3 novembre 2014 permalink
Citrouilles, potirons, crânes ou gerbes (je parle de fleurs), c'est selon … Halloween, toussaint, fête des morts, touillons le tout et servons chaud.
Quelqu'un disait que si la vie n'a pas de sens, elle a une direction … le cimetière. Alors autant apprivoiser l'endroit et y faire quelques pas en étant assuré que le retour est compris dans la balade.
Et même si je n'y perçois nulle présence évanescente (quand on est mort c’est pour la vie), j'aime déambuler, traîner les pieds dans les feuilles, lire ici et là les épitaphes, laisser divaguer mon esprit et, éventuellement, sortir mon pola pour … une petite photo.
C'était il y a quelques jours au cimetière du Sud à Tournai …
{Polaroid SX70 Model2 / Film SX70 Color}
{Polaroid SLR680 / Film B&W600}
{Polaroid SX70 Sonar AF / Film SX70 B&W}
31 octobre 2014 permalink
Spécial Halloween 😉
Vous aimez les squelettes, les crânes et autres calcifications du même type ? Moi … pas trop. Mais, aimablement invité à présenter un skull bien à moi sur la page Facebook je dus cogiter ferme …
Donc point de crâne dans mes polas, point de crâne dans mes tiroirs, point de crâne enterré au fond de mon jardin, … rien. Même pas un tout petit crâne bien mignon tatoué quelque part … Ok, il y avait bien quelques belles oeuvres streetart numériques mais, ici, point d'Instant Lab pour instantanéiser la chose. Rien.
Partant de rien, difficile d'arriver à tout. Contentons-nous d'un petit quelque chose modeste … Et une idée … Elle vaut ce qu'elle vaut. Un peu de matériel et deux polas (dont une copie-roid de page de magazine – et il s'en sort bien mon SLR680 – avec un beau petit crâne chevelu de l'artiste Monsieur Qui aka Eric Lacan. Désolé pour l' »emprunt ») Impossible Project avec mon SLR680 et du BW600 …
L'idée … un petit montage assez banal en utilisant la technique de transfert d'émulsion (séparer la « gélatine » photo de ses supports carton et plastique et la déposer/coller sur un autre support, ici du papier aquarelle). Il m'apparaissait logique d'utiliser la technique adaptée aux films couleurs (articles sur le blog et texte/photos sur le blog d'Impossible Project). Comme je l'avais déjà constaté ici ça fonctionne mais à quelques différences près.
- On découpe le cadre carton (ou plus) autour de la photo
- On dépose la photo dans de l'eau assez chaude. Pour un film couleur, le carton inférieur se détache rapidement/aisément, et, ensuite, on sépare l'émulsion de la mince feuille plastique en mylar . Ici, les trois couches (plastique-emulsion-carton) collent assez fortement. Le temps de trempage est plus long. Ensuite, en glissant un ongle entre le mylar et le reste on peut délicatement le décoller. Ensuite, avec un pinceau on peut séparer l'émulsion du fond noir.
- L'émulsion « ratatinée » est transférée dans de l'eau froide (la manipulation en est facilitée) et déposée sur le nouveau support humidifié (on glisse l'émulsion au dessus du support).
- Pour finir, séchage à plat, et aplanissement sous un bon gros dico.
Conclusion, le transfert d'émulsion est possible avec les films noir et blanc d'IP (du Generation 1 … en est-il de même avec le tout nouveau Generation 2 ? ) mais avec quelques petites adaptations.
Le résultat, intitulé « Série noire » …
14 octobre 2014 permalink
De passage à Paris, début octobre, je ne pouvais manquer de faire un saut à l’Impossible Project Shop de la rue Charlot pour leur confier deux grands malades, un SLR680 ayant bravé les lois élémentaires de la gravitation avec pour résultat une tête bien fracassée (même si l’auto-focus ronronnait encore …) et mon SX70 Alpha préféré (trou pour trépied et encoches pour lanière) au bouton rouge-déclencheur baladeur … Retour promis vers la fin du mois d’octobre.
J’en profitai pour acheter quelques films … M’exprimais-je mal ? Ou la charmante demoiselle avait-elle la tête ailleurs ? Je me retrouvais avec deux films noir et blanc plutôt que couleur. Et c’est seulement le lendemain à la sortie de la première photo que je constatais la méprise avec surprise. Sigh …
Oui, le noir et blanc me met mal à l’aise … d’abord pour des raisons comment dire … artistiques (un bien grand mot dans mon cas mais j’ai l’impression d’avoir une « vision » des choses plutôt « couleur ») et des raisons techniques, le noir et blanc est encore plus capricieux (protection à l’éjection, exigences en terme de luminosité … et, dit-on, stabilité dans le temps moins assumée avec virage au sépia).
Face au dilemme, retourner à la boutique pour un échange ou tenter bravement l’aventure, fidèle à moi-même, je choisi la deuxième voie de l’alternative 😉
Quelques beaux gâchages évidemment mais aussi …
… quelques photos plaisantes sur le quai d’Austerlitz …
… et à la Butte aux Cailles …
6 octobre 2014 permalink
Sasha … 4 mois et demi et déjà deux dents 😉
Septembre … tout commence avec un retour de Londres, la porte à côté et réel dépaysement.
Truman Brewery {Polaroid SX70 Alpha / Film Impossible Project SX70 Color}
Et ce polaroid SX70 Alpha au bouton rouge (le déclencheur) plus que défaillant. Oui, l’âge est là. La tentative de réparation s’est soldée par un semi-échec … j’ai bien détaché délicatement le capot avant (merci Polaroid Passion) mais pour constater qu’un petit ergot métallique solidarisant le bouton au capot était cassé. Sigh … Je colle ou … ? That’s the question. Et comme je n’aime pas la solution « colle » irréversible, d’autant plus que je suspecte un dysfonctionnement quelque part au niveau du déclencheur (le déclencheur à distance ne fonctionne pas et le FlashBar de Mint a tendance à bafouiller/cafouiller) … À suivre … Et heureusement, un « petit frère », au fond d’un tiroir, piétine d’impatience pour revoir/capter la lumière …
Pas de braderie de Lille cette année … en mission baby-sitting à Bruxelles. Sasha, le « dushechkin » alias » cœur de pastèque », aimerait-il Mozart ?
La première quinzaine a presque la douceur d’un été indien un peu en avance …
Gazania ensoleillé {Polaroid SX70 Model 2 / Film Impossible Project SX70 Color}
Profitant du soleil, j’embarque trépied et pola dans le cabas de Mr B et en route pour un nouveau triptyque du côté d’Antoing et des cimenteries en bordure d’Escaut. Deux polas qui refusent de sortir, deux autres au développement assez foireux et comme toujours le délai pour le diagnostic est de 40 minutes, c’est à dire trop tard. Il y a des jours comme ça ou la douceur du soleil s’accompagne d’une touche acidulée de déception … sweet and sour ?
Et un livre … découverte … Non ! Pas celui de l’ex-première dadame. « Des Milliards de Tapis de Cheveux » d’Andreas Eschbach (Ne suivez pas ce lien si l’envie de lire le livre vous prend.). De la SF allemande, une idée simple et géniale, un talent de conteur, … Un pur bonheur, du moins jusqu’à la page 80, là où je suis arrivé au moment où j’écris ces lignes. Merci pour le moment 😉
93 ans, déjà … et le disque dur, plus dur du tout. Les neurones qui se désolidarisent et, l’être s’évanouit laissant une coque de plus en plus vide.
Et puis, une première biennale d’art urbain (terminée à l’heure où vous lirez ce billet, mais les œuvres murales subsistent) à Charleroi, l’occasion de mettre les pieds dans cette ville si peu sexy selon les on-dits. Mais avec un chaud soleil de septembre, quelques façades pleines de couleurs, de vie … tout passe.
Sozyone à Charleroi {Polaroid SX70 Model 2 / Film Impossible Project SX70 Color}
Et la/les fête(s) de Wallonie, occasion de faire el fiesse et, pourquoi pas, avec Bob 😉 et un petit peket.
{Polaroid SX70 Model 2 / Film Impossible Project SX70 Color}
… et du nouveau à Froyennes Gare, le spot to be pour les graffiteurs 😉 … les étudiants de Saint-Luc sont revenus (à lire, mon billet de juillet) et apparemment ils en ont remis une couche (photos numériques sur @necDOT) …
{Polaroid SX70 Model 2 / Film Impossible Project SX70 Color}
Le mois est sur le point de se terminer (après 30 jours, quoi de plus naturel pour un mois de septembre ?) et toujours une meteo favorable (et je constate que le mot « meteo » est en très bonne place dans le top fréquence du blog … ma vie serait-elle guidée par le soleil et ses apparitions ?). Toujours est-il que cet appoint de lumière est plus qu’apprecié par les polas, profitons-en donc. Et pourquoi pas un petit « safari dominical » tournaisien avec un vieux film polaroid 600 (exp 01/2006) ?
{Polaroid SLR680 / Film Polaroid 600 (exp 01/2006) }
25 septembre 2014 permalink
Un trépied, un pola, un peu (beaucoup ?) de lumière, les ingrédients sont réunis pour réaliser un nouveau triptyque (voir ce billet) …
Ayant sous la main un modèle docile, l’Escaut, avec ou sans méandres, c’est au cœur de Tournai que j’ai planté mon trépied (c’était le dimanche 24 août) …
Et comme toujours avec les films Impossible, le droit à l’erreur n’est offert qu’aux seuls photographes (très) patients. Attendre 40 minutes pour voir apparaître la photo … et constater qu’elle est sous(sur)exposée ou tout autre aléa inhérent aux films Impossible et à l’utilisation de ces vieilles bécanes que sont les SX70. N’en faisant pas partie (je parle des photographes patients) , c’est de retour chez moi, que j’ai constaté qu’un de mes essais était effectivement sousexposé … 🙁
Le Pont des Trous et le quai des Salines …
{Polaroid SX70 Sonar AF / Film Impossible Project SX70 Color}
Profitant de l’occasion, j’ai shooté aussi en noir et blanc et, pour ce type de film dont le développement est assez rapide (10 minutes), il est primordial de protéger la photo de la lumière pendant les premières secondes pour éviter une surexposition. Ici, le cache (un darkslide) a glissé légèrement et la surexposition est bien visible sur la partie supérieure de la photo …
{Polaroid SLR680 / Film Impossible Project BW600}
… et avec une protection efficace, l’église des Rédemptoristes (qui aurait dû être le sujet de mon deuxième triptyque) …
{Polaroid SLR680 / Film Impossible Project 600 BW}
La même en couleur …
{Polaroid SX70 Sonar AF / Film Impossible Project SX70 Color}