Films Impossible Project B&W 600, première photo et …

10 décembre 2013   0 commentaire   permalink

premières impressions.

Ça y est Impossible Project à renoué avec le Noir et Blanc. J'avoue avoir très peu utilisé les versions précédentes suite à quelques cuisants échecs et amères déceptions … en cause, des films ultra « sensibles » (un regard de travers et c'était la surexposition), un photographe (moi, en l'occurrence) assez dilettante, et les moultes aléas qui rendent la chimie des films Impossible aussi attirante 😉

Le package est sympa mais avouons-le … on s'en tape un peu (grossier ? Moi ? … ). Une notice classique : outre les conditions de conservation (à plat, au frigo …), les températures optimales d'utilisation (13°C-28°C) il est dit que la protection dans les 2 (?) premières secondes est capitale (après aussi, mais moins) et que le film se développe en 10 minutes (waouawww … qui a dit instantané ?). Il est également rappelé que les clichés B&W sont sensibles à l'humidité pendant un certain (?) temps et qu'il est préférable de les conserver dans un endroit sec jusqu'à séchage complet de la chimie au risque de détérioration/décoloration des nuances.

Le film est évidemment tout nouveau, d'une fraîcheur exceptionnelle … production 11/2013. Et je vais utiliser mon SLR680 plutôt qu'un SX70 et un filtre (les nouveaux films B&W ont une sensibilité de 600 ISO) en intérieur et en extérieur (dehors juste quelques tout petits degrés … pas top).

Et c'est parti (molette darken en position médiane) et une Impossible Project Frog Tongue surmontée d'un darkslide (oui, c'est ceinture et bretelles). Avouons-le, les conditions sont idéales.

Bziiiiiiiiinnnnnnnnggggggggg….wouing…klak. Première photo et suspens.

Je déclenche un chrono et un peu moins de 2 minutes après le déclenchement, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil sur le cliché. Déjà, la photo apparaît distinctement (pour qui ne connaît que les films couleur, c'est surprenant). Après 8 minutes, le développement est presqu'achevé.

Et, effectivement, après une dizaine de minutes … fini.

Que dire du résultat … je reconnais en être assez content même si le reproche lu et entendu ici et là d'un contraste très (trop ?) marqué laissant peu de place aux nuances de gris est réel ) moins marqué en extérieur avec flash débranché). On aime … ou pas. Et puis, plus rédhibitoire amha, un pourtour assez large de la photo est flouté, un peu cramé … dommage.

Maj (14/12/2013) : après quelques essais supplémentaires en extérieur avec une température de 2-3°C, il faut reconnaître que les polas sont encore très sensibles à la lumière et qu’ils n’apprécient guère ni le froid (pola blanchâtre comme surexposé) ni être « bousculés » pendant la phase de développement (apparition de stries, zébrures ?)

À vous de juger …

Le pola après 2 minutes (Hipstamatic avec mon iBidule) …

 

Le cliché final, intérieur avec flash …

 

… et extérieur sans flash …

{Polaroid SLR680 et film Impossible Project B&W 600}

 

Mise en abyme …

27 novembre 2013   0 commentaire   permalink

À chacun ses références …

Pour certains ce sera le Portrait des Époux Arnolfini de Jan Van Eyck où un petit miroir sphérique, ne peut qu'intriguer le spectateur en lui donnant une place dans le tableau.

Pour d'autres ce sera la pochette de l'album Ummagumma des Pink Floyd avec un miroir qui au premier abord (oui, Hipgnosis apporte quelques modifications) reproduit la scène dans laquelle un miroir reproduit la scène, où …

La mise en abyme est ce procédé artistique (ou pas … la récursivité en informatique est aussi une mise en abyme) particulièrement intrigant, surprenant, dérangeant par lequel une œuvre représente une œuvre similaire qui …

Voici ma contribution polaroidesque (SX70 AF et films IP Color 600) … une pub retrouvée dans un vieux magazine, un SX70, …

 

 

Un jour à Tournai, un jour à Bruxelles …

23 novembre 2013   0 commentaire   permalink

La vie est ce qu'elle est … faut la prendre, l'accepter, souvent sans discussion. Elle nous mène la où elle veut. Ou presque. Qui a parlé de libre arbitre ?

Donc un jour je suis à Tournai et je trouve le temps de sortir faire quelques pas le long de l'Escaut. Le lendemain, c'est Bruxelles et là aussi quelques pas du côté de Saint-Gilles (Bruxelles), le surlendemain ce sera ailleurs (mais ça c’est une autre histoire) … par choix ou par obligation. Heureusement ces derniers jours-là pas de pluie, timide(s) rayon(s) de soleil et un froid juste de saison (de l'ordre de 8-9°C).

Et puis un pola. Ne jamais voyager seul, on ne sait jamais les rencontres qui nous attendent. Même si avec les basses températures à venir la chimie des films Impossible Project s'emmêle dans les couleurs.

Et le nouveau film, le Color 600 … plus précis dans les détails (peut-on dire meilleure résolution ?), un meilleur piqué, des couleurs un peu moins aléatoires, un temps de développement annoncé raccourci (gagner 5 minutes sur 40 … on n'est toujours loin de l'instantané … encore un petit effort !) … Et, svp, pour l'avenir, une résistance aux températures extrêmes (en dehors de la plage 13-28°C) améliorée. Merci IP.

Quelques polas tout frais. Une rencontre au fil de l'eau. Le cygne et la péniche …

{SLR680 et film Impossible Project Color 600 Gold Frame}


et à la sortie de la station de métro à Saint-Gilles(Bruxelles), une fresque de Farmprod …

{SX70 et film Impossible Project Color 600 avec filtre ND}

 

Charles Plisnier à Saint-Gilles

19 novembre 2013   0 commentaire   permalink

Rien de tel qu'un parcours semi aléatoire pour vous faire découvrir, non pas des trésors, mais des petits détails, insolites … ou pas.

C'était à Saint-Gilles, commune bruxelloise assez agréable à coloration très portugaise, à part le ciel évidemment, du moins ces jours-ci.

J'aurais pu être à la recherche d'un bistrot pour me régaler de bacalhau. Mais non, quelques pastei de nata à la crème coulante dans son nid feuilleté me suffirent.

A l'approche du parvis de Saint-Gilles, inattendu, un petit square, vallonné, le parc Pierre Paulus. Au fond, bien dissimulée, une mare et des canards. Plus haut, un buste de Charles Plisnier (œuvre de la sculpteuse belge Marguerite Acarin ou Akarova), auparavant porteur de la mention « et tu as changé de mystère », effacée aujourd'hui.


J'avoue, pour moi, Charles Plisnier, évoque une seule chose auteur belge. Au delà de ça … rien. Jamais lu et, a priori, aucun désir de le faire, mes priorités étant ailleurs. Mais juste une curiosité … pourquoi là ? Et c'est ainsi qu'en googleisant un peu je découvris que ce brave homme avait vécu à deux pas de là, place Louis Morichar . Intéressant, n'est-il pas ? … ah, bon …

Poursuivant ma promenade … le parvis de Saint-Gilles et un petit café au café de l'union ou à la maison du peuple …

 

Transfert d’émulsion avec un film polaroid Impossible Project …

15 novembre 2013   2 commentaires   permalink

Un cliché polaroid/Impossible Project est une sorte de millefeuille où s'empilent différentes couches, support, photosensible, des produits chimiques étalés … indigeste en millefeuille mais sympa en photo.

Il se fait qu'un jour un fada un peu plus fada que la moyenne eut l'idée de dépiauter le millefeuille pour ne garder que la fine pellicule photosensible et la déposer sur un support papier … le transfert d'émulsion était né.

On peut trouver sur le net plusieurs vidéos (ou articles) décrivant le process. Toutes suivent avec leurs variantes propres le même schéma général …

  1. On découpe le pola en ne gardant que la partie « centrale », la photo. Il est alors possible de séparer le dos noir rigide de la partie « photo » (certains utilisent un cutter, d'autres des ciseaux) qui est débarrassée d’un résidu blanc poudreux à l’eau courante.
  2. La partie « photo » est plongée dans un bain d'eau chaude à tiède à chaud (les avis divergent). À l'aide d'un petit pinceau, on accompagne le décollement de la fine pellicule photosensible de son support plastique transparent. Avec douceur évidemment … fragile.
  3. On transfère la pellicule dans un bac d'eau à température de la pièce (une fine couche d’eau suffit pour éviter de donner trop de « liberté de mouvement » à la pellicule). Pas de panique si la pellicule se contracte, s'emmêle, se ratatine, se recroqueville au-delà de l'imaginable … Dans l'eau, il sera possible de l'étendre à nouveau … avec un peu de doigté, de délicatesse. (Maj : il est possible de réaliser cette opération directement dans le premier bac d’eau chaude … )
  4. On glisse un carton (papier dessin/aquarelle) dans l'eau, sous la fine pellicule. Et, toujours à l'aide d'un pinceau on étend le plus possible le film. On retire l'ensemble de l'eau en veillant à ce que le film reste à plat (doigté, délicatesse, persévérance au programme) . On peut alors, avec le pinceau et un peu d'eau éliminer les plis …
  5. On laisse sécher l'ensemble suspendu à une pince.

Le dire c'est simple, le faire demande un peu de dextérité, d'entraînement …

Après avoir visionné plusieurs vidéos, celle-ci me paraît la plus explicite (moins stressante, moins chirurgicale … 😉 )

 

Mais n'hésitez pas à visionner celle-ci, ou lire cette page ou celle-ci (et une technique similaire peut s'appliquer aux films Fuji FP-100, mais ça c'est une autre histoire …)

N'ayant peur de rien, voici mon tout premier transfert réalisé sur un pola que j'estimais raté, flou (mais en réalité, tout transfert d'émulsion donnera cet aspect flou) et pale. Oui, je vais m'accrocher …

Maj (14/12/2013) : un bel exemple d’utilisation créative du transfert d’émulsion. L’utilisation de l’Instant Lab d’Impossible apporte un certain « confort » car il est ainsi possible de retoucher (adapter le contraste et la luminosité) le cliché digital avant d’en tirer un pola.

Un second réalisé à partir d'un pola plus coloré …

Et un troisième où je « tente » 😉 d'associer 2 transferts sur le même support …

 

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