Un mois qui commence avec le sourire et à plus de 900km/h … -50°C à 10000m d’altitude mais ça va sensiblement se réchauffer …
7 jours à Singapour d’abord … une ville moderne, policée, chaude et aérée, relativement calme … et un charme asiatique (à condition de s’écarter du centre assez aseptisé façon global world) en prime. Singapour est assez surprenante … pour le touriste qui débarque l’esprit vierge (même pas un guide feuilleté) , c’est la prospérité « tranquille » (tout est relatif) qui transparaît d’abord. Le dépaysement auquel on s’attend est discret et n’apparaîtra qu’en s’écartant un peu du centre de gravité. Richesse (plus que réelle mais moins « tapageuse » – quoique … – qu’à Hong-Kong où le contraste « peuple d’en-haut » vs « peuple lambda » est plus – à mon avis – évident), propreté, sécurité, coexistence pacifique (les différentes communautés semblent parfaitement intégrées … tout acte raciste quel qu’il soit serait très sévèrement puni), calme (tout est relatif, évidemment), … le tout maintenu par des autorités très fermes (on ne badine pas avec l’incivilité … amendes, prison … alors pour le reste ?). Impression n’est pas réalité. Quoique … (pour plus de détails lire mes billets iphonéographiques et, quand j’en aurais le temps, d’autres photos sur Flickr).
Au Lloyd’s Inn …
{Polaroid SX70 / Film IP SX70 Color}
Pour les polas, disons-le tout de suite, ce n’est pas le voyage préféré des films Impossible Project. Au-delà de 28°C, leur chimie jette le gant … ou presque. Par contre si on aime le rose-violet (ou quelque chose d’approchant), c’est un régal. Un SX70 Alpha et un SX70 AutoFocus Sonar m’accompagnent. Un cliché 100% chlorophylle (donc bien vert … si,si) d’une feuille assez exotique, sous les 33°C du soleil de Singapour …
A l’aéroport avant de quitter Singapour pour 10 jours à Bangkok, un nouveau film IP et trois polas ratés (une bande verticale blanche traverse la photo de haut en bas). Les rouleaux sont propres … un film défaillant (qui sera remplacé sans discussion, après contact avec le support – très sympathique – d’IP, par un bon de 20€) et 8 photos de moins 🙁
Bangkok correspond beaucoup plus aux idées préconçues … mégalopole, circulation anarchique, bruit, chaleur, … et le sourire incroyable du thaïlandais (touristique, peut-être, mais pas que …)
{Polaroid SX70 / Film IP SX70 Color}
A peine atterri, les nouvelles du pays arrivent. Et ce qui ne pouvait, ne devait pas arriver, arrivât. Le cœur a ses raisons, et les AVC disposent, surtout à 93 ans. Et là, le dilemme … rentrer ? rester ? Choix difficile, très difficile … le cœur ici aussi a ses raisons et les réalités techniques/pratiques/financières ont les leurs. Plus de frayeur que de mal, état stabilisé … wait and see.
De là à imaginer que la sérénité puisse nous gagner. Que nenni … Difficile de rester en connexion avec le pays et de se plonger dans l’ambiance de la fête de Songkran … l’eau et la farine volent très bas. Heureusement, à 36°C vers midi, l’eau n’a pas le temps d’imprégner les vêtements.
Après Singapour plutôt fade pour les amateurs de sensations fortes (ce qui n’est pas nécessairement mon cas), Bangkok est, à l’image de sa cuisine, sensiblement plus pimentée 🙂
Le 14 … un bâton d’encens au temple Wat Pho anniversaire de Sasha oblige. A defaut le Wart Arun, en refection …
Le 21, retour au pays … Thai Airways assure 😉 Par contre, je n’ai pas bien compris cette signalétique aéroportuaire …
{Polaroid SX70 / Film IP SX70 Color}
Et, ici, le printemps ne m’a pas attendu. Mon magnolia en a profité pour fleurir et … défleurir, me laissant un sympathique tapis de pétales brunissants … à ramasser, évidemment 🙁 Du soleil, un film BW600 2.0 fraîchement arrivé et quelque photos printanières …
{Polaroid SLR680 / Film IP BW600 2.0}
Les floralies au chateau de Grand-Bigard à Bruxelles … parfait timing … 2 heures de répit entre une succession d’averses. Quelques polas Image Spectra de Sasha et de … tulipes …
{Polaroid image Spectra / Film IP Spectra Color}
Et … Sasha qui trottine … bébé erectus … humanité en marche 😉
Surasak à moins que ce ne soit Sathorn, Bangkok (même Google Maps n'est pas à l'aise dans Bangkok) … une chambre d'hôtel sympa ( et assurément un peu plus que ça …) … 23eme étage.
Des buildings construits, d'autres en construction, des grues, le BTS (metro surterrain … aérien, quoi …), et là-bas dans une trouée on aperçoit une boucle de la Chayo Phraya River et, en fin d'après midi, le coucher de soleil en prime avant l'allumage des écrans publicitaires géants …
D'accord, une skyline est une skyline, et, quoi de plus semblable à une ligne d'horizon d'une métropole que celle d'une autre métropole … mais la vue reste toujours impressionnante surtout quand … oui, on y est, oui, on la vit.
Vite une photo, analogique ou digitale, pour se rappeler plus tard, peut-être (les photos digitales même bourrées de pixels ont tendance à sombrer au fin fond des disques durs, épaves mémorielles) , ce moment … Et pourquoi pas un pola ?
La chambre est fraîche … il devrait s'en sortir. Petite confrontation entre un SX70 Alpha chargé de film IP SX70 Color et un SX70 Sonar AF avec film IP BW600 2.0 (filtre ND et sonar débranché … because la fenêtre) …
… et une question qui à chaque fois revient … tri(poly)ptyque ou pas ? Le collage apporte-t-il un chouia de valeur ajoutée à l'addition ? Un membre du trio (les autres sont évidemment sur Flickr) …
Et pour le noir et blanc, les conditions optimales semblent être réunies pour permettre à la nouvelle chimie de TIP de s'exprimer. Qui a dit « manque plus qu'un photographe ? » 😉
Dans les deux cas, les photos sont bien piquées, bien détaillées … quand les conditions sont réunies, les nouveaux films IP assurent assurément (et je n'ai pas le nouveau couleur 2.0).
La notice des films Impossible Project le spécifie clairement : utilisation optimale entre 13°C et 28°C, en dehors bonjour les dérives de couleur …
Et me voici en route pour Singapour d’abord et ensuite Bangkok … température en pleine journée proche (supérieure) des 35°C … à l’ombre, evidemment. La clim est reine ici et les coups de froid (metro, centres commerciaux, …) traîtres. D’abord optimiste, téméraire, j’emmenais mes SX70 (le fidèle SX70 Alpha et un SX70 AF Sonar … avec 30kgs de bagage, ça devrait passer) et quelques packs (SX70 Color et BW600 2.0) dans mes promenades quotidiennes.
Première crainte … la « radiographie » des bagages aux contrôles d’aéroport et l’impact des rayons sur les films Impossible. Apparemment, pas ou peu d’effet. A condition que la dérive des couleurs vers le rose de toutes mes photos soit bien due aux températures trop élevées.
Dérive des couleurs ? Un gros plan sur une belle grosse feuille de … (j’ai oublié la marque) … 100% chlorophylle normalement
Au sortir de l’hôtel, le SX70 et la pellicule sont encore bien frais et … le rouge et le vert …
Et un pack « défaillant » … 4 premières photos barrées par une ligne verticale blanche. Les rouleaux ? Propres. Je change de pack et le problème disparaît. Apres contact avec Impossible, le pack m’est intégralement remboursé sans hésitation (bravo Impossible) sous forme d’un bon utilisable (utilisé 😉 ) dans une prochaine commande.
Donc, en résumé, ces contrées sont très/trop chaudes pour la chimie d’Impossible (du moins pour les photos en extérieur). Seule parade, utiliser le SX70 en début de sortie, le stocker dans un sac à côté de bouteilles d’eau fraîche … Et après plus d’une heure à 36°C, le Wat Arun (Bangkok) en réfection …
Les films noir et blanc semblent plus costauds mais plus difficiles (manque de pratique) à utiliser … mais je n’avais qu’une douzaine de photos disponibles.
Ce close-up de poteries à Singapour (Emerald Hill Road) est, pour moi, plus que satisfaisant …
Pas trop fana du film noir et blanc Impossible Project, il me fallait cependant essayer le nouveau et prometteur film BW600 Generation 2.0 de Impossible Project …
All this means a better quality photo: tones are accurate, contrast is rich and vivid, and the finish is clear and sharp.
In 20 seconds, see an image. In 5 minutes, enjoy a fully developed photo. (impossible Project)
C'est un SX70 Sonar AF qui a eu l'honneur de cet essai (avec filtre ND, evidemment).
Je vous épargne la première photo ratée … temps pourri (gris et pluvieux) et moi (trop) pressé de shooter … (Les films Impossible ne se manipulent pas partout et n'importe comment. Il faut saisir le moment propice, la lumière adéquate … toute hâte se soldant généralement par un échec cuisant … et coûteux). Donc … (entre autres) du flou.
La seconde photo, en rapproché, en extérieur avec une belle lumière solaire (et toujours ce bon vieux piano de Choiseul 😉 ) … fort contraste, beau piqué … miam !
… un peu de recul (2-3m) … les premiers défauts apparaissent …
… je me rapproche et … oui, les défauts cités ici et là (Facebook …) sont évidents. Du blanc (trop) immaculé, du noir (trop) profond et … mais où sont passés les tons moyens ? Les gris semblent aux abonnés absents.
Dommage. Ma réconciliation (totale) avec le noir et blanc n'est pas encore pour aujourd'hui sans aller jusqu'à la rupture totale (jamais !) , juste un peu de déception … mais, perseverare n'étant pas necessairement toujours diabolicum, commandons vite un nouveau film 😉
Lors de mon dernier passage, un vieux, très vieux piano se terrait dans un coin de la placette à l’entrée du bâtiment. Qu’avait-il fait pour mériter cet abandon ?