24 août 2015 permalink
C’est une petite métropole, picarde, très calme (est-ce le mois d’août ?), quelques canaux (ni Venise, ni Bruges), des hortillonnages, des petites maisons aux façades briques-pierre-bois peinturées sans monotonie (quand d’une sorte de dysharmonie naît l’harmonie), … Oui, le nord peut être charmant surtout avec un petit coup de pouce du soleil.
Et deux monstres minéraux, surprenants, majestueux aussi …
… la cathédrale Notre-Dame bâtie au XIIIe siècle (mais bon dieu – c’est le cas de le dire – comment ont-ils fait ?), elle pourrait, dixit les infos touristiques, contenir la cathédrale de Paris (mais dans quel but ? 😉 )
… et la tour Perret, sorte d’Empire State Building en miniature (mais de 153 mètres), sans, hélas, King Kong agrippé au sommet avec une belle amiénoise (qui a dit » pléonasme » ?) blottie dans ses grosses papattes.
Et si on ajoute qu’Amiens, au nom ancien de Samarobriva (« pont sur la Somme »), fut la ville de Jules Vernes pas de quoi s’étonner que François Schuiten l’intégra dans ses Cités Obscures.
Pour moi, l’occasion de confronter ces deux constructions dans un pola² …
{Polaroid SLR680 / Film TIP BW600 2.0}
17 août 2015 permalink
Bien qu’il ne soit plus sur le shop d’Impossible le scan adapter est (était ?) un accessoire assez utile pour positionner et scanner 4 polas en même temps (2 en format Spectra) et sans anneaux de Newton (j’en avais parlé ici).
Il s’agit d’un support plastique rigide avec 4 encoches (chacune de la taille d’un polaroid) avec fond préencollé (une colle « légère » style Post-it). On fixe les 4 polas. On retourne le cadre sur la vitre du scanner (les polas restent collés au support) et en évitant le contact direct du pola et de la vitre … plus d’anneaux de Newton. Après, on décolle les polas sans traces de colle.
Mais, hélas, obsolescence quand tu nous guettes, après un certain nombre de scans (collage-décollage … plus de 1000 selon Impossible moins selon la police), la colle … ne colle plus. Impossible préconise d’humidifier pour revigorer le collant … bof, bof … pas vraiment efficace.
Après avoir cherché une solution (autre que la décharge 😉 ) , j’ai trouvé chez 3M un collant adhésif double face, l’une avec collant « permanent » et l’autre avec collant « repositionnable » style Post-it.
Les commerçants spécialisés de ma région me reçurent avec un grand sourire régional et, après avoir écouté ma requête, me fixèrent avec un regard particulièrement vague tout aussi régional. Pour eux, j’étais à la recherche du Graal, pas vraiment spécialité régionale. Non, l’idée était plus que lumineuse mais le produit n’existait pas, régionalement parlant s’entend 😉
Et c’est ainsi qu’en quelques clics sur Amazon, deux petites semaines d’attente, et, ne cachons rien, le versement de $27.6 (frais de port un peu élevés compris), j’ai reçu mon rouleau de 3M Scotch 928 ATG Tape (repositionable).
Aussitôt reçu, aussitôt resté … oui ça correspond à mes attentes … placement aisé (d’autant plus si vous avez commandé le « dispenser »), pas de traces sur le pola, … Reste une inconnue, le nombre de repositionnements (3M parle de 1000 … Oui, eux aussi. Optimisme commercial, je suppose).
Les premiers polas scannés … C’était à Amiens au début du mois d’août …
{Polaroid SLR 680 / Film TIP BW600 2.0}
{Polaroid SX70 Alpha / Film TIP SX70 Color}
29 juillet 2015 permalink
Bruxelles c'est triste … ou pas. Tout dépend … de vous.
Oui, j'use, re-use, abuse des « … ». C'est un de mes procédés stylistiques préférés. D'accord, ils (les trois « . ») témoignent de l'indicible, du non-dit, du sous-entendu … mais aussi de l'incroyable indigence de mon vocabulaire. Tant pis.
Mais pour en revenir à nos moutons qui ne portent pas de laine d'ailleurs, n'ont pas quatre pattes et ne bêlent pas – j'insiste pour souligner l'à propos très approximatif de cette expression – c'est un nouveau pola carré en noir et blanc (Polaroid SLR680 et film Impossible Project BW600 2.0), couleurs du spleen, du blues, de la pluie, …
Au bord du canal, à deux pas de Tour et Taxis, de l'allée du Kaai (j'aime pour ses graffitis) … de l'eau, des péniches (c'est triste une péniche. Non ?), une tour (BXL n'est pas Shanghai), une insistante odeur d'urine aussi, …
Quant à l'histoire … à vous de l'imaginer
16 juin 2015 permalink
Sur un support minéral et terne se meuvent les humains. Souvent ternes, eux aussi. La végétation se replie et le macadam progresse. Les inondations aussi, mais ça c’est un autre problème.
La ville, celle de tous les jours, du métro, boulot, dodo ne brille pas par sa « folichonnerie » (à ma demande, en attente d’entrée dans le Larousse pour … plus tard).
A défaut d’injection de chlorophylle vitale, l’art urbain distille par petites touches des instants de couleur, de joie, d’émotion, de surprise.
Un pignon, aveugle et invisible car toujours présent, immuable et finalement dénué d’intérêt (re)trouve par la magie de l’artiste le pouvoir d’attirer l’œil. L’esprit et le cœur, aussi.
Entre ciel et terre, perché sur une nacelle au bout du bras élévateur, l’artiste manipulant bombes et pochoirs (ou pas) … Et une version numérique sur @necDOT 😉
… Jana et JS à Lille (BIAM 2015) …
{Polaroid SLR680 / Film TIP BW600 Gen 2.0}
{Polaroid SX70 Alpha / Film TIP SX70 Color}
… ou Hell’O Monsters, à Hellemmes (BIAM 2015) …
Et quand la nacelle rejoint la terre, brève rencontre et échange de pola contre dédicace 😉
{Polaroid SLR680 / Film TIP BW600 Gen 2.0}
{Polaroid SX70 Alpha / Film TIP SX70 Color}
21 mai 2015 permalink
billet d’humeur (mode scrogneugneu) … Si, pour toi, le tag c’est … alors passe directement à la fin du billet et à mes beaux polas noir et blanc 😉
De retour d’Asie, je faisais quelques pas dans ma petite ville et je reconnais avoir été interpellé par la multitude de tags disgracieux quasiment omniprésents.
Ces « cris » pariétaux, ces revendications existentielles me laissent perplexe quant à leur valeur si ce n’est esthétique du moins artistique (et réciproquement). Une bombe dans une main, la capuche sur la tête, l’obscurité aidant et l’absence de maréchaussée aux environs ne font pas de vous artiste. Du moins, je le pense. Tout au plus, un vague relent anarchique pourrait excuser ce geste … à condition que le terme soit compris par les auteurs. Non, juste s’éclater, provoquer aussi, et … c’est tout. Quant au sentiment du citoyen qui au réveil contemple son mur, pense au coût du nettoyage, se sent agressé … peu leur chaut.
Selon moi, le tag est au streetart ce que le gros mot est à la littérature … un « pipi caca » pictural en quelque sorte. Je sais que pour certains, la liberté d’expression, la profondeur du cri, … c’est fort et ça ne doit pas être étouffé. De gustibus …
On fait quelques pas, on tourne la tête et le point de vue peut changer … Je pense à ces omniprésentes (elles aussi) publicités criardes, sans âme ni talent. Sont-elles justifiées ? Le fait de payer/louer un emplacement permet-il de lobotomiser le passant ?
Tag ou publicités ? Liberté/anarchie vs consumérisme/business …
Et le streetart dans tout ça ? Une ville, c’est aussi des murs décrépis, des palissades mornes, des pignons sans vie … des cimaises où pourraient s’exprimer tous ces artistes privés (ou pas) de galeries (aux fréquentations élitistes), un musée, des couleurs, la vie … qui iraient à la rencontre du citoyen lambda. On peut rêver … Rêve qui se réalise dans des villes de plus en plus nombreuses.
Et de façon plus terre à terre, une administration qui n’essaye pas de comprendre et qui traite le « problème » par décrets, interdictions et sanctions se trompe. Les artistes se terrent ou vont voir ailleurs, les vandales, eux, restent. Par contre en offrant/autorisant/libérant des espaces à la création picturales graffitis, fresques, collages, pochoirs, … elle renoue le dialogue, première étape dans la « lutte » contre le vandalisme stupide.
Oui, je le disais plus haut … on peut rêver. C’était juste une râlerie instantanée …
Et si on parlait polaroids et du plaisir de réutiliser le SLR680 avec les films BW600 2.0 de TIP ? Et, pourquoi pas, de streetart tournaisien, oui, quasiment un oxymore 😉
A l’occasion d’un événement comme le Tournai Skate and Rock 2015, difficile d’éviter les graffitis … Miss ChugALug by FarmProd … (sur un plastique recouvrant la pierre des pylônes … ouf … merci le cellograff). Vite (?) fait mais surtout vite enlevé.
Quelques spots rares et reculés existent (le mur dit de la maison hantée aurait pu/pourrait être un petit début d’ouverture), les artistes aussi (l’ESA Saint-Luc, l’académie des beaux-arts …) avec de temps en temps quelques découvertes (Espace vert rue Allard l’Olivier) …