Que dure un instant ? On est d’accord, c’est bref. Mais bref combien ?
On pourrait dire qu’au niveau du temps, l’instant est ce qui se rapproche le plus de l’infinitésimalité . Mais « se rapprocher » n’est pas « atteindre » et donc cela implique une certaine élasticité de l’instant.
L’instant(ané) façon pola est une parfaite illustration de mon propos … Imaginons, Paris, la Butte aux Cailles (charmant quartier du 13ème), une fin d’apres-midi automnale et un soleil déjà à moitié sous la couette (de nuages). Ajoutons-y moi et mon SX70. Bien que modifié 600 sa soif de lumière le pousse à distendre l’instant et, porté à bout de bras et non posé sur un trépied, il se fait l’écho des tremblements de son porteur … Il est évident que plus l’instant se prolonge, plus il se dissout dans la durée et plus il plonge vers le flou, l’indéfinissable …
Voilà, voilou … c’est dit. Passons à l’illustration. Le « Brel » et le « Ferré » (celui du « avec le temps, avec le temps, va, tout s’en va » mais pas totalement puisque subsiste le pola) sont dûs à un artiste nommé Oji …
Et pour un monde moins flou, votez Affle(f)lou 😉 …
Et moi ? Le lieu n’est pas vraiment pola-friendly … les photons y sont relativement rares. J’ouvre mon frigo et en extrait un des rares derniers packs périmés (2015) de film Fuji FP-3000B suffisamment sensible pour que je ne doive pas utiliser de flash (que je n’ai pas) sur un Polaroid 250. À tout hasard j’emporte un SLR680, sachant que le flash n’assurera qu’à 2-3m … et encore.
Pour ce premier, billet (oui il y en aura un second), la confrontation entre ces deux appareils …
Eric Lacan, à elle toute seule cette œuvre vaut le détour, un chaton et un crâne, que vouloir de plus …
Andrea Ravo Mattoni a peint trois fresques inspirées des plus grands maîtres flamands comme cet Homme au turban rouge, un tableau du peintre primitif flamand Jan van Eyck, réalisé en 1433 …
Levalet est un peu partout … il erre dans les rayons disparus en quête de … quoi ?
Juillet, le temps des vacances … soleil, chaleur, et les p’tiots … que vouloir de plus ?
A défaut d’expéditions lointaines, les hémérocalles du jardin impressionnent mes polas … du SLR680 et du SX70 …
Et en pola expiré (07/2009) … on aime … ou pas …
Le 6 … horreur … ce blog se résume à une page blanche (la classique (?) error 500) à la fois dans la partie publique et dans la partie administration … plus d’accès sauf par FTP ou par le manager d’OVH. Geek superficiel, je ne parle pas le langage codé pratiqué sur les serveurs (d’autant plus qu’une virgule mal placée, un irrespect syntaxique et tout explose ou implose). Je m’y aventure donc sur la pointe des pieds. N’ayant pas accédé au site dans les jours précédents … serais-je hacké ? Contact au support OVH … (le 9 j’attends toujours une réponse). Entre-temps, un peu de reflexion, une minutieuse 😉 enquête, quelques forums, quelques tutos (plein de solutions miracles … mais pas pour un mécréant comme moi) , des soupçons (hypothèse : mon hébergement OVH sature et les mises à jour automatiques de WordPress se plantent …) puis quelques délicates (gare au clic qui tue) manipulations, un peu de ménage FTP et … miracle, la page blanche disparaît et mon cher blog réapparaît … ouf. Ah oui, OVH me contacte enfin pour me dire que tout semble fonctionner 🙂
Un jour de répit et repage blanche. J’en reviens à mon hypothèse et je passe à une formule d’hébergement OVH supérieure … ça marche … (maj … au 8 août ça marche toujours). Il suffisait donc de passer à la caisse … cool !
Le 8, … ils s’en vont. 1 mois à Sébastopol … c’est long.
Le 12,13 … Bruxelles …
… et fini le mondial (bravo, les diables) … ouf …
Le 16 … Et là ça se confirme mon SX70 modifié 600 et mon SLR680 fatiguent … nécessité de pousser le darken à fond pour avoir une photo bien contrastée … la cellule sûrement. Heureusement un maître du pola pourrait m’arranger ça. Départ pour la France …
Le 17 … et moi aussi je m’en vais vers la France (ça faisait longtemps mais pour pas longtemps). En espérant que la vague bleu-blanc-rouge (il y avait une équipe qui voulait gagner le mondial et une autre qui voulait jouer du beau football et ce fut France-Belgique … enfin, c’est ce qu’on dit ici. Moi et le foot faisant plus que 2, je ne me permettrais pas d’émettre un avis 😉 ) se calme … Donc Paris et grand soleil (aïe … pas top pour les polas). Y’a de la canicule dans l’air …
Je profite de la super galerie à ciel ouvert du 13e pour claquer un de mes derniers films Fuji FP-100C (avec un polaroid 330) … Oui, ça en vaut la peine 🙂 D*Face …
… Jana et JS …
Seth dans le 13e …
et le Lavomatik …
Autre galerie, un peu plus éphémère … l’exposition Illustres ! au Panthéon … plus de 20 pochoirs de C215 autour de ce sublime bâtiment …
Et mon SX70 modifié 600 me revient … l’œil frais (oui, à son âge, la cataracte était proche). Merci monsieur Sébastien (babas92).
Le 28 … Lille et, apparemment, Clet Abraham y est passé récemment …
Et la chaleur s’amplifie … canicule et réchauffement climatique font le buzz.
Hémérocalle ? A la révolution française, on attribua ce nom au deuxième jour du mois de prairial qui s’étendait du 20 mai au 18 juin (et oui, ma culture est assurément wikipediesque …). Pourquoi pas ? Quoique … des hémérocalles le 21 mai c’est un peu tôt. Non ? Faut dire que les bouillants révolutionnaires étaient plus attirés par le fonctionnement de la guillotine que par la floraison des plantes de jardin … à chacun son sécateur 😉
Pour quelqu’un comme moi, incapable de faire pousser des roses trémières (un rêve que je poursuis depuis de longues années et qui se solde à chaque fois par un échec retentissant), l’hémérocalle est cool … ça pousse sans aide extérieure, c’est beau et … ce n’est pas farouche, ça se laisse photographier …
Quand un bâtiment emblématique reprend vie, ambitionne de s’intégrer dans la vie culturelle c’est … cool. C’est ainsi que l’ancien garage bruxellois Citroen-Yser – de l’espace, beaucoup d’espace, de larges surfaces vitrées – en partenariat avec le Centre Pompidou viendra dans quelques années, comme nouveau musée, prendre sa place dans la vie culturelle bruxelloise.
Au début des années 1930, André Citroën achète le terrain de la place de l’Yser. Un lieu idéal pour sa nouvelle usine automobile qui sera, pendant une longue période, la plus grande d’Europe. En collaboration avec l’architecte français Maurice-Jacques Ravazé, les architectes belges Alexis Dumont et Marcel Van Goethem dessinent un énorme complexe de 16.500 m², essentiellement constitué de verre, d’acier et de béton, qui entend correspondre à l’esprit moderniste de l’époque. Au cœur du bâtiment, un gigantesque hall des ateliers où étaient fabriquées les voitures, avant d’être exposées dans le showroom, à l’époque constitué d’un seul rez-de-chaussée. Après la Deuxième Guerre mondiale et l’occupation du bâtiment par l’armée allemande, le showroom fut subdivisé en plateaux supplémentaires pour augmenter les surfaces nécessaires aux activités du garage. (Website Kanal)
En attendant le début des travaux (juin 2019) le site a ouvert ses portes et accueille déjà le public … dans un environnement industrielo-urbex (je me comprends), on peut parcourir ces milliers de m² sur plusieurs niveaux parsemés d’œuvres (César, Tinguely, … merci Centre Pompidou) d’art brut, d’expériences artistiques surprenantes disséminées dans les ateliers de carrosserie, dans les vestiaires, …
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