenus, oui, il fait bon vivre.

Donc 3 jours à Paris … un bref passage à l’Impossible Project store de la rue Charlot (j’y reviendrai dans un prochain billet. Ma vieille casserole deviendrait pour moi un sujet qui fâche ?), quelques expos dont la superbe Van Gogh, rêves de Japon, à la Pinacothèque (courez-y) : en bon béotien que je suis, j’y ai appris combien Van Gogh s’était inspiré des « japonaiseries », comme il aimait le dire dans ses lettre à son frère Théo, et de Hiroshige en particulier (dont vous pouvez admirer, toujours à la Pinacothèque – avec un billet couplé – un grand nombre d’estampes Ukyo-e (attention, visite de tous les dangers … les estampes sont petites, renfermées dans des vitrines et les approcher relève parfois de l’exploit).

À défaut, d’un vrai polaroid, laissons la parole à Hipstamatic, une application sympa pour iBidule (pod, pad, phone, …) … sauf que, pour des raisons qui m’échappent à moins que cela ne soit encore le résultat de la fatalité contrariante qui s’abat sur moi, je n’ai pas pu sélectionner la haute résolution …

La vieille casserole … (suite) Toussaint

30 octobre 2012   0 commentaire   permalink

Il faut de temps en temps rompre les amarres et se laisser dériver …

Et si la vague d’Hiroshige m’avait emporté vers la pinacothèque de Paris où a lieu une exposition consacrée à Van Gogh qui aurait cherché, dans ses rêves de Japon, chez ce même Hiroshige un peu d’inspiration ?

Donc, à Paris pour quelques jours (je compte faire un petit passage à la boutique Impossible Project rue Charlot) je n’ai pas vraiment le temps de tester (encore et toujours) ma vieille casserole. Juste un petit pola de circonstance pris avant mon départ : une fresque de Denis Meyers au cimetière du nord à Tournai. Et pour le pola, je le reconnais, la mise au point pose réellement problème (snif).

PS : shame on me … j’ai donné dans Photoshop un petit coup de netteté sur le pola au sortir du scan (faute avouée est à moitié pardonnée, dit-on)